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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Greenpeace demande...

8 Mai 2017 , Rédigé par Seppi

Greenpeace demande...

 

Willi l'Agriculteur*

 

« Combien de plus seriez-vous prêts à payer pour un kilo de viande acheté chez un discompteur s'il était garanti qu'elle provient d'un élevage meilleur et plus respectueux du bien-être animal ? »

Enquête de Forsa du 8 avril 2017 pour Greenpeace e.V. (indications dans les barres en pourcentages ; les différences à 100 correspondent aux "sans réponse/ne sait pas")

 

 

...et 1001 clients de Lidl et Aldi répondent. 95% des clients de discompteurs (seuls ceux-ci ont été interviewés par FORSA dans l'enquête commandée par Greenpeace) seraient prêts à payer plus cher pour leur viande « s'il était garanti qu'elle provient d'un élevage meilleur et plus respectueux du bien-être animal ».

 

Mais ils peuvent déjà le faire aujourd'hui : ils pourraient acheter de la viande bio. Le secteur du bio fait en effet sa publicité sur le point que cela va « mieux » pour leurs animaux. Mais ce n'est pas l'objet de notre propos.

 

Et quelles sont les parts de marché ? Qu'achètent vraiment les gens ? On peut en savoir plus sur Foodwatch, qui se fonde sur les données de BÖLW [Bund Ökologische Lebensmittelwirtschaft – association du secteur des produits alimentaires bio], qui reprend lui-même les chiffres du panel des ménages du GfK [Gesellschaft für Konsumforschung, société pour la recherche sur la consommation].

 

Selon ces chiffres, la part de marché (2015) est de 0,7 % pour les volailles, avec une tendance à la baisse. Pour le porc, la part de marché est de 1,2 %, pour le bœuf 2,4%.

 

Que peut-on faire avec une telle enquête ? Et là je suis tombé sur un travail très intéressant de l'Université de Bayreuth sur l'écart entre les attitudes et le comportement, qui traite scientifiquement du « fossé entre l'attitude et le comportement dans le segment des produits biologiques ».

 

Très intéressant à lire. Une des conclusions (citation) :

 

« L'attachement à un produit [product involvement] peut être considéré comme une cause si les consommateurs n'expriment pas d'intention d'acheter en dépit de leur attitude positive envers les produits biologiques, car pour eux les coûts ne sont pas en proportion avec les avantages. Souvent, pour ces produits, le prix est le principal facteur d'achat décisif. »

 

Ce qui nous ramène au début... le chat court après sa queue...

 

Pour moi, agriculteur, ce n'est d'une certaine manière pas satisfaisant...

 

Votre,

 

Willi l'Agriculteur

 

sources :

 

https://www.greenpeace.de/sites/www.greenpeace.de/files/publications/aldi_lidl_umfrage_text_0.pdf [C'est le rapport de FORSA.]

 

https://www.foodwatch.org/de/informieren/bio-lebensmittel/mehr-zum-thema/zahlen-daten-fakten/

 

http://www.boelw.de/fileadmin/Veranstaltungen/BIOFACH/ZDF/BOELW_ZDF_2016_web.pdf

 

 

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