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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (11) le glyphosate

22 Décembre 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Schillipaeppa, #Glyphosate (Roundup), #critique de l'information, #Activisme

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (11) le glyphosate

 

Schillipaeppa*

 

 

 

 

Nous avons, en France, le Monde. Ils ont, en Allemagne, la Süddeutsche Zeitung.

 

Nous avons, en France, Stéphane Foucart (et quelques autres). Ils ont, en Allemagne, Silvia Liebrich...

 

Un conseil : faites une pause pipi avant d'aborder la partie sur les lettres de lecteurs.

 

 

 

 

Dans un calendrier de l'Avent postfactuel qui traite, entre autres, de la terminologie de l'agriculture, il y a un sujet qui ne saurait manquer : le glyphosate. Cette matière active d'herbicide est au centre d'une véritable guerre de religion. La CDU s'est maintenant déterminée lors de sa convention. Elle veut soutenir l'extension de l'approbation par l'UE, selon une résolution :

 

« La CDU de l'Allemagne s'engage à ce que la matière active glyphosate qui entre dans la composition de produits de protection des plantes reste autorisée au-delà de 2017 – dans l'hypothèse d'une évaluation scientifique des risques positive. »

 

 

La CDU est maintenant officiellement le parti du glyphosate. Un pas important pour l'industrie chimique. Rappelez-moi : le "C", c'était pour quoi?

 

 

Silvia Liebrich, rédactrice en chef pour les affaires économiques de la Süddeutsche Zeitung (SZ), a commenté cette décision de la convention de la CDU avec une malice évidente :

 

« Il faut évidemment un peu de courage si on veut gagner les prochaines élections. Cette substance est soupçonnée de causer le cancer ou de nuire au matériel génétique ? C'est offert. La perte de la biodiversité progresse rapidement à cause de son utilisation  ? Cela ne semble pas si important. Le parti se fie entièrement à une "évaluation scientifique des risques positive". Et quoi d'autre ? Ah oui, il y a encore la controverse non résolue entre les chercheurs sur les dangers et l'examen en cours au niveau de l'UE. Et il y aurait encore la Cour européenne de justice, qui a juste obligé l'inventeur du glyphosate Monsanto à divulguer ses études. Là, on ne peut qu'interpeller la CDU : eh bien bravo ! »

 

Mme Liebrich a un problème avec le glyphosate, et surtout avec la possibilité que la matière active de l'herbicide soit moins nocive qu'elle ne le voudrait. Par conséquent, elle n'expose pas les faits objectivement, mais les étale en connaissance de cause de manière scandaleuse. J'ai analysé une fois, pour une lettre de lecteur, quelques exemples de propos qui ont été publiés il y a plus d'un an, lorsque la question du ré-enregistrement du glyphosate au niveau de l'UE avait été d'actualité pour la première fois :

 

 

« Geheimsache Glyphosat » (affaire top secrète glyphosate), 19 août 2015

 

Il est question du fait que le rapport que l'Institut Fédéral pour l'Évaluation des Risques (BfR) a envoyé à l'EFSA ne sera pas publié. Contrairement au public, cependant, Monsanto y aurait accès. Je suppose que c'est une procédure tout à fait normale. Personne ne s'offusquerait si un rapport d'essai d'une quelconque autorité portant sur un nouveau modèle de voiture en vue de son homologation n'était pas présenté au public mais que le fabricant, dans ce cas le constructeur automobile, était informé de son contenu. L'article s'est fondé sur une annonce qui a été publiée par l'association Testbiotech, co-financée par la chaîne de supermarchés tegut. Il y a aussi la réponse de la Commission européenne, qui explique pourquoi les documents ne sont pas publics. Voici un extrait :

 

« Selon l'EFSA, les documents demandés contiennent certains renseignements pour lesquels le traitement confidentiel a été accordé sur la base de justes motifs selon l'article 14 de la directive 91/414/CEE qui traite de la confidentialité des informations.

