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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Tribunal Monsanto » bidon : quelques rappels de choses qui fâchent vraiment

24 Avril 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Activisme, #Monsanto, #OGM, #Pesticides

« Tribunal Monsanto » bidon : quelques rappels de choses qui fâchent vraiment

 

 

 

 

Admirez la forme du S : tout est déjà dit dans le logo !

 

 

Le « Tribunal Monsanto » bidon a rendu un « avis consultatif » le 18 avril 2017 après les « auditions » des 15 et 16 octobre 2017.

 

Retour sur quelques fondamentaux incontournables avant de proposer une analyse de l'« avis consultatif ».

 

 

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De gauche à droite : Hans Herren, André Leu, Vandana Shiva, Marie-Monique Robin, Ronnie Cummins, Valérie Cabanes, Arnaud Apoteker, lors de la conférence de presse de lancement du 'tribunal, le 3 décembre 2015.

 

 

Un comité d'organisation hétéroclite pour un but lucratif

 

« Petit décryptage d'une immense mascarade à but lucratif », avions nous écrit en septembre 2016 dans « La mascarade du "Tribunal Monsanto" ». Mais il n'est pas inutile de rappeler aujourd'hui quelques fondamentaux, et d'en rajouter de pires.

 

La pitrerie du « Tribunal Monsanto » commence par sa désignation : connaissez-vous un autre tribunal dont le nom serait celui de l'accusé ?

 

Elle a été organisée par un comité hétéroclite d'activistes anti-technologies, anti-OGM, anti-pesticides, anti-capitalistes (« altermondialistes » en langage politiquement correct) ; de promoteurs de l'agriculture biologique ; et de quelques autres dont certains peuvent être qualifiés d'idiots utiles.

 

 

La vidéo de la conférence de presse sur le site de Mme Cabanes. Admirez le titre : "Tribunal contre Monsanto"... tout est dit !

 

 

Dans le lot, il y a deux juristes, M. Olivier De Schutter et Mme Corinne Lepage.

 

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Que de beaux slogans, mais aussi une interrogation : si c'est si merveilleux, pourquoi ne l'a-t-on pas encore fait ? Sommes-nous si stupides ?

 

En s'associant à cette mascarade, le premier a ternit l'image – déjà peu flatteuse – de la fonction de Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Droit à l’Alimentation, fonction qu'il a exercée de 2008 à 2014 – pour essentiellement faire la promotion d'une fumeuse « agroécologie » et non du droit à l'alimentation – en prenant la suite de l'ami des dictateurs et dictacrates Jean Ziegler.

 

Les promoteurs du bio, ce sont M. Andre Leu, président de la Fédération Internationale des Mouvements de l'Agriculture Biologique (IFOAM), et M. Ronnie Cummins, directeur international de l'Organic Consumers Association (OCA) des États-Unis d'Amérique.

 

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Ah oui, c'est au conditionnel. Et le rapport n'est pas aussi flatteur que le communiqué de presse...

 

Leur participation n'est pas désintéressée : le dénigrement de l'agriculture « conventionnelle », particulièrement par les attaques contre les pesticides et les OGM... donc contre Monsanto, est une large avenue pour la promotion du bio. Et réussir à faire interdire des produits phytosanitaires tels que le glyphosate – ajoutez mécaniquement : « de Monsanto » – et les OGM qui améliorent les performances de l'agriculture conventionnelle, c'est améliorer la compétitivité de l'agriculture biologique.

 

Notons incidemment que le groupe régional de l'IFOAM pour l'UE est inscrit au registre de transparence de l'Union Européenne comme déployant des activités de lobbying (à Bruxelles) pour un coût estimé de 1,250 à 1,5 million d'euros... sur un budget total de quelque 1,3 million d'euros ; sur ce budget, 690.000 proviennent – selon des sources communautaires – de divers budgets de l'Union Européenne, mais, a priori, pas pour des activités de lobbying. Étrange... La « marraine du Tribunal Monsanto » – car c'est un « tribunal » qui a une marraine ! – est Mme Marie-Monique Robin. Le site du « Tribunal » précise qu'elle est l'auteure de l'inoubliable « best-seller Le monde selon Monsanto: le film a été diffusé sur une cinquantaine de chaînes internationales et le livre a été traduit en 22 langues, y compris aux États Unis. » Voilà de quoi vous assurer à l'avance que le « Tribunal » sera impartial...

