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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Schwarzie a dit : « Less meat, less heat » (moins de viande, moins de chaleur)

5 Mars 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

Schwarzie a dit : « Less meat, less heat » (moins de viande, moins de chaleur)

 

 

C'est une vidéo, courte et sous-titrée, pas vraiment récente, que nous avons trouvée chez notre ami Willi l'Agriculteur :

 

 

Traduction :

 

« Pour éviter un changement climatique catastrophique, nous devons changer nos façons de voyager, améliorer notre façon de produire de l'énergie, et examiner ce que nous mangeons. La production de viande produit jusqu'à 15 % de gaz à effet de serre et une forte consommation de viande peut provoquer des maladies cardio-vasculaires, l'obésité et d'autres affections graves. Alors pour la planète et votre santé, s'il vous plaît, envisagez de manger moins.

 

Arnold Schwarzenegger : Less meat, less heat, more life (moins de viande, moins de chaleur, plus de vie)

 

C'est une campagne intitulée « 5 to do today » (en gros, 5 BA) de WildAid qui cible... la Chine. Elle vient certes à l'appui des recommandations gouvernementales de l'année dernière visant à une réduction de la consommation de viande à 40 – 75 grammes par jour (14 à 27 kg/an au lieu des 63 kg/an actuels).

 

Mais tout de même...

 

Et sur le blog de Willi l'Agriculteur on conclut : « c'est aussi simple que ça ! »

 

On s'y demande aussi avec ironie d'où viennent les gros muscles de Schwarzie...

 

 

Schwarzie fait-il campagne aux USA ?

 

 

Tant qu'à faire, le Guardian – qui, grosso modo, est à l'écolo-activisme ce qu'est le Monde en France – rapporte dans son article une autre information intéressante :

 

« Un rapport distinct de scientifiques de l'Oxford Martin School de cette année [2016] a révélé que l'adoption généralisée du végétarisme dans le monde pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près des deux tiers. »

 

Selon des calculs sophistiqués – les auteurs de ce chiffre doivent trembler à la perspective de voir quelqu'un en demander les marges d'incertitude – on estime à près de 14,5 % la part de l'élevage dans la production de gaz à effet de serre...

 

Cherchez l'erreur !

 

Jésus a fait de grands miracles en multipliant des pains. Ces chercheurs sont (presque) aussi forts !

 

 

Résultat de recherche d'images pour "multiplication des pains dans la bible"

 


En fait, selon un autre article du Guardian, les chercheurs ont calculé que le respect des recommandations sur la consommation de viande réduirait les émissions globales liées à l'alimentation de près d'un tiers à l'horizon 2050 – c'est très subtil ! Nous serons nombreux à ne plus être là pour vérifier la prédiction...

 

L'adoption du végétarisme porterait ce chiffre – répétons : rapporté à l'alimentation – à 63 %, et celle du végétalisme à quelque 70 %.

 

L'article complet, « Analysis and valuation of the health and climate change cobenefits of dietary change » de Marco Springmann, H. Charles J. Godfray, Mike Rayner et Peter Scarborough est ici.

 

 

 

A priori, cela tient toujours du miracle.

 

Il est extrêmement difficile pour le dilettante de se retrouver dans le flot de chiffres sur le changement climatique et les gaz à effet de serre. On a même l'impression qu'il y a un effet mini-jupe : suffisamment courte pour attirer l'attention, suffisamment longue pour cacher l'essentiel.

 

Cette partie d'une infographie de la FAO (ci-dessus) – qui date vraisemblablement d'avril 2014 (mais la page n'est pas datée, ce qui témoigne d'un profond mépris pour le lectorat) – suggère que l'élevage représente (40 + 16 =) 56 % des émissions de l'agriculture, plus sa quote-part dans les engrais de synthèse, etc.

 

Arriver à 63 %, le chiffre annoncé par les auteurs, représente donc un défi de taille. Et c'est sans compter le fait que s'il devait être mis fin à l'élevage, ou a une grande partie de cette activité, les terres reconverties vers d'autres usages devraient aussi générer des GES.

 

Des lecteurs intéressés qui ne sont pas rebutés par les chiffres pourront peut-être aussi explorer la question de savoir si le passage à un régime végétarien est vraiment possible, compte tenu du fait que la production de lait implique la production de veaux et de vaches de réforme.

 

 

 

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