 

En outre, les documents demandés sous-tendent l'examen par les pairs du glyphosate en cours, réalisé par l'EFSA, et ils peuvent faire l'objet de nouvelles révisions après les consultations d'experts, conformément à l'article 16 du règlement (UE) n° 1141/2010. Selon l'EFSA, la divulgation de ces documents à ce stade de la procédure serait prématurée et porterait gravement atteinte au processus de prise de décision de l'EFSA en cours.

 

L'article 4.3), premier alinéa, du règlement (CE) n° 1049/2001 prévoit l'exception suivante au droit d'accès aux documents : "L'accès à un document établi par une institution pour son usage interne ou reçu par une institution et qui a trait à une question sur laquelle celle-ci n'a pas encore pris de décision est refusé dans le cas où sa divulgation porterait gravement atteinte au processus décisionnel de cette institution, à moins qu'un intérêt public supérieur ne justifie la divulgation du document visé.»

 

Le secret est conforme aux règles statutaires de la procédure d'approbation. Il ne souffrirait que d'une exception, si l'intérêt public devait prévaloir. Mais le requérant, Christoph Then, gérant de Testbiotech, n'a pas établi un tel intérêt dans sa demande.

 

 

« Behörde hat wohl Hinweise auf Krebsrisiko durch Glyphosat ignoriert » (l'autorité a probablement ignoré les preuves du risque de cancer issu du glyphosate), 30 juillet 2015

 

Dans l'émission FAKT, le BfR a été accusé d'avoir ignoré une étude spécifique sur des souris. À cela, le BfR a répondu de manière détaillée :

 

« En réponse à de récentes demandes à propos d'une étude de 2 ans sur la souris, l'Institut Fédéral pour l'Évaluation des Risques (BfR) rappelle que dans le cadre de l'évaluation de la matière active par l'UE, toutes les études de cancérogénicité pertinentes de la matière active ont été examinées, évaluées et incluses dans l'exposé public. Ainsi, le BfR a fait état le 20 janvier 2014, lors d'un symposium public à l'ICC à Berlin, devant les représentants des milieux politiques et scientifiques, des effets à forte dose relatés dans l'étude citée dans l'émission FAKT»

 

Mme Liebrich ironise longuement dans son article sur le fait que le BfR a évalué les études de l'industrie et que ce soit ainsi prescrit par la loi. C'est pourtant bien insignifiant : qui, sinon le fabricant, a l'obligation d'apporter la preuve que le produit qu'il a l'intention de mettre sur le marché est sûr ? De la même façon, chaque constructeur immobilier doit fournir les attestations adéquates avec sa demande de permis de construire. Il serait tout à fait paradoxal que les pouvoirs publics paient pour cela. En outre, le BfR a évalué toutes les études disponibles. Ainsi, la Frankfurter allgemeine Zeitung (FAZ) donne la parole au président du BfR Andreas Hensel le 31 juillet 2015 :

 

« "Il y a de bonnes et de mauvaises études scientifiques, et il appartient à nos experts de les évaluer quant à leur qualité – et nous pouvons faire cela", a déclaré Hensel. »

 

Le BfR a annoncé le 8 septembre 2015, qu'il avait transmis son évaluation du classement du CIRC à l'EFSA. Le BfR a maintenant accompli sa tâche. Et Mme Liebrich ? Elle écrit le 14 septembre 2015 :

 

« Les recherches de la Süddeutsche Zeitung (SZ) ont cependant montré que le BfR ignore les études critiques et a également qualifié d'études des lettres au rédacteur en chef de revues spécialisées émanant de l'industrie. »

 

Répéter une telle déclaration qui va à l'encontre d'une meilleure connaissance du dossier est infâme.