 

Photo :

 

Mme Marie-Monique Robin et un autre organisateur de la guignolade, mais du second rang, M.François Veillerette... Générations Futures, organisation soutenue et financée par l'industrie du bio.

 

Et n'oublions pas non plus l'écodéesse Vandana Shiva dont on dit sur le site du « Tribunal Monsanto » qu'elle « est identifiée en 2003 comme héroïne de l'environnement par Time Magazine et comme l'une des 7 femmes les plus puissantes en 2010 par Forbes Magazine ». La deuxième affirmation est aussi fausse que le PhD en physique nucléaire dont elle s'affuble de temps en temps : la liste des sept femmes est de Mme Eve Ensler, une actrice et activiste mieux connue par « Les monologues du vagin ». De toute manière, quel est le lien avec le « Tribunal » ?

 

Et enfin, n'oublions pas M. Gilles-Éric Séralini. Tout comme Mme Lepage, on ne le présente plus (d'autant qu'ils ont la plainte en diffamation, le « procès-bâillon », facile...). Mais M. Séralini présente la particularité remarquable d'être à la fois co-organisateur de la pantalonnade et « témoin » à charge contre Monsanto.

 

Admettez qu'une « victime » qui organise le procès de son prétendu harceleur, ce n'est pas banal ! Avec le « Tribunal Monsanto », tout est possible !

 

 

Un financement participatif, mais pas que...

 

 

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Ronnie Cummins (en tenue "civile", sans son béret éco-militaire, dans une vidéo d'appel aux dons. Le T-shirt est explicite...

 

Les organisateurs ont évidemment lancé une plate-forme de financement participatif. Sur la page d'appel aux dons, ils prévoient déjà l'avenir :

 

« Votre don aidera à disséminer l’avis juridique rendu par les juges du Tribunal et à amplifier son impact. Si nous collectons suffisamment de fonds, nous pourrons soutenir les victimes de Monsanto dans leur procès et aider à entamer de nouvelles poursuites. [...] Ensemble, nous pouvons mettre un terme aux dégâts causés par Monsanto et les autres. »

 

La mascarade n'est donc pas finie... enfin si les finances le permettent

 

Les comptes – pour un budget en centaines de milliers (en tout cas au moins 400.000) voire un million d'euros – ne sont évidemment pas transparents. Mais on sait que l'Organic Consumers Association et Millions Against Monsanto ont contribué, tout comme les marchands de sirop typhon et autres remèdes miracles Joseph Mercola et Dr. Bronner's.

 

À combien s'est monté le généreux don de Biocoop ? Sont-ce 50.000 euros (sûrs) ou bien plus ? Car une trentaine de Biocoop font partie des « signataires ».

 

Le « Tribunal », comme une équipe de foot, a ses supporters, son kop... D'ailleurs, pendant que la parodie d'auditions se déroulait, une « Assemblée des Peuples » siégeait pour dire le plus de mal possible de Monsanto.

 

(Source) Le chèque de droite -- 95.000 euros -- est de Lehmann Natur, une enseigne bio allemande. Selon le Monde, du 14 octobre 2016, la moitié du financement proviendrait de tels partenaires et fondations.

 

 

À la contribution en espèces il faut ajouter le tapage médiatique et la retape.

 

 

 

Admettez que des acteurs économiques qui organisent, promeuvent et financent un « Tribunal » dont le verdict – connu d'avance quoi qu'en aient dit les « juges » – fera avancer son chiffre d'affaires, ce n'est pas fréquent ! Avec le « Tribunal Monsanto », tout est possible !

 

 

Un « Tribunal » qui a des « ambassadeurs »

 

M. Claude Gruffat, « Président de Biocoop, acteur majeur de la bio en France » est aussi « ambassadeur » du « Tribunal ».

 

Un « ambassadeur » qui déclare :

 

« Pour Biocoop, soutenir le Tribunal International Monsanto, c'est une occasion historique de mobiliser les citoyens du monde pour refuser le modèle agricole industriel intensif et chimique qui détruit la biodiversité agricole sur les territoires et contribue de manière massive à la disparition des petits paysans partout. »

 

Un « tribunal » à objectif socio-politique, donc, dans lequel Monsanto ne serait que le bouc émissaire...

