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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

L'éthique des zélotes : comment certaines ONG s'en tirent avec des meurtres

12 Avril 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Risk-monger, #Activisme

L'éthique des zélotes : comment certaines ONG s'en tirent avec des meurtres

 

Riskmonger*

 

 

Résultat de recherche d'images pour "greenpeace golden rice genocide"

 

 

Comment se fait-il que certaines ONG environnementales peuvent constamment déformer les faits (mentir), donner une fausse image d'elles-mêmes (tromper) et promouvoir sans relâche des politiques idéalistes largement connues pour être désastreuses sur le plan environnemental, économique et social sans perdre le soutien public ? Ces horribles gens restent non seulement les bienvenus à la table de discussion des politiques à Bruxelles, mais encore ils dirigent souvent les réunions et mènent les débats (vers le précipice).

 

Dans cette troisième partie de la série sur mon état des ONG, je vais tenter de comprendre comment cet activisme plaqué de téflon continue de produire une hypocrisie socialement acceptée. Je montrerai que les ONG savent qu'elles ne sont pas tenues de suivre les mêmes règles que les autres, et qu'elles en profitent. Comme la première partie de cette série, qui a porté sur la nécessité d'enquêter sur le gaspillage de fonds publics par des ONG sans obligation de rendre des comptes ni transparence, et la deuxième partie, qui a montré comment des réseaux sociaux rusés et des gourous de l'Internet supplantent les ONG traditionnelles, ce troisième et dernier volet sera pénible à lire pour les gens raisonnables ; mais il serait bien déraisonnable de continuer à ignorer les faits.

 

Vandana_Rape

Il faut bien retenir cette forte pensée de l'écodéesse adulée par la bobosphère et l'altermonde : "Dire que les agriculteurs devraient être libres de cultiver des OGM qui peuvent contaminer des cultures bios, c'est comme dire que les violeurs devraient avoir la liberté de violer." Et ce n'est qu'un exemple, indécent, d'ineptie.

 

 

Les quatre derniers mois ont été chargés pour le Riskmonger. Durant cette période, il a mis en évidence plusieurs campagnes activistes qui posent des questions sur le plan de l'éthique :

 

  • Un groupe comme Friends of the Earth Europe a sciemment et de manière flagrante sous-déclaré ses entrées de fonds de 2013 de 400 %, puis distribué de manière non transparente 1,2 million d'euros d'argent des contribuables européens à d'autres ONG dont l'identité n'a pas été divulguée. Personne au sein de la Commission européenne ne s'en est ému ni n'a tenu compte de la nécessité d'enquêter sur ces activités frauduleuses. Lorsque l'eurodéputé Markus Pieper a présenté une motion pour permettre un examen public des ONG, la machine du lobby vert a essayé de le faire taire !

 

  • Un activiste de l'apiculture a trompé l'EFSA en omettant de déclarer qu'il a présidé un groupe traitant des abeilles et des pesticides pour une ONG d'apiculteurs tout en servant au sein du groupe de travail de l'EFSA qui a écrit le document d'orientation sur les abeilles ayant mené à l'interdiction de précaution de trois pesticides essentiels. L'EFSA a détourné le regard et a choisi de croire à la parole de l'activiste, alors même qu'elle avait des preuves qu'il avait fait fermer des sites et bloqué l'accès à des sites montrant son conflit d'intérêts. Personne ne s'est indigné de la tromperie militante qui a étayé l'interdiction des néonics.

 

Est-il déontologiquement correct de publier une opinion sur ce que devrait faire l'Union Européenne en matière de régulation quand on siège dans un groupe de travail de l'EFSA chargé d'élaborer un instrument de base pour la régulation ?

