Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Relever tous les défis des agriculteurs : pour un débat sur le glyphosate et les « super-mauvaises herbes » sans idéologie

1 Janvier 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM, #Pesticides, #Glyphosate (Roundup), #critique de l'information

Relever tous les défis des agriculteurs : pour un débat sur le glyphosate et les « super-mauvaises herbes » sans idéologie

 

Marc Brazeau*

 

 

 

 

La question des mauvaises herbes résistantes et le rôle de l'herbicide glyphosate sont une véritable préoccupation pour l'agriculture moderne ; mais l'image qu'en ont donné les ONG déterminées à bloquer la révolution biotechnologique a généralement manqué de pertinence. Elle décrit la question de manière trompeuse comme étant entièrement la conséquence de l'utilisation d'OGM.

 

Il semble utile de décrire pourquoi les « super-mauvaises herbes » ne sont pas uniquement une question d'OGM et comment nous pouvons aborder le problème de manière productive, avec moins d'idéologie.

 

Les « super-mauvaises herbes » ne sont pas « super » dans le vrai sens du terme ; ce sont simplement des mauvaises herbes qui ont évolué pour échapper à une stratégie particulière de gestion des mauvaises herbes. Si vous avez déjà vu un pissenlit tout plat, dont la fleur a une tige très , vous avez vu une super-mauvaise herbe. La superpuissance de ce pissenlit a consisté à s'étaler, de sorte que les tondeuses à gazon ne peuvent pas le couper avant qu'il ne monte à graine. Mais nous parlons ici de mauvaises herbes qui ont évolué pour résister aux applications de nos herbicides les plus couramment utilisés. Et certains des herbicides les plus populaires sont jumelés avec des plantes qui ont été génétiquement modifiées pour survivre à ces herbicides, les plus communes étant les plantes RoundUp Ready, associées au glyphosate. Les mauvaises herbes récalcitrantes sont de plus en plus répandues aux États-Unis.

 

 

 

Et comme les détracteurs des OGM l'ont remarqué, les problèmes de mauvaises herbes ont augmenté parallèlement à l'adoption des OGM :

 

 

 

Mais ces graphiques ne racontent qu'une partie de l'histoire. L'Amérique est-elle vraiment envahie par des hordes de mauvaises herbes asphyxiant les cultures ? Il y a un écart important entre les images évoquées par les critiques des OGM et la réalité sur les fermes. Le directeur du Missouri Farm Bureau, Blake Hurst, a récemment mis en relief la nature trompeuse du terme :

 

« J'ai été contacté récemment par une productrice de films allemande travaillant sur un documentaire sur les mauvaises herbes résistantes aux herbicides. Elle voulait savoir si a) j'avais des mauvaises herbes résistantes aux herbicides sur ma ferme, et b) si je pouvais l'autoriser à les filmer. Je lui ai dit : "bien sûr", même si un film sur les mauvaises herbes dans un champ de soja du Missouri ne me semblait pas être de quoi se faire remettre un Oscar. Il ressortait clairement de la conversation qu'elle voyait les mauvaises herbes comme celles de La Petite Boutique des Horreurs : des créatures monstrueuses et hideuses laissant un carnage dans leur sillage en répandant la juste punition pour les péchés de Monsanto. »

 

Comme vous pouvez le voir dans le commentaire de Hurst, l'expression correcte est « mauvaises herbes résistantes à des herbicides** » (HR weeds). Andrew Kniss, professeur agrégé, Biologie et Écologie des Mauvaises Herbes, à l'Université du Wyoming, répond à un un article dans la revue Nature :

 

« Je suis plutôt déçu de voir l'expression "super-mauvaises herbes" dans des publications scientifiques de tout type. J'ai exprimé à plusieurs reprises mon déplaisir avec cette expression, et mes étudiants savent bien qu'il faut éviter de l'utiliser en ma présence. Le voir dans une publication aussi réputée que Nature est exceptionnellement frustrant. »

 

Maintenant que nous avons réglé ça, jetons un coup d'œil aux reportages et à un premier problème. NBC News :

 

« "C'est une situation de crise", a déclaré Neil Harker, un écologiste des mauvaises herbes d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. "Nous perdons progressivement l'efficacité des outils herbicides contre les mauvaises herbes.»