 

C'est encore plus clair pour Mme Renate Künast, ancienne ministre allemande de l'agriculture et députée en Allemagne (Les Vert/Alliance 90) – eh oui, avoir été ministre ne confère pas ipso facto un brevet d'intelligence :

 

« Je soutiens le tribunal Monsanto car nous devons maitenant nous concentrer sur Monsanto en tant qu'entreprise symbole du l'agribusiness et de l'agriculture industrielle intensive. »

 

En voulez-vous d'autres ? M. Nicolas Hulot :

 

« Il y a une chose qui est contraire à l'idée qu'on fait de la civilisation, c'est que certains puissent mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. […] Il est temps d'y remédier, il est temps d'adapter le droit à ces crimes impunis et qui ne sont pas reconnus en tant que tels, et que la notion d'écocide soit débattue et à terme inscrite dans les plus hautes instances internationales."

 

Pour « adapter le droit », faisons un procès, certes factice, contre une entreprise pour la déclarer coupable d'une « notion d'écocide » qui n'existe pas...

 

Admettez que des « ambassadeurs » d'un « Tribunal » qui dévoilent ainsi les dessous de la procédure factice, c'est inédit !

 

Mme Stephanie Seneff, "ambassadrice" du "tribunal Monsanto"... encore plus forte en science-poubelle que nos fameux lanceurs d'alertes nationaux...

 

 

Des « juges » paraît-il de renommée internationale, tombés dans la déchéance

 

Les CV sont certes impressionnants. « Sont » ? Non : étaient !

 

 

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Mme Françoise Tulkens

 

 

Qu'en est-il maintenant que Mmes Dior Fall Sow (Sénégal), Eleonora Lamm (Argentine) et Françoise Tulkens et MM. Jorge Abraham Fernández Souza (Mexique) et Steven Shrybman (Canada) devront ajouter, pour être honnête, qu'ils ont été « juges » à la guignolade du « Tribunal Monsanto » ?

 

Après tout, c'est leur problème. Mais quelles sont les incidences sur les institutions qu'ils ont servies ? Au vu de ce qui s'est passé à La Haye en octobre 2016 et avril 2017, des parties dont la cause a été jugée, par exemple, par la Cour Européenne des Droits de l'Homme peuvent légitimement s'interroger sur la compétence et l'impartialité de Mme Tulkens, et donc la qualité du jugement.

 

Admettez que des (ex-)juges qui font preuve d'aussi peu de jugement, c'est peu fréquent !

 

 

Juge et partie !

 

Le cas de M. Steven Shrybman doit tout particulièrement retenir l'attention. Voici son pedigree selon le site du « Tribunal » :

 

Résultat de recherche d'images pour "Steven Shrybman" « Steven Shrybman (Canada) est associé au cabinet juridique Goldblatt Partners LLP et exerce en droit international et en droit d’intérêt public à Toronto et Ottawa.

 

La pratique de Steven Shrybman en litiges et en plaidoyers se voit centrée sur une multiplicité d’enjeux relevant du droit national et international public qui concernent l’environnement, le commerce international, les droits de la personne, la diversité culturelle, la propriété intellectuelle, les soins de santé et autres services publics.

 

Il a été à l’avant-garde de quelques-uns des grands débats concernant la politique gouvernementale et batailles juridiques voués à la défense et à la promotion de l’intérêt public face à la mondialisation des entreprises et aux politiques néolibérales de privatisation, de déréglementation et de libre-échange.

 

Steven Shrybman est actuellement membre du Conseil d'Administration du Conseil des Canadiens et de l'Institute for Agriculture and Trade Policy»

 

Traduit en langage courant, M. Shrybman n'est pas juge, et n'a jamais été juge, mais un avocat défendant notamment des causes contre des parties comme Monsanto.

 

En particulier, M. Shrybman était intervenu dans l'affaire, mondialement connue (lire : méconnue, car elle fait l'objet d'une intense désinformation), qui a opposé M. Percy Schmeiser et Monsanto. Il était le conseil de plusieurs intervenants dont... le Conseil des Canadiens.

 

Le Conseil des Canadiens ? Il milite activement contre le glyphosate, contre des OGM et évidemment contre Monsanto. L'Institute for Agriculture and Trade Policy ? Pas vraiment amical non plus. En 2001, par exemple, l'IATP a co-fondé Genetically Engineered Food Alert, avec une brochette d'autres organisations dont... l'Organic Consumers Association, un des piliers du « Tribunal Monsanto » et généreux donateur. Et l'IATP a maintenu le site GE Food Alert au moins jusqu'en 2009.

 

Admettez qu'un avocat se fasse juge dans une affaire qui soulève des questions pour lesquelles il a adopté une attitude militante affirmée – et qui, de surcroît, met en cause un justiciable contre lequel il a plaidé – c'est exceptionnel !