 

 

« Wenn Leserbriefe von Monsanto als Studien gelten » (lorsque des lettres de lecteurs de Monsanto sont réputées être des études), 17 juillet 2015

 

Le BfR a inscrit dans sa liste bibliographique quelques Letters to the Editor. L'auteure cite le député au Bundestag Harald Ebner :

 

« Le politicien du Parti vert Harald Ebner estime que cela est trompeur : "Le BfR veut sans rire nous vendre des lettres à un magazine spécialisé comme des études confirmant son propre jugement du glyphosate comme totalement inoffensif". »

 

Mme Liebrich ne juge pas nécessaire d'expliquer à ses lecteurs qu'une Letter to the Editor d'une revue scientifique est tout autre chose qu'une lettre à un journal ordinaire. Les lettres en question se rapportaient du reste toutes à l'étude Séralini controversée, qui a également été considérée par le CIRC comme méthodologiquement défectueuse (voir la monographie du CIRC sur le glyphosate, p. 35). Le BfR a publié une mise au point sans ambiguïté (page 3) sur le fait que de telles letters ont servi à cartographier le débat scientifique, bien que deux d'entre elles aient été écrites par des membres de l'industrie.

 

Silvia Liebrich poursuit :

 

« Que le BfR considère des lettres de lecteurs comme des études dans ce contexte, se heurte également à l'incompréhension parmi les scientifiques. Ces lettres sont de simples expressions d'opinion et non des travaux scientifiques, dit-on. Le professeur de toxicologie Irene Witte, qui a enseigné à l'Université d'Oldenburg, dit : "Lorsqu'on sait que ces lettres ont été écrites principalement dans l'entourage de Monsanto, il est très probable que le BfR défend plutôt les intérêts de Monsanto, au lieu de répondre à sa mission d'éviter des atteintes à la santé de la population." L'Institut Fédéral d'Évaluation des Risques jouit d'une réputation dans le monde entier et est maintenant sous pression. »

 

« ...parmi les scientifiques » se limite ici sans nul doute au point de vue du professeur Witte. L'origine de la déclaration selon laquelle les letters to the editor sont de simples expressions d'opinion reste un mystère (« dit-on »). Les lettres ne viennent pas principalement de l'entourage de Monsanto ; seules 2 sur 15 ont été écrites par des membres de l'industrie. La pression si souvent évoquée dans les articles de Liebrich, à laquelle le BfR est censé être soumis, n'a existé à l'époque que dans la Süddeutsche Zeitung. Je cite à nouveau la FAZ, du 31 juillet 2015 :

 

« Dans le monde de la science, l'étude du CIRC ne met "personne dans un état d'excitation", a déclaré Hensel. »

 

On trouvera aussi une analyse complète du comportement de Mme Liebrich dans cette affaire sur le blog du journaliste Ludger Wess.

 

Cela n'empêche pas Silvia Liebrich de présenter comme sa découverte le fait que dans son avis, le BfR s'appuie sur des lettres de lecteurs :

 

« Les recherches de la Süddeutsche Zeitung (SZ) ont cependant montré que le BfR ignore les études critiques et a également qualifié d'études des lettres au rédacteur en chef de revues spécialisées émanant de l'industrie. »

 

Sa « découverte » se fonde du reste sur une petite question des Verts au Bundestag. Mme Liebrich dispose à l'évidence de la télécopie du Ministère Fédéral de l'Alimentation et de l'Agriculture ; on peut y accéder par le site de la SZ. D'une manière générale, il semble qu'elle dispose d'une ligne dédiée avec Harald Ebner, député de Bündnis 90/Die Grünen (Alliance 90/Les Verts). De même, elle a dû avoir les données originales de l'étude sur le lait maternel. Mme Liebrich a donné le nom du laboratoire qui a analysé les échantillons. Ce nom ne figure ni dans le communiqué de presse des Verts, ni dans la dépêche de la dpa, uniquement sur la télécopie originale sur les résultats.

