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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un programme pour l'agriculture

4 Avril 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Politique

Un programme pour l'agriculture

 

Glané sur la toile 131, sur Agriculture Raisonnée

 

 

Demandez le programme « Une contribution pour l’agriculture au débat de la présidentielle », tel est le titre d'un article détaillé sur Agriculture Raisonnée.

 

Un constat amer, mais juste, en guise d'introduction :

 

« En cette période d’élections présidentielle, l’agriculture ne figure soit pas dans les débats , soit est présentée comme négative avec l’image de « l’agriculture intensive et chimique » et des pesticides (tous les candidats de la gauche avec des degrés plus ou moins caricaturaux). Tous les candidats excepté François Fillon ne jurent que par le bio, le local et les circuits courts sans jamais s’interroger sur la pertinence économique et environnementale de tels modèles pour une agriculture aussi diversifiée que la France. La dimension scientifique et technique de l’agriculture est totalement occultée : on glorifie  la « révolution numérique, la « rupture technologique » des énergies renouvelables, mais on ne parle jamais de l’innovation et des technologies dans l’agriculture. Pire, certaines à l’image des biotechnologies végétales sont diabolisées, la robotisation, la « climate-smart agriculture » est vu par certains comme un moyen d’augmenter les pesticides. La figure du paysan qui est en fait un agriculteur-entrepreneur n’a jamais été aussi bien formé (44% font des études supérieures) avec des compétences scientifiques et technique (climat, agronomie, mécanique, entrepreneur). Pourtant, le paysan est encore vu de façon romantique comme quelqu’un grattant la terre dans une petite exploitation traditionnelle, ou comme un pollueur arriéré dans une ferme usine au pire. »

 

Un catalogue de propositions par la suite. En voici une :

 

« La révulsion face aux « fermes usines » est dangereuse car elle s’oppose finalement aux intérêts des petites exploitations. Dans une logique d’économie d’échelle et de concurrence internationale, il est plus sage de confier les produits moins chers et standardisés (mais de qualité grâce aux normes et nouvelles pratiques) à de grandes exploitations et de favoriser la montée en gamme des petites exploitations pour gagner en qualité et conquérir certaines demandes des consommateurs. Il est suicidaire (malheureusement) de continuer à favoriser des fermes de 50 ha en leur disant d’être compétitive sur le marché mondial alors qu’elles ne font pas le poids. Il faut faire en sorte qu’elles se reconnectent au consommateur et au marché (viande de qualité par exemple avec races mixtes). On ne gardera ce modèle familial (quel politique dirait de sauvegarder l’entreprise familiale d’ailleurs?) que si on fait preuve de pragmatisme en autorisant l’investissement sur des grandes fermes mais qui sauvent l’activité de toutes les autres dans un département. Et un peu de liberté : tant que ces fermes respectent les normes et n’ont rien à se reprocher au niveau environnement (il existe des contrôles déjà assez tatillons), laissons les tranquilles! « 

 

Il y a aussi le billet précédent, « Présidentielles 2017 : Le programme environnement/Agriculture de Marine Le Pen ».

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