 

Et c'est à ce genre de bourde énorme que l'on mesure la déchéance intellectuelle et morale des organisateurs de la mascarade pseudo-judiciaire.

 

 

Des procureurs rebaptisés « avocats »

 

Le Monde a écrit le 17 octobre 2016 (date sur la toile) – le lendemain des « auditions » :

 

« A l’issue de ce marathon de témoignages de victimes et d’experts, scientifiques, juridiques, toxicologues, vétérinaires… les cinq juges, dont la présidente belge de ce tribunal international, Françoise Tulkens, devraient rendre un avis d’ici au 10 décembre, journée internationale des droits humains. »

 

Cela illustre, s'il fallait encore le démontrer, la nature de faux procès pénal de la guignolade.

 

Il y avait aussi des « avocats » dont deux ont été présentés ici. Dans le « programme » – car c'est un « tribunal » qui a un « programme »... – ils sont présentés comme « Lawyer of the Monsanto Tribunal ». Ils ont parlé du droit à un environnement sain, à la santé et à l'alimentation ; du droit à l'alimentation (M. William Bourdon, l'avocat de Mme Marie-Monique Robin... on est dans une sorte de club – et il a plaidé en robe...) ; des crimes de guerre ; de l'écocide (une notion absente du droit).

 

Tout cela après « Hearings of the Victims & their lawyer », l'audition des « victimes » et d'un avocat. Nous mettons des guillemets à « victimes » pour signaler que leur statut a été prédéfini... Dans le cas de certains comme MM. Percy Schmeiser, Steve Marsh ou encore Gilles-Éric Séralini, il y a de quoi s'esclaffer.

 

Il y a des « victimes »... c'est que Monsanto est forcément coupable !

 

Mais ceux qui sont appelés « avocats », que sont-ils dans ce décor : des procureurs !

 

 

Une « avocate »-procureure amie de la Cour

 

Comme dans le cas des « juges », il y a un cas particulier stupéfiant. Mme (Dr... respectons les convenances) Dr. Gwynn MacCarrick (Australie) était censée préparer « le plaidoyer sur l'écocide ».

 

Les organisateurs ont mis des documents en ligne. Les deux de Mme MacCarrick (ici et ici) portent la mention, en haut de page, « Amicus curiae ».

 

Un amicus curiae est une personne, non directement liée aux protagonistes d'une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de lui présenter des informations ou des opinions pouvant l'aider à trancher l'affaire, sous la forme d'un mémoire, d'un témoignage, ou d'un document traitant.

 

Admettez qu'être à la fois procureure (« avocate » selon le programme – mais l'un des documents constitue manifestement des réquisitions) et amie de la Cour, ce n'est pas banal !

 

 

Un triste défouloir

 

Comme nous l'avons vu, ce « tribunal » avait un « programme ». Il est par lui-même étonnant. Ce qui devait être un « tribunal » se révèle être une sorte de conférence avec un podium de « juges » et quelques simagrées parodiques.

 

Résultat de recherche d'images pour "Steven Shrybman Monsanto"

Ce fut manifestement toléré dans la salle...

 

L'événement est ouvert par Mme Corinne Lepage (ou encore ici avec l'entrée des « juges »), dont on retient pour l'occasion qu'elle est une ancienne ministre de l'environnement de la France et ancienne membre du Parlement Européen, en oubliant ses activités militantes. Il est clos par Mme Marie-Monique Robin...

 

Entre deux, un joyeux capharnaüm dont on peut saisir le caractère grotesque par les vidéos mises en ligne. Mme Tulkens – manifestement débordée – s'est contentée de régler l'ordonnancement des apparitions des « victimes, expert-e-s et avocat-e-s », les laissant discourir en toute liberté sous réserve du respect du temps imparti. Les questions ont été peu nombreuses et, souvent, futiles. Évidemment, aucune question gênante pour les intervenants n'a été posée.

 

Un moment particulièrement grandiose – qui illustre à merveille le caractère pitoyable de la mascarade – est celui où Mme Tulkens donne la parole à un intervenant impromptu, M. Nicolas Defarge, qui a pris le créneau horaire de M. Gilles-Éric Séralini...

 

Un moment de flottement... Non, ce n'est pas M.Séralini...

 

 

Et le co-organisateur du « tribunal » ne fut finalement pas témoin, mais...

 

M. Séralini, organisateur de ce qui devait être et fut, en quelque sorte, son propre procès (côté « victimes ») n'apparut donc pas à la barre/au pupitre. Il déposa tout de même une contribution écrite.

