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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Naturel vs synthétique sur CulturAgriCulturE : épisodes 2 et 3

5 Avril 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Pesticides, #Agriculture biologique

Naturel vs synthétique sur CulturAgriCulturE : épisodes 2 et 3

 

Glané sur la toile 132

 

Résultat de recherche d'images pour "naturel synthétique"

 

Nous avions écrit le 9 janvier 2017 : « "Naturel vs synthétique" : le début d’une série qui s’annonce alléchante sur CulturAgriCulturE – Glané sur la toile 115 ». C'était à propos de « Naturel vs synthétique -1- L'idée »

 

L'épisode 2, publié le 4 février 2017, c'était « Naturel vs synthétique -2- Huile de neem vs azadirachtine ».

 

L'épisode 3 vient de sortir : « Naturel vs synthétique -3- Pyréthrines vs pyréthroïdes »

 

Ce sont des lectures incontournables pour qui s'intéresse au sujet. Et même – et surtout – pour ceux qui sont sensibles à la critique des pesticides de synthèse et à l'idolâtrie du « naturel » et du « bio ».

 

Un extrait du numéro 2 :

 

 

Résultat de recherche d'images pour "neem oil insecticide"

La panacée universelle, en quelque sorte...

 

« Je n’ai pas pu trouver une seule étude sérieuse qui ait comparé, tant en efficacité qu’en effets environnementaux et en résidus, l’huile de neem et l’azadirachtine de synthèse. Tout ce que j’ai trouvé repose sur des affirmations non démontrées et clairement subjectives.

Bien évidemment, ceux qui défendent l'innocuité de l'huile de neem sont les milieux de l'agriculture biologique. C’est très logique puisqu’ils en ont besoin et disposent de peu d’alternatives. C'est d'autant plus logique qu'étant utilisée massivement, et parfois sans autorisation, il convient d'y trouver une justification.

Mais je ne peux m'empêcher d'être surpris que ceux qui défendent l'intérêt du cocktail de molécules de l'huile de neem, sont aussi ceux qui attaquent les cocktails de pesticides en agriculture conventionnelle (chose que je ne remets pas en question, mais j'attends les résultats scientifiques nécessaires pour prendre position).

Ce qui est supposément vrai en conventionnel ne le serait pas en bio?

 

Il y a de quoi être surpris. »

 

Cela soulève en moi une grave question : le Neemazal-T/S qui vient d'être autorisé par dérogation pour 120 jours à la demande des producteurs bios de pommes et de poires, relayée par l'ITAB, serait-il de synthèse ?

 

Un extrait du numéro 3 :

 

Résultat de recherche d'images pour "pyréthrine"

 

« Finalement, on se retrouve avec une situation similaire à mon article sur l’huile de Neem. On a, face à face, des produits dont les effets secondaires négatifs sont les mêmes sur la faune aquatique ou sur les insectes utiles.

On peut même dire que certains produits de synthèse sont nettement meilleurs que les produits naturels, puisque le tau-fluvalinate est bien meilleur que les pyréthrines naturelles pour lutter contre le dépérissement des ruches.

Cette molécule de synthèse a longtemps été la seule disponible, et on peut dire qu’elle a sauvé d’une mort certaine des millions de ruches durant les années 80 à 2000. Depuis, d’autres solutions, dont certaines biologiques ont été trouvées, avec un niveau d’efficacité équivalent ou supérieur.

D’autre part, tout en ayant les mêmes effets négatifs, les pyréthroïdes de synthèse permettent une forte réduction des doses et du nombre d’applications. Dans ces conditions, les mêmes effets négatifs s’expriment moins souvent. Autrement dit, une protection à base de pyréthrines naturels, aura des effets secondaires négatifs plus graves car les interventions seront répétées plus fréquemment.

 

Pourtant, encore une fois pour des raisons d’idéologie, de dogme, l’agriculture biologique préfèrera l’utilisation des pyréthrines naturelles.

Il parait donc préférable de provoquer des dégâts plus graves à l’environnement, plutôt que de changer quoi que ce soit à une idéologie dénuée de tout fondement scientifique.

 

Résultat de recherche d'images pour "pyréthrine" Un bémol cependant : l’agriculteur biologique fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d’avoir recours aux pyréthrines naturelles…

 

tout comme l’agriculteur en production intégrée le fera pour éviter d’avoir recours aux pyréthroïdes de synthèse, mais lui est classé lui comme agriculteur conventionnel, donc considéré comme pollueur et empoisonneur. »

 

 

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