 

 

« Gift und Geld » (poison et pognon), 16 juillet 2015

 

L'introduction est ainsi libellée :

 

« Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé dans le monde – et il provoque probablement le cancer. En fait, l'État devrait protéger les citoyens contre ce danger. »

 

Que le glyphosate provoque probablement le cancer est un raccourci déformé du classement du CIRC, et est tout à fait inapproprié. Il faut savoir que le CIRC a produit des définitions très techniques pour ses classements et que l'expression du CIRC « probablement cancérogène » ne coïncide pas avec la même expression du langage courant (voir mes articles : « Keine Hitparade: Warum die IARC-Liste ein schlechter Ratgeber ist » (ce n'est pas un hit parade : pourquoi la liste du CIRC est une mauvaise conseillère) et « unter Krebsverdacht » (soupçonné de cancer). L'État doit nous protéger « contre ce danger » ? Selon l'évaluation du BfR, il n'y a pas de danger lorsque le glyphosate est utilisé correctement. Même le CIRC n'a pas prétendu qu'il y a un danger.

 

 

« Ackergift in der Muttermilch » (poisons agricoles dans le lait maternel), 25 juin 2015

 

Dans une enquête menée pour le compte des Verts, on a trouvé du glyphosate dans le lait maternel. Au lieu de mettre les valeurs annoncées en perspective et de donner au lecteur de quoi se faire une idée sur l'existence ou non d'un danger pour la santé, Silvia Liebrich sème la peur et l'angoisse :

 

« Beaucoup de mères estiment prendre la bonne décision en allaitant leurs bébés. Le lait maternel est considéré comme sain. Mais maintenant, on a découvert qu'il y avait dans le lait des mères un poison agricole, le glyphosate, dans une analyse par sondage en Allemagne. »

 

Les valeurs rapportées dépassent les limites applicables à l'eau potable. À propos de cette valeur limite pour l'eau potable évoquée dans son texte, il faut préciser que ce n'est pas une limite spécifique pour le glyphosate, mais une norme pour tous les types de biocides et de matières actives de produits de protection des plantes. Faire croire qu'il s'agit d'une valeur spécifique pour le glyphosate, est bien sûr une tricherie. L'OMS estime qu'il n'est même pas nécessaire de fixer une limite pour le glyphosate dans l'eau potable :

 

« Dans les conditions habituelles, par conséquent, la présence de glyphosate dans l'eau potable ne représente pas un danger pour la santé humaine, et il n'a pas été jugé nécessaire d'établir une valeur guide pour le glyphosate. »

 

L'OMS a établi une « dose journalière admissible » (DJA) de 1,0 mg de glyphosate/kg de poids corporel (en anglais ici). Dans l'UE prévaut une limite plus basse, de 0,3 mg/kg de poids corporel. Si on applique cette valeur, un nourrisson devrait boire chaque jour 2.778 litres de lait de la mère qui a produit l'échantillon le plus pollué, rien que pour s'approcher de la zone de danger pour la santé. J'ai produit une analyse critique détaillée du rapport d'enquête sur les échantillons de lait maternel dans une lettre ouverte, en collaboration avec un scientifique, une ancienne députée du FDP au Bundestag et un rédacteur technique.

 

Les citations du professeur Irene Witte ont apporté la tournure souhaitée à cette question. Les points de vue du professeur Witte figurent aussi dans les articles d'autres médias fondés sur la dépêche de la dpa sur l'enquête sur le lait maternel. Comme ils n'apparaissent pas dans le communiqué de presse des Verts, ils ont dû être repris de la dépêche de la dpa. Mme Liebrich a déjà travaillé à la dpa, elle a apparemment aussi une ligne directe la reliant à la scientifique Witte, car celle-ci est aussi citée dans les articles sur les « lettres de lecteurs » et les « valeurs limites ». Hum, coïncidence ?

 

Publié conjointement par le BfR et le Comité national pour l'allaitement, le communiqué de presse de mise au point du 30 juin 2015 n'a pas été répercuté par Mme Liebrich – malheureusement ; silence aussi sur le fait qu'un autre comité de l'OMS, la Réunion Conjointe sur les Résidus de Pesticides (JMPR), a conclu en mai 2016 que le glyphosate n'est pas cancérigène.