 

  • Un chercheur activiste, Dave Goulson, a publié une étude sur les abeilles et les pesticides au nom de son université, mais elle avait été entièrement financée par Greenpeace. Goulson ne semblait pas se rappeler qu'il avait condamné (voir à partir de la minute 31) les recherches d'autres scientifiques sur la seule base de leur financement. Quelques jours après un échange avec Riskmonger sur Twitter, Dave a posté un billet dans lequel il semblait confus à propos de toute cette affaire et a admis que si ses résultats n'avaient pas conforté l'opinion de Greenpeace, il n'aurait probablement plus eu d'autres financements ! Mais il a prétendu qu'il prenait le problème des conflits d'intérêts « très au sérieux », et cela incluait ses propres conflits, mais juste pendant les quatre jours qu'ont duré ces échanges.
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  • Des groupes d'ONG ont utilisé la Semaine d'action contre les pesticides pour visiter des écoles et effrayer les enfants sur les dangers de la protection des plantes et les maux de l'industrie chimique. Ils ne voient pas qu'il y a quelque chose de mal à distiller une propagande fondée sur la peur dans les esprits vulnérables des enfants âgés de 2 à 8 ans ; au contraire, ils s'en enorgueillissent même (avec des concours de dessins et, comme prix, des semences bios pour les enfants gagnants). Pourquoi laisse-t-on les militants entrer dans nos écoles pour polluer des esprits innocents ?

 

  • Des activistes, des représentants du secteur du bio et des agents du Parlement européen ont tenu une réunion secrète à Berlin pour fomenter une attaque coordonnée contre l'industrie chimique et l'agriculture conventionnelle. Ils envisagent d'utiliser plusieurs fusions de sociétés chimiques pour susciter la peur du public, exploiter d'autres problèmes dans un nombre indéfini de pays en développement, inciter les avocats à bloquer le processus grâce aux outils de la législation antitrust (même si les ONG n'ont aucun intérêt économique dans les fusions) et utiliser leurs réseaux dans les organisations internationales et le Parlement Européen pour inciter à la création d'une législation encore plus favorable aux produits bios. Leur a-t-on fait la preuve que les trois fusions n'auraient pas d'influence sur les marchés des semences et de la protection des plantes ? Ils ont choisi d'ignorer les faits et de mener leurs campagnes quoi qu'il en soit.

 

Si l'industrie avait été prise la main dans le sac dans l'un de ces cas, il y aurait eu des scandales majeurs et des manifestations publiques d'indignation. Mais, s'agissant d'ONG et de politiciens verts, il n'y a pas eu un seul mot dans les médias, pas un cas n'a été saisi par les régulateurs, et pas une organisation n'a été mise en cause (en dehors du modeste suivi du Riskmonger sur les réseaux sociaux). Le « deux poids, deux mesures » est ici flagrant. Pourquoi tolérons-nous les comportements horribles, incessants, d'individus moralement corrompus ?

 

Nous procéderons ici à une étude sur ce que j'appellerai « l'éthique des zélotes ».

 

 

Les pharisiens : à l'aise avec l'hypocrisie

 

L'hypocrisie est criante dans tous ces cas. Friends of the Earth Europe est un partenaire important d'ALTER-EU, un groupe à la pointe de l'activisme anti-industrie qui exige que l'industrie soit plus transparente : pourtant, il a choisi, en 2014, de faire un don de 1.200 000 € d'argent public (du contribuable) à d'autres organisations militantes et ne s'est pas senti obligé d'en faire connaître les détails. Étant donné que la plupart des activités menées par les Amis de la Terre ont un impact négatif direct sur l'activité économique et l'emploi, le public a peut-être le droit à un minimum de transparence.

 

Derrière les portes fermées à Berlin, il est clair que le militant de Friends of the Earth Europe, Adrian Bebb, a utilisé cet argent public pour tenter de saper la perception publique de la sécurité alimentaire (avec des engagements donnés lors de cette réunion par le secteur du bio) et pour mettre du sable dans les rouages du marché libre. Que ses repas et ses déplacements fussent payés par les avantages issus de ce marché libre doit, quelque part, au fond, provoquer quelques insomnies au pauvre Adrian.

 

 

non-gmo project Maintenant, une filiale de Cargill !

 

Les ONG utilisent régulièrement des enfants pour avoir un impact sur les débats publics, car il est très aisé de discuter de l'avenir avec un enfant, qui peut facilement réciter un dogme simplifié nourri par des opportunistes malveillants. Nous condamnons le travail des enfants, la pédopornographie et les enfants soldats, et nous exigeons des droits spéciaux pour les enfants ; mais les plus hypocrites se tournent vers les enfants et les utilisent comme lobbyistes pour leurs campagnes.