 

"Je suis en faveur des OGM, mais ils devraient être utilisés judicieusement", a-t-il dit. »

 

C'est d'une décevante imprécision pour un professionnel de l'agriculture, car ce sont les herbicides, et non les semences, qui peuvent causer des soucis. Ce sont les herbicides qui doivent être utilisés judicieusement. On doit se demander si cette citation n'était pas la victime d'un journaliste ayant une histoire à raconter quels que soient les faits.

 

Voici le nœud de l'histoire de NBC News :

 

« "...la lutte contre les mauvaises herbes n'est pas nouvelle, [et] c'est une raison pour ne pas mettre tout le blâme sur les OGM pour les infestations actuelles, a déclaré Justin Gardner, professeur d'économie agricole à la Middle Tennessee State University. "Ce qui se passe, c'est la sélection naturelle", a déclaré Gardner. "Les mauvaises herbes étaient résistantes avant les OGM. La meilleure façon d'éviter ce problème est d'utiliser différents herbicides au lieu du même tout le temps.»

 

Mais la résistance accrue des mauvaises herbes aux pesticides ne fait que souligner pourquoi les OGM sont responsables, a déclaré Itzick Vatnick, professeur de biologie, de biochimie et de sciences de l'environnement à l'Université Widener. "Avec l'introduction des OGM conçus pour lui résister au milieu des années 1990, la résistance génétique de nombreuses mauvaises herbes au glyphosate a augmenté de façon spectaculaire", a-t-il dit. "Le problème est si grave que les entreprises agrochimiques sont maintenant prêtes à introduire des herbicides qui sont plus toxiques", a affirmé M. Vatnick. »

 

Donc, nous sommes confrontés à la béquille favorite du journaliste, la rhétorique du : « il a dit/elle a dit ». Comme je l'ai écrit ci-dessus, je pense qu'on réduit le problème de manière trompeuse à une question d'« OGM ». Voyons pourquoi. Pour commencer, le rythme auquel des mauvaises herbes acquièrent une résistance à des herbicides a, en fait, diminué depuis l'introduction des plantes génétiquement modifiées. Jetez un œil à ce tableau établi par Andrew Kniss dans l'article de blog cité ci-dessus :

 

 

 

Comme vous pouvez le voir, nous sommes passés de 13,1 cas de mauvaises herbes HR avant 1996 (la première année de mise en cultures de variétés RR) à 11,4 cas depuis. Ainsi, même si le nombre de mauvaises herbes résistantes a augmenté depuis l'introduction des cultures résistantes à des herbicides, le taux d'accroissement des cas de résistance a diminué. Comment est-ce possible avec l'adoption à grande échelle de cultures qui ont été « sélectionnées pour résister à d'énormes doses d'herbicide », comme elles ont été décrites – à tort – maintes et maintes fois ? C'est simple : le RoundUp a remplacé d'autres herbicides qui étaient non seulement moins respectueux de l'environnement, mais aussi plus susceptibles à la résistance des mauvaises herbes. Comparez les chiffres bruts et le taux de résistance pour l'atrazine (une triazine) et l'imazaquine (un inhibiteur de l'ALS) avec ceux pour le glyphosate (du groupe des glycines). Le glyphosate (RoundUp) est l'herbicide apparié avec le trait le plus largement adopté dans les cultures GM, le trait RoundUp Ready (RR), qui protège les cultures contre le mode d'action du glyphosate.

 

 

 

 

Comme vous pouvez le voir, les mauvaises herbes résistantes à des herbicides ne sont guère limitées au glyphosate et compte tenu du fait que le glyphosate est utilisé sur une surface considérable par rapport aux autres herbicides, ce faible taux est impressionnant, d'autant plus qu'il semble se stabiliser, les agriculteurs ayant pris des mesures pour s'attaquer au problème. En fait, le passage au glyphosate a réellement amélioré la situation s'agissant des mauvaises herbes résistantes à des herbicides en diminuant l'utilisation de l'atrazine, qui était l'herbicide le plus populaire avant l'avènement des cultures RR.