 

En bref, ses articles auraient dont aussi pu être publiés, tels quels, dans un organe du parti de l'Alliance 90/Les Verts, ou dans le magazine pour les membres du BUND (Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland – association allemande pour l'environnement et la protection de la nature). Mais rien que la fréquence avec laquelle Mme Liebrich intervient dans le débat soulève la suspicion. Voici une chronologie de ses article (sans garantie d'exhaustivité) :

 

25.06.15: “Ackergift in der Muttermilch
26.06.15: “Glyphosat in Muttermilch nachgewiesen” (keine Autorenzeile)
28.06.15: “Streit um Grenzwerte
16.07.15: “Mächtige Lobby
16.07.15: “Gift und Geld
17.07.15: “Wenn Leserbriefe von Monsanto als Studien gelten
30.07.15: “Behörde hat wohl Hinweise auf Krebsrisiko durch Glyphosat ignoriert
16.08.15: “Geheimsache Glyphosat
14.09.15: “EU verschiebt Glyphosat-Zulassung
14.09.15: “In die Verlängerung
20.09.15: “Weltgesundheitsorganisation rüffelt Glyphosat-Prüfer
29.10.15: “Prüfer übersahen Risiken bei Glyphosat
02.12.15: “Glyphosat? Im Zweifel: Nein!
20.01.16: “Neue Warnung vor Risiken durch Glyphosat
08.03.16: “Einigung gescheitert
06.04.16: “EU drängt auf Veröffentlichung der Glyphosat-Studien
11.04.16: “Bundesregierung will Glyphosat weiter erlauben
18.04.16: “Schädliche Pseudo-Transparenz um Glyphosat
28.04.16: “DDT – vom Wundermittel zum Teufelszeug
12.05.16: “Weitere Zulassung von Glyphosat wackelt

 

L'impression qui s'en dégage est qu'il ne s'agit pas d'information, mais de manipulation de l'opinion publique : il fallait manifestement garder le sujet sur le feu. Cela ressemble à une campagne de communication ciblée.

 

On peut certes affirmer qu'un journal national doit aussi présenter une pluralité d'opinions et j'ai bien noté des textes comme « Vergiftete Debatte » (débat empoisonné) de Hanno Charisios (2 août 2015). Mais il y a au moins un problème : tout d'abord, un journal doit répondre à son devoir de vigilance. Dans ce devoir, je compte, en plus d'une recherche approfondie, la volonté résolue d'informer correctement et objectivement les lecteurs afin qu'ils puissent se former une opinion éclairée. D'autre part, si le journal s'autorise une telle démagogie sur un sujet particulier, comment puis-je être sûre que je ne vais pas être délibérément mal informée sur des questions que je ne maîtrise pas moi-même ? En bref, la crédibilité du journal en souffre. Je ne paye pas pour une feuille de chou à laquelle je ne peux pas accorder de crédit.

 

Je sais que Silvia Liebrich a eu des avertissements venant de divers horizons à propos de ses articles partiaux, mais elle passe outre. Son engagement pour l'environnement lui fait honneur, mais en tant que journaliste, elle devrait maintenir une certaine neutralité. Soit Mme Liebrich ne le peut pas, soit elle ne le veut pas ; ou encore les deux.

 

_________________

 

* L'auteure a fait des études de philosophie, est éditrice et a atterri il y a déjà plus de dix ans à la campagne. Sur son blog, elle (d)écrit – miracle  ! La traduction peut être fidèle – ce qui la préoccupe, lorsqu'elle n'est pas en train de curer l'écurie des poneys, de chercher des gants de gardien de but, de s'occuper de quantités de denrées alimentaires ou de linge, ou encore de tenter d'arracher les mauvaises herbes plus vite qu'elles ne poussent.

 

Source : https://schillipaeppa.net/2016/12/10/postfaktischer-adventskalender-teil-11-glyphosat/

 

 

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