 

Les pires créatures de cette planète, désolé, ce sont les activistes qui enrôlent leurs propres enfants dans leurs propres combats. Lorsque l'écologiste canadien David Suzuki a obtenu un temps de parole pour sa fille lors du Sommet de la Terre de l'ONU, lorsque Wayne Parent a instrumentalisé la pauvre Rachel pour développer le marché de son empire commercial de compléments alimentaires, ou lorsque Ziauddin Yousafzai a mis sa fille, Malala, directement dans la ligne de tir dans sa bataille personnelle contre les talibans, nous ne nous sommes pas indignés sur la façon dont ces personnes, si vertueuses soient-elles par ailleurs, ont utilisé leurs enfants ; au contraire, nous avons donné le statut de célébrités aux enfants (et même un prix Nobel). Nous sommes tous des hypocrites !

 

 

USRTK et, maintenant, bébé USRTK... Comme en France, Générations Futures et Génération Cobayes...

 

Résultat de recherche d'images pour "save the planet" Le mot «vertueux » est approprié. Les fondamentalistes sont consommés par leur cause et par la droiture alléguée de leur action ; ils voient rarement l'hypocrisie de leurs actes. Le dogme est construit sur l'émotion et peut gérer des contradictions qui feraient reculer même ceux qui sont dotés de la logique la plus souple. L'environnementalisme est la religion d'aujourd'hui pour les sophistes cosmopolites. Nous sommes tous en quelque sorte écologiquement concernés – je ne connais personne qui gaspille consciemment les ressources et la plupart d'entre nous peuvent comprendre les rituels verts tels que le recyclage et la réduction de la consommation. Mais, comme dans toute religion, il y a une grande variété d'églises, et les fondamentalistes (ceux qui se sentent obligés de faire la leçon aux autres sur leur dogme richement doté en opinions arrêtées – les activistes) sont libres de répandre leur droiture alléguée au-delà de leurs tribus éco-intégristes, au sein de la communauté laïque.

 

Comme tous les articles de foi, cette éco-religion permet aux zélotes dogmatiques de se sentir en droit de – ou plutôt « appelés » à – mener une croisade missionnaire pour imposer leurs croyances aux autres (y compris, dans le cas de la semaine d'action contre les pesticides, en endoctrinant les enfants). Et cette vertu permet à ceux qui se sont donnés l'ordination de transcender les normes éthiques du laïc et de rompre le pain sur un autel plus élevé. L'honnêteté et l'intégrité, pour eux, ne sont que des vertus d'une population perdue de païens et de Philistins. Sauver la planète met le zélote sur une autre voie – une voie juste – qui peut justifier un ensemble de valeurs entièrement différent (si contradictoires soit-elles).

 

 

Une malveillance machiavélique

 

Résultat de recherche d'images pour "save the planet" La fin justifie les moyens et sauver la planète (sauver l'humanité !) est une fin juste d'une ampleur considérable qui pourrait justifier la plupart des moyens moralement méprisables ou dépravés. Le fondamentaliste (l'activiste de l'environnement) est conduit (consommé) par cette fin ; et donc si les moyens impliquent d'utiliser des enfants (des siens), de mentir, de déformer intentionnellement les faits scientifiques, de présenter les adversaires (les infidèles) comme étant moins que des humains, dans la mesure où humains signifie ceux qui partagent le même dogme, alors ces activités moralement douteuses ne sont pas seulement justifiées mais encensées.

 

Les militants ont réussi parce qu'ils sont prêts à jouer à la carte du lobbying à tout prix. Pour eux, il n'y a pas de règles et il n'y a pas de compromis. Les régulateurs de Bruxelles partagent parfois avec moi leur frustration : ils travaillent dur pour écouter toutes les parties prenantes, estiment avoir construit un bon compromis et, quelques semaines après, les activistes reviennnent se battre avec eux pour obtenir plus. Les régulateurs ne comprennent pas que pour les zélotes fondamentalistes, il ne saurait y avoir de compromis.