 

Pourquoi l'atrazine était-elle si populaire ? Parce que le maïs est naturellement résistant à l'atrazine. La nature avait produit sa propre culture Atrazine Ready. Les OGM ne sont donc pas les seules cultures résistantes à des herbicides. En fait, BASF a un programme semences/herbicides, le système Clearfield, qui associe le riz, le blé et le tournesol, tous non GM, à l'herbicide imazethapyr, un inhibiteur de l'ALS. Les cultures Clearfield sont largement utilisées et ont leurs propres problèmes de mauvaises herbes résistantes.

 

Mais voici la réponse, la seule chose dont presque personne ne semble se rendre compte dans toute cette affaire : si l'imazéthapyr était un herbicide plus efficace que le glyphosate, alors on l'utiliserait préférentiellement, à grande échelle, et ce seraient les cultures Clearfield – non GM – qui seraient le problème, « l'éléphant dans la salle », et non les cultures RoundUp Ready. Si tel avait été le cas, je ne pense pas que nous aurions cette conversation en dehors de la presse agricole et des alertes par courriel d'une poignée de groupes écologistes. Mais, le glyphosate est une combinaison trop bonne pour être vraie, de faible impact sur l'environnement et d'extraordinaire efficacité sur les mauvaises herbes. Il est vraiment trop efficace pour son propre bien et les agriculteurs vous le diront. Le problème des mauvaises herbes résistantes au glyphosate est réel, mais il doit être compris dans le contexte d'autres herbicides. Il faut également admettre que les agriculteurs ont déjà commencé à s'adapter ; et comme vous pouvez le constater dans le tableau, le nombre de mauvaises herbes nouvellement devenues résistantes a ralenti à partir de 2010, mais vous pouvez constater aussi une reprise au cours de la dernière année. Mais sortez les cultures GM résistantes à un herbicide du graphique, et il n'apparaît pas clairement que nous serions dans une meilleure situation sans elles. L'analyse d'échantillons d'air réalisée en 1995 et en 2007 montre clairement que le profil d'utilisation des herbicides s'est amélioré.

 

 

 

Il devrait être clair que la question devrait être examinée par rapport à toutes les cultures résistantes à des herbicides, tant GM que non GM et naturelles, parce que le récit politisé centré sur les « super-mauvaises herbes et les OGM » détourne l'attention de problèmes plus complexes. La vraie question est le déficit en gestion intégrée des ravageurs (utilisation de modes multiples qui permettent également d'atteindre d'autres objectifs) et en meilleures pratiques, ainsi qu'une dépendance excessive à l'égard de la meilleure stratégie de lutte qui fonctionne à un moment donné. C'est une telle distraction, que les deux articles précités n'ont pas mentionné ce que les agriculteurs devraient faire, même s'ils ont fait un bon travail en exposant la question et les enjeux (si on oublie la diversion à propos des OGM). C'est là où ils ont eu raison. L'enjeu actuel des mauvaises herbes résistantes à des herbicides et l'utilisation croissante des herbicides est un vrai problème, mais nous avons besoin de solutions pratiques, et pas seulement de lamentations, ou pire encore d'accusations :

 

« "Nous n'avons pas besoin d'OGM résistants aux pesticides pour lutter contre les mauvaises herbes. Il y a des moyens naturels de les combattre", a déclaré Bill Freese, expert en politique scientifique au Center for Food Safety. "L'industrie des OGM aime mettre en valeur les OGM, tout en maintenant le flou, mais nous ne leur trouvons absolument aucune utilité", a-t-il soutenu.

 

John Kempf, agriculteur et PDG d'Advancing Eco Agriculture, une firme de conseil en nutrition des sols, a déclaré que les OGM ont échoué à répondre aux promesses. "Ils n'augmentent pas les rendements des cultures et augmentent la résistance des mauvaises herbes aux herbicides", a-t-il déclaré. "Nous devrions utiliser la science de la nutrition du sol au lieu de la science des OGM."

