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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (17) Campact, poulet chloré, etc.

30 Décembre 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Schillipaeppa, #Activisme

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (17) Campact, poulet chloré, etc.

 

Schillipaeppa*

 

 

 

Comme emblème de l'âge postfactuel on pourrait prendre le poulet chloré. Devenu un symbole de la protestation anti-TTIP, il est agité contre l'accord de libre-échange. Un poulet chloré n'est pourtant pas moins sain que le poulet vendu en Europe. Le Prof. Lüppo Ellerbroek, de l'Institut Fédéral pour l'Évaluation des Risques (BfR) a fait savoir dans le programme de l'ARD « Report Mainz » que les poulets allemands sont aussi contaminés par des germes ; il a expliqué :

 

« Il n'y a aucune raison pour laquelle le consommateur devrait ou doit être privé de cette mesure. Au contraire, il y a des raisons de poids pour qu'on applique également ce processus, chez nous parce que nous ne devons laisser de côté aucun moyen approprié de protéger les consommateurs contre les risques pour la santé. »

 

Mais souvent, ce ne sont malheureusement pas les faits ni les bonnes raisons qui comptent quand on veut inciter les gens à adopter une certaine opinion ou à voter pour tel ou tel parti. Ainsi, Friedrich Ostendorff, membre du Bundestag pour Bündnis 90/Die Grünen (Alliance 90/Les Verts), déclare dans la même émission :

 

« Le poulet chloré a été pour nous les Verts, dans les derniers jours et dernières semaines de la campagne électorale, le sujet qui a attiré les électeurs vers nos stands de campagne. Les gens sont venus vers les stands avec un esprit combatif pour dire : "Nous ne voulons pas de ça." [...] Le chlore est associé à des muqueuses irritées, des yeux brûlants ; nous le savons des piscines ; et que nous devrions prendre ça volontairement, de manière inutile – comme un aliment complémentaire –, personne ne le veut. »

 

C'est donc tellement simple ; et c'est ainsi que l'on peut faire capoter des accords de libre-échange compliqués avec des formules simples, comme ici, sur la page Facebook de Rebecca Harms, qui siège pour les Verts au Parlement Européen.


 

Je ne veux pas de poulet au chlore ni de maïs OGM dans mon assiette. C'est pourquoi je suis contre le TTIP !

 

 

Le journaliste du Spiegel Alexander Neubacher a voulu en savoir plus et a demandé à Rebecca Harms fois de préciser la chose. Voyez par vous-même :

 

 

 

Cette manière populiste de courtiser les électeurs, les supporteurs et, au bout du compte aussi , les donateurs nuit en fin de compte à notre société ; ce reportage du programme de l'ARD « plusminus » le montre bien :

 

 

 

Liens :

 

• BfR sieht keine Gesundheitsgefahr für Verbraucher durch US-Chlor-hühnchen – “Report Mainz”, heute, 10. Juni 2014, um 21.45 Uhr im Ersten (le BfR ne voit aucun risque sanitaire pour les consommateurs issu des poulets chloré des États-Unis)

• Freihandel: So schüren Gegner Ängste (libre-échange: c'est ainsi que les opposants attisent les craintes)

• Europäer nehmen Globalisierungsängste mit in die Wahlkabine (les Européens apportent leurs craintes de la mondialisation dans l'isoloir)

• Verhaltensökonomik und Wirtschaftsethik (éonomie du comportement et éthique des affaires)

 

_________________

 

* L'auteure a fait des études de philosophie, est éditrice et a atterri il y a déjà plus de dix ans à la campagne. Sur son blog, elle (d)écrit – miracle  ! La traduction peut être fidèle – ce qui la préoccupe, lorsqu'elle n'est pas en train de curer l'écurie des poneys, de chercher des gants de gardien de but, de s'occuper de quantités de denrées alimentaires ou de linge, ou encore de tenter d'arracher les mauvaises herbes plus vite qu'elles ne poussent.

 

Source : https://schillipaeppa.net/2016/12/17/postfaktischer-adventskalender-teil-17-campact-chlorhuhn-und-co/

 

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