 

La main de Machiavel est à l'œuvre lorsque le lobby du bio salit la réputation des agriculteurs conventionnels, suscite la peur de produits chimiques bénins et vilipende les entreprises qui utilisent la science et la technologie pour développer des solutions pour promouvoir la sécurité alimentaire mondiale. Les activistes qui utilisent le grand mensonge du bio savent ce qu'ils font, mais agissent avec la conviction que d'autres font cela aussi, et comme personne n'est innocent, le coupable avec la bonne motivation est dans son bon droit.

 

La volonté de Machiavel est exercée lorsque les activistes mentent sur les technologies énergétiques innovantes et les motivations des entreprises du secteur des énergies fossiles. Les chercheurs qui bidouillent les chiffres ou déforment les données se considèrent comme des scientifiques ayant une mission. Précaution bâtardisée : parce que la peur du changement climatique est tellement terrifiante, nous devons agir maintenant (peu importe si les données n'étayent pas la prémisse). Les conséquences humaines des perturbations radicales apportées à une économie mondiale fondée sur les fossiles (qui affectent tout, de la sécurité alimentaire au transport, du droit à l'énergie à la santé) sont minimisées par l'immensité perçue de la tâche de sauver le monde.

 

L'esprit de Machiavel hante ceux qui abattent les industries à l'origine de notre révolution de la santé publique. En voyant dans le profit la racine de tous les maux, les activistes anti-pharmacie ne réfléchissent pas aux investissements de recherche ou aux bienfaits publics des produits pharmaceutiques. Tant que ces naturopathes sont en bonne santé (une fin nécessaire), ils n'ont aucun scrupule à détruire une industrie qui vaccine les enfants, guérit les maladies et améliore la qualité de vie. Quand un dogmatiste devient malade ou voit son enfant souffrir, le machiavélisme s'écroule. Mais voici la chose la plus intéressante à propos de ces fondamentalistes : leurs fins justifient des moyens terribles jusqu'à ce qu'elles soient dépassées par une autre fin – leurs propres besoins personnels. Ensuite, l'hypocrisie intervient ou l'esprit de Machiavel les hante !

 

Dans de tels cas machiavéliques, la fin de la sauvegarde de la planète (et de l'humanité) justifie les actions souvent moralement déplorables. Telle est la racine de « l'éthique des zélotes ».

 

L'éthique des zélotes est le code éthique des fondamentalistes pharisaïques qui considèrent que les conséquences de la promotion de leur dogme prévalent sur les valeurs sociétales de base partagées (comme l'honnêteté, le respect, le fair-play... même le droit à la vie). Un fanatique écologiste, par exemple, considérerait que sauver la planète est plus important que de dire la vérité ou de respecter les droits d'autrui. Ceux qui ne sont pas d'accord avec un fanatique ne sont pas considérés comme pleinement humains et ne méritent pas un respect fondamental et une décence humaine. Un suppôt de Monsanto est une créature de l'enfer qui mérite l'abus physique et l'indignité morale.

 

Dans un contexte environnemental, l'éthique des zélotes est un mélange d'utilitarisme (le plus grand bien pour le plus grand nombre... appliqué par le biais du concept de durabilité) et de machiavélisme (comment ce plus grand bien peut-il être déformé pour obtenir ce que nous voulons ?). Au centre de la plupart des théories éthiques il y a un « retour aux sources » – pour l'éthique du zélote de l'environnement, cela se réalise grâce à l'application de l'omniprésent principe de précaution (je vais devoir rédiger un article à ce sujet).

 

Les zélotes écologistes n'ont aucun scrupule éthique à mentir, sélectionner les faits, diffamer des personnes, des entreprises et des industries tout entières. Gagner et faire progresser leur dogme est la valeur fondamentale. Ce dogme relève de l'émotion et est donc assez souple dans sa rationalité. Dans l'éthique du zélote il y a intrinsèquement son confort logique avec l'hypocrisie – il regarde vers l'extérieur dans sa quête de changer le comportement des autres, et non à l'intérieur vers ses propres valeurs fondamentales.

 

C'est un domaine de la philosophie morale qui nécessite plus d'études (pas à propos de la dépravation morale du pharisien – toute personne raisonnable peut voir le problème – mais plutôt de la tolérance persistante de la population générale à l'égard de ses abus). Pourquoi ne s'indigne-t-on pas lorsque les activistes se comportent mal, déforment les faits et abusent de l'argent public ?