 

Plus facile à dire qu'à faire. Et ce qu'ils préconisent n'est pas clair. C'était le deuxième défaut majeur de ces deux articles. Bavards sur la critique, peu loquaces sur les solutions. L'une des manières « naturelles » de lutter contre les mauvaises herbes est le labour, le retournement du sol. Ce n'est pas nécessairement mieux pour l'environnement. Andrew McGuire, professeur au Centre pour l'agriculture durable et les ressources naturelles de l'Université de l'État de Washington, explique : une visite chez un agriculteur biologique qui avait cultivé de l'herbe pérenne pour améliorer son sol avant de le consacrer à la production de légumes. L'agriculteur essayait alors de trouver le meilleur moyen de passer de l'herbe aux légumes. McGuire a vu deux options :

 

Le premier est de labourer pour détruire l'herbe. Cela nécessiterait très probablement trois passages de disques ou un labour et un passage de disques pour détruire l'herbe et briser les mottes produites par le premier passage.

 

L'autre option serait d'épandre un herbicide sur l'herbe. En un passage, effectué correctement, toute l'herbe serait détruite.

 

Si l'objectif de la culture de l'herbe avait été de construire le sol, quelle serait la meilleure option ? Le labour, nous le savons par la recherche, détruirait la structure physique du sol constituée au cours des deux années, et dérangerait les micro-organismes qui y vivent.

 

S'agissant de l'objectif de la construction du sol, la deuxième option est manifestement meilleure que la première. »

 

Le labour s'oppose aussi à la séquestration de carbone que nous aimerions voir dans une agriculture bien pratiquée ; en fait, il en libère.

 

Les OGM résistants à des herbicides ont facilité l'adoption de l'agriculture de conservation. Graphique : USDA

 

 

Il est clair que nous avons besoin de meilleures stratégies de lutte intégrée contre les mauvaises herbes dans ce pays. La création de variétés compatibles avec les herbicides 2,4 D et dicamba ajoute un autre outil dans la panoplie, principalement pour empêcher le glyphosate de devenir obsolète.

 

Je ne me berce pas d'illusion sur le fait que nous pourrions ou devrions éliminer complètement les herbicides, mais nous devons élever le niveau technique. Cependant, le chemin pour y arriver n'est pas particulièrement facile et c'est peut-être bien la raison pour laquelle ces articles étaient si brefs sur les détails de ce qu'il faudrait faire. En juin, Nathanael Johnson, blogueur de la revue environnementale Grist spécialisé dans l'alimentaire, s'est penché sur des solutions possibles avec des experts. Il n'a pas trouvé de réponse facile :

 

« "Il est difficile d'imaginer un plan pour les résistances à des herbicides qui fonctionnerait pour plus d'une ferme, ou même plus d'un champ", a déclaré Kniss. "Et encore moins pour tout un pays."

 

Si nous voulons un environnement plus sain, il n'est pas forcément judicieux de forcer les agriculteurs à utiliser moins d'herbicides, a dit Mallory-Smith. "Une partie des raisons pour lesquelles nous nous concentrons tellement sur les herbicides tient à des préoccupations environnementales", a déclaré Mallory-Smith. Nous avons demandé aux agriculteurs de moins labourer et d'arrêter de brûler leurs pailles, et ils se sont donc tournés vers les herbicides.

 

Beaucoup de gens ont une profonde aversion à l'idée de pulvériser des produits chimiques sur les champs, mais Steckel a déclaré que les herbicides sont souvent la solution la plus respectueuse de l'environnement. "Les herbicides sont pour moi une sorte de médecine. S'ils sont utilisés correctement, ils ne constituent pas un danger pour les personnes ou l'environnement", a-t-il déclaré. En revanche, dit-il, détruire les mauvaises herbes par le labour s'est avéré être un désastre écologique dans sa partie du monde. "Ces sols ne le supportent pas", dit Steckel. "Quand le labour était monnaie courante, tout notre sol se dirigeait vers la Nouvelle-Orléans."