 

On en retiendra la biographie.

 

M. Séralini s'y présente comme un lanceur d'alerte – curieusement traduit en anglais par « warning alert »... Mais aussi – ce qui n'apparaît jamais (à notre connaissance) dans ses déclarations d'intérêts – comme membre du conseil scientifique de The Organic Center, qui se dit une organisation de recherche et d'éducation.

 

Il se flatte également de la famesue étude sur les rats et écrit :

 

« L'étude, et sa couverture médiatique, a été controversée et a été réfutée par quelques scientifiques. La Cour de Première Instance de Paris a conclu dans deux affaires que Gilles-Éric Séralini a été victime de diffamations. »

 

C'est, pour le moins, un raccourci audacieux. Et « quelques scientifiques ».

 

Il étale aussi ses décorations... y compris le « Scientifique international de l’année 2011 », un prix ô combien prestigieux décerné par l’International Biographical Centre of Cambridge, un marchand de parchemins en tous genres.

 

Mais exciper d'un prix bidon d'un arnaqueur flatteur de vanités devant un tribunal bidon, n'est pas particulièrement approprié ?

 

 

Résultat de recherche d'images pour "seralini scientist of the year"

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martinez 04/05/2017 10:17

http://fr.monsantotribunal.org/Comite Lien à gauche: Les personnes qui forment ce tribunal CONTRE Monsanto sont des écologistes, des juristes, des chercheurs.. tous des humanistes qui se battent pour le bien commun. Faites-vous partie de Bayer ou Monsanto donc? Ou êtes-vous payé par eux ? Il y a plein de choses qui clochent sur votre blog.

Seppi 04/05/2017 15:48

Bonjour,

Merci pour vos deux commentaires.

Visiblement ma prose ne vous convaincra pas d'abandonner vos opinions pour les faits.

martinez 04/05/2017 10:09

Ce qui est bidon c'est plutôt ce BLOG! que des mensonges. Monsanto, Syngenta and co monopolisent aujourd'hui les sémences mondiales et ce n'est ni éthique ni juste. Il y a des gens notamment en Amérique Latine qui ont perdu leurs enfants à cause de cancer lié aux pesticides. C'est de la desinformation ce que vous faites.

douar 24/04/2017 15:02

N'empêche qu'à l'époque, France Culture avait fait un focus sur cet "évènement", dans les "matins de France Culture", sans préciser que ce "procès" n'était qu'une pantalonnade.
Vous entendez "juges", "tribunal", "la Haye" et ça sonne comme un vrai procès.
Combien d'auditeurs ont été abusés?
Merci au service public de l'audiovisuel.

Seppi 14/06/2017 18:05

« Les sciento-progressistes ( ceux pour qui tout progrès technologique ne se discute pas ) veulent qu'il n'y ait pas de débat et ne supportent pas la contradiction » ?

Ceux que vous appelez « sciento-progressistes » et que vous définissez d'une manière fort abusive veulent certainement que le débat et al contradiction se fassent sur des bases factuelles.

Maintenant, il est vrai que les auditeurs de France Culture n'avaient pas besoin qu'on leur explique que le « tribunal » était bidon. C'est l'élite de la Nation...

Jean Michel 14/05/2017 14:48

Il est prouvé que les auditeurs de France Culture sont des idiots qui ne peuvent pas comprendre ce qu'on leur explique . Qui voulez vous abuser Douar avec vos remarques au ras des paquerettes ? . Les sciento-progressistes ( ceux pour qui tout progrès technologique ne se discute pas ) veulent qu'il n'y ait pas de débat et ne supportent pas la contradiction .

Seppi 04/05/2017 16:09

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Je compte produire un article (mais il y a tellement de sujets...). À la réflexion, ce n'est pas si mauvais que ça. C'est, il me semble, l'Agence Française de Propagande qui en a tiré une dépêche bien anxiogène.

Seppi 04/05/2017 16:08

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Dans le même ordre d'idées, le Monde a bien osé titrer : « Tribunal Monsanto : la firme américaine reconnue coupable d’atteinte aux droits humains ». Avec en chapô : « Six mois après le procès citoyen intenté au géant de l’agrochimie, les juges ont rendu, mardi, leur « avis consultatif » et demandent la reconnaissance de l’écocide dans le droit international. »

Il faut descendre bien loin dans le texte pour lire : « Le Tribunal Monsanto est un procès citoyen, sans reconnaissance officielle »... et interpréter...