 

 

Pas de codes pour les hommes verts

 

L'un des points que je trouve tout à fait intolérable est un groupe de zélotes qui n'a aucun problème à agir en dehors de tout code de conduite éthique. Greenpeace se félicite quand ses campagnes militantes enfreignent la loi – il le filme et lorsque ses « martyrs » sont arrêtés ou blessés par la police, il exploite la terrible situation dans laquelle il a sciemment placé ses volontaires. Greenpeace justifie la désinformation et les mensonges flagrants comme des moyens d'augmenter la prise de conscience des problèmes qu'il trouve intolérables.

 

Moi, je trouve les menteurs intolérables !

 

Tous les employés de l'industrie, tous les fonctionnaires des gouvernements, lors de leur premier jour dans un nouvel emploi, doivent lire et signer un code de conduite éthique. La plupart des grandes entreprises publient leurs codes de conduite éthiques sur leurs sites Web et certaines, comme Total, ont des codes qui deviennent des rapports de 25 pages qui servent de référence pour d'autres. Les entreprises et les gouvernements prennent très au sérieux le comportement éthiquement correct de leurs employés. Il y a des normes de base pour l'intégrité, l'honnêteté et la justice qui sont impératives pour le bon fonctionnement d'une organisation, et les employés préfèrent voir leur industrie souffrir plutôt que de songer à enfreindre leurs codes.

 

J'ai vu plusieurs cas où des collègues ont été licenciés en raison de transgressions des règles de comportement éthique. Les entreprises et les institutions répugnent à publier ces licenciements et, à moins que le coupable ne soit le dirigeant principal, nous en entendons rarement parler. Ne vous méprenez pas : bien avant l'émergence de la notion de responsabilité sociale des entreprises, les organisations ont mis l'accent sur le comportement éthiquement correct sur le lieu de travail.

 

14713608_1822318128011579_6497012408420957433_nRonnie Cummins (Organic Consumers Association) : un croisé en tenue de combat !

 

J'ai soutenu que toutes les organisations doivent publier leurs codes de conduite éthiques. Des ONG comme Greenpeace ou Friends of the Earth et des groupes de pression comme l'USRTK ou l'Organic Consumers Association n'en ont pas publié et semblent même encourager leur personnel à induire en erreur, susciter la peur, déformer les faits, attaquer la concurrence et violer la loi. Dans leur défense récente contre l'accusation d'immoralité soulevée par Resolute, les avocats de Greenpeace ont reconnu que lorsque l'ONG a parlé du déclin des forêts, elle s'exprimait au sens figuré. En d'autres termes, Greenpeace fait habituellement dans l'exagération... mais leurs avocats n'y ont trouvé rien à redire – c'est ce qu'on attend que les activistes fassent !

 

 

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Quand on les met en cause, ils répondent : "c'est au sens figuré"...

 

 

Des groupes comme HEAL sont heureux de faire peur aux enfants de 8 ans avec des mensonges sur les produits de protection des plantes. Des activistes comme Carey Gillam ou Stéphane Horel se présentent comme des journalistes tout en travaillant pour le lobby du bio avec un intérêt pour la peur et les mensonges qu'elles propagent. L'ensemble du lobby de l'industrie alimentaire du bio, je le crains, n'a pas de code de conduite éthique. Il n'ont aucune appréhension à détruire la concurrence (l'agriculture conventionnelle) en finançant les activistes et les gourous des réseaux sociaux pour faire peur, discréditer l'industrie et détourner l'attention des lacunes évidentes des produits biologiques. Et leurs affirmations propagées par l'intermédiaire de tiers payés comme journalistes activistes ou gourous de l'Internet – que ce soit en dénigrant les plus grandes entreprises ou les plus petits agriculteurs – sont scandaleuses.

 

 

cc2603e720ea232b59435a6a7585830c Des millions de vies ont été perdues, et ils l'ont canonisée !