 

Cela ne veut pas dire que les herbicides sont inoffensifs, mais ils doivent être comparés aux alternatives. Il serait préférable de combiner les solutions, en fonction de la saleté, du temps et de ce que l'agriculteur a fait l'année précédente. Un contrôle centralisé obligerait certainement les agriculteurs à prendre des décisions stupides qui sont en fait pires pour l'environnement. »

 

Monsanto a développé la plate-forme RoundUp Ready Plus qui intègre certaines de ces idées. Ils sont allés voir des universitaires et d'autres experts en contrôle des mauvaises herbes et ont demandé à quoi ressemblerait une approche idéale. Ensuite, ils ont créé un programme de paiement des agriculteurs les incitatant à adopter ces meilleures pratiques, même si cela signifie que les agriculteurs utiliseront les produits de leurs concurrents. Il s'agit d'un nouveau programme et les médias en ont peu parlé, si l'on excepte quelques communiqués de presse repris par la presse agricole dans le style « sujet facile » ; je ne peux donc pas dire comment cela fonctionne, mais de ce que je sais, c'est un impressionnant engagement de la société.

 

Dans une perspective plus large, l'absence de gestion intégrée des ravageurs provient de l'état de notre système agricole et alimentaire et de ce que nous demandons aux agriculteurs. Une chose utile serait une plus grande utilisation des cultures de couverture. C'est en train de se mettre en place et c'est un changement de mode de pensée que les agriculteurs testent avec succès. Nous devrions déterminer s'il y a des politiques intelligentes qui pourraient contribuer à faire avancer cela. Le rétablissement du financement des services de vulgarisation serait un excellent point de départ. Une autre chose utile serait des rotations culturales plus diverses. Comme Andrew Kniss l'a souligné dans Grist : « C'est vraiment un symptôme du problème plus vaste de la diversité insuffisante de nos systèmes de culture. »

 

Une utilisation accrue des services de vulgarisation serait également utile, mais si nous voulons que ce soit une demande émanant de la société, il faudrait réexaminer des choses comme les subventions à l'éthanol qui ont incité les agriculteurs à semer maïs sur maïs. Cela signifie que nous devrions modifier nos régimes alimentaires, passer du maïs et soja (sucre, huile et viande) à d'autres cultures comme l'avoine, l'orge et le haricot. Cela signifie également que l'on enlève des couches de dispositions réglementaires sur les plantes génétiquement modifiées pour pouvoir aboutir à un assortiment plus large de cultures susceptibles de susciter l'intérêt des agriculteurs et de soutenir la compétition de l'incroyable productivité du maïs et du soja. Une des raisons pour lesquelles le blé est sorti des rotations est que les rendements n'ont pas suivi ceux du maïs et du soja, les investissements dans l'amélioration du blé ayant reculé à la suite de la décision des producteurs de refuser les versions GM.

 

Maintenant, nous avons fait le tour. Les cultures transgéniques peuvent faire partie de la solution au problème des « super-mauvaises herbes », au même titre qu'elles y sont impliquées.

 

_______________

 

* Marc Brazeau écrit sur l'alimentation et l'agriculture. Il blogue sur Food and Farm Discussion Lab. Suivez Marc sur Twitter @realfoodorg.

 

** Ma note : L'expression « herbicide resistant weeds » est généralement traduite de manière erronée par « mauvaises herbes résistantes aux herbicides », et cela ajoute à l'hystérie anti-pesticides et anti-OGM ; en fait, elles ne sont résistantes qu'à un herbicide, une famille d'herbicides, quelquefois plusieurs.

 

Un état des lieux est fourni par l'excellent site : http://www.weedscience.org/

 

En résumé :

 

« Il y a actuellement 478 cas uniques (espèces x site d'action) de mauvaises herbes résistantes à des herbicides dans le monde, avec 252 espèces (147 dicotylédones et 105 monocotylédones). Les mauvaises herbes ont acquis une résistance pour 23 des 26 sites d'action connus des herbicides et 161 herbicides différents. Des mauvaises herbes résistantes à des herbicides ont été signalées dans 91 cultures dans 67 pays. Le site a 2.378 utilisateurs enregistrés et 513 chercheurs ont signalé de nouveaux cas de mauvaises herbes résistantes à des herbicides. »

 

Source : https://www.geneticliteracyproject.org/2016/12/19/addressing-farmers-challenges-taking-ideology-glyphosate-superweed-debate/

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article