 

Les scientifiques militants ne respectent pas les codes de conduite scientifiques, ni s'inquiètent de gaspiller la confiance du public dans les institutions scientifiques. Un groupe comme le Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques a décrit une stratégie politique pour faire interdire les néonicotinoïdes avant de commencer à faire les recherches. Un scientifique militant comme Christopher Portier s'est débrouillé pour pénétrer au cœur du CIRC (et ailleurs, semble-t-il) pour le compte de ses employeurs, l'Environmental Defense Fund anti-pesticide, pour y diriger la nécessaire corruption des preuves permettant à l'agence de déclarer le glyphosate comme probablement cancérogène (malgré les preuves écrasantes du contraire apportées par la communauté scientifique). Je considérerais ces individus comme éthiquement handicapés (et de piètres scientifiques).

 

L'hypocrisie dans tout cela est que ces zélotes condamnent ceux de l'industrie qui ont et suivent des codes de conduite morale.

 

 

L'hypocrisie et l'immoralité prospèrent sur la tolérance et l'ignorance

 

Au cours d'un de mes entretiens avec des agriculteurs anglais le mois dernier, j'ai subi le long témoignage d'un agriculteur bio qui voulait que la salle sache à quel point sa « biodiversité » était bonne. Les autres agriculteurs dans la salle, bien que mal à l'aise, ont silencieusement toléré ses généralisations et choisi de ne pas le contredire. L'organisateur est intervenu et a essayé de détourner la conversation vers un autre sujet. Je suis revenu sur les déclarations de l'agriculteur et ai tenté un échange ouvert et honnête. Plus tard, j'ai dit aux autres agriculteurs que, si je respectais leur attitude polie et non conflictuelle, ils devraient s'en prendre aux absurdités par leurs racines, car, comme le chiendent, la désinformation se répand rapidement et avec vigueur. Plus les agriculteurs bios répandent leurs histoires sans être contredits, plus ils croient qu'ils sont les seuls gardiens de l'environnement.

 

J'ai forgé ce personnage de blog en partie comme un moyen de faire face aux artistes du baratin qui fabriquent de la peur qu'ils utilisent pour exploiter les personnes vulnérables. Certains articles me mettent en difficulté, mais j'espère que cela contribue à faire en sorte que les gens soient honnêtes. La tolérance des idées mauvaises ou malveillantes est comme l'engrais : elle permet au dogme de se propager parmi les ignorants. Ce n'est pas que les ignorants soient stupides ou apathiques : ils manquent simplement d'informations contraires et de subjectivation des connaissances sur les réseaux sociaux (les anecdotes personnelles sont une autre marque des « faits alternatifs »), et c'est une préoccupation croissante.

 

En janvier, nous avons entendu parler d'un grand nombre de nos amis qui ont commencé de nouveaux régimes déconcertants ou des programmes de désintoxication, ou encore adopté de nobles comportements alimentaires. Tout semblait attrayant et prometteur et l'enthousiasme des nouveaux adeptes était palpable. Combien sont-ils, maintenant, en avril, ces pionniers du régime, à avoir réussi ? Combien de photos « avant » sont associées à des « après » ? Combien d'abonnements annuels de fitness se sont retrouvés au fond d'un tiroir ? Nous ne sommes pas au courant de ces données puisque notre société ne valorise pas l'échec. Nous entendons seulement les bonnes choses sur les mauvaises idées.

 

Quelques exemples de cas où nous n'entendons rien des échecs des zélotes :

 

  • Nous n'avons pas de statistiques fiables sur les résultats négatifs ou les données non concluantes (quel scientifique voudrait publier de la littérature grise lorsque le financement compte sur un impact ?).

     

  • Nous n'entendons rien sur le nombre d'agriculteurs bios qui décertifient leur exploitation et retournent aux pratiques agricoles conventionnelles (ou abandonnent, laissent les champs en friche et prennent un emploi ailleurs). Je suppose qu'il doit y en avoir beaucoup car, de façon anecdotique, ils me font souvent part de leur expérience.

     

  • À combien faut-il chiffrer les pertes au niveau de l'éducation, de la productivité et des opportunités qui peuvent être attribuées à la malnutrition ? Choisir d'ignorer cela ne fait pas disparaître l'injustice.

     

  • Combien de personnes meurent silencieusement à cause de vendeurs et de promoteurs de remèdes de charlatans contre le cancer à base de jus de citron, de bicarbonate de sodium et de cannabis ? La série de vidéos « Truth about Cancer » a semé le trouble auprès de millions de personnes vulnérables.

 

Résultat de recherche d'images pour "greenpeace golden rice genocide"CouvertureLes ravages de la déficience en vitamine A.

 

Nous devons être moins tolérants envers les dogmatiques malveillants, stupides et opportunistes qui propagent l'ignorance à des niveaux dangereux. Du DDT à la coqueluche, du riz doré à Maria Heubuch, notre tolérance persistante à l'égard de ces zélotes fondamentalistes a entraîné des pertes de vie considérables. Les morts par des cancers ou des maladies évitables là où les vaccins et les traitements sont disponibles depuis longtemps peuvent être difficile à dénombrer, mais les décès dus aux famines liées à des contraintes inutiles sur la chaîne alimentaire sont quantifiables. Nous avons eu la chance que, au cours de la dernière décennie, il y a eu peu de récoltes désastreuses et que le réseau de distribution de nourriture a accumulé un surplus précieux. Mais nous sommes sur le fil du rasoir. Pour 500 millions de petits exploitants dans le monde en développement, une récolte calamiteuse signifie le défaut de paiement de leur loyer et l'obligation de quitter la terre.

 

Les activistes qui, de leurs confortables bureaux cosmopolites, promeuvent les partis pris anti-technologies au sein de leurs tribus fanatiques échappent à l'accusation de meurtre. Se rendent-ils compte, lorsqu'ils font du lobbying à Washington ou à Bruxelles pour des changements politiques sur les médicaments pour les humains et les plantes, qu'ils seront responsables de conséquences évidentes et évitables sur les moyens de subsistance de milliards de personnes beaucoup moins fortunées, qui ne peuvent se permettre leur prétentieux intérêt personnel ? Quelles que soient leurs intentions, il faut rappeler aux croisés, aux zélotes et aux pharisiens, que leur idéologie fait du mal à des personnes innocentes. Au Moyen Âge, des populations locales, conduites par le dogme fondamentaliste de leurs dirigeants, ont applaudi les Croisés qui marchaient pour abattre l'Infidèle. Tant de vies ont été perdues en raison d'une éthique de zélotes qui, quelle que soit la perspective morale, aurait dû être condamnée.

 

Ils ont échappé à l'accusation de meurtre. Les populations, à l'époque comme aujourd'hui, toléraient un code éthique aussi pharisaïque. Un code qui ignorait l'équité, l'honnêteté et l'humanité et a trouvé un moyen de justifier l'hypocrisie, la méchanceté et l'injustice au nom d'un ordre et d'une vision du monde supérieurs. Le code qui régit la conduite des militants d'aujourd'hui ne doit pas être toléré.

 

Je ne partage pas leurs sentiments, ni leur idéologie dangereuse, et, en tant que personne ordinaire, je choisis de réagir... et j'encourage vivement les autres à faire de même.

 

Ceci conclut ma série en trois parties sur l'état des ONG.

 

_______________

 

* David pense que la faim, le SIDA et des maladies comme le paludisme sont les vraies menaces pour l'humanité – et non les matières plastiques, les OGM et les pesticides. Vous pouvez le suivre à plus petites doses (moins de poison) sur la page Facebook de Risk-Monger.

 

Source : https://risk-monger.com/2017/04/05/zealot-ethics-how-ngos-get-away-with-murder/

 

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ronald 02/06/2017 20:39

le "Des millions de vies ont été perdues, et ils l'ont canonisée !" à coté de la photo de Rachel Carson me semble assez malhonnète..

Seppi 14/06/2017 17:48

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

À la réflexion, je suis à moitié d'accord avec vous. Mme Carson n'a pas été (entièrement) responsable de l'usage qui a été fait de son livre (elle l'a écrit en 1962 et est décédée en 1964). Certainement pas de l'affligeante obstination dans l'erreur politique. Mais cela ne retranche rien au fait que des millions de vies ont été perdues à cause de sa thèse.