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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Tribune contre les pesticides : le navrant laisser-aller du Monde

12 Décembre 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Pesticides

Tribune contre les pesticides : le navrant laisser-aller du Monde

 

 

Le 7 décembre 2016, le Monde a publié « Levons le voile sur les vies brisées par les pesticides ! », une tribune portant sept signatures. C'est à se demander qui décroche le pompon, entre des auteurs qui ne reculent devant aucune ignominie et un journal dont la déontologie fout manifestement le camp.

 

 

Décidément, le journal le Monde – qui fut en des temps maintenant lointain « de référence » – est une source inépuisable de récriminations pour le rationaliste.

 

Il vient de publier, le 7 décembre 2016, une nouvelle tribune.

 

Mais détrompez-vous : ce n'est pas celle de ces 80 scientifiques qui exhortent les « Parties à la Convention sur la Diversité Biologique et aux Parties au Protocole de Cartagena sur la Prévention des Risques Biotechnologiques » – en langage simple les États (hélas souvent représentés dans ce forum par des ministres et fonctionnaires tendance écolo idéologique) – « à appuyer la recherche en cours et future sur le forçage génétique, fondée sur des pratiques prudentes et responsables et un large dialogue avec les parties prenantes ». Aucun intérêt, cet appel, selon la politique éditoriale du Monde Planète, et du Monde tout court.

 

 

« Levons le voile sur... » un syndrome d'Alzheimer médiatique

 

Non, il s'agit de : « Levons le voile sur les vies brisées par les pesticides ! ».

 

Petit arrêt – déjà – sur le titre : est-ce bien raisonnable d'alléguer la levée d'un voile, alors que les médias écrits et audiovisuels et la blogosphère débordent d'articles et de séquences sur le sort des victimes – réelles ou alléguées – des pesticides ?

 

N'est-il pas, par exemple, que nous avons pu suivre pas à pas, y compris dans le Monde, les efforts judiciaires de tel agriculteur picto-charentais qui cherche à faire condamner une grande entreprise que l'on aime tant haïr – du reste, sans qu'il nous soit rappelé qu'ayant intempestivement ouvert la cuve de son pulvérisateur et s'être penché sur l'ouverture, il a été victime de sa propre imprudence ou étourderie ? C'est tout à son honneur : il l'a divulgué. Ou de telle fille de viticulteur décédé d'un cancer reconnu en maladie professionnelle, mais à un âge où le cancer frappe dans toutes les couches socioprofessionnelles ? Un viticulteur dont on affirme aujourd'hui qu'il ne connaissait pas la toxicité de l'arsenic ?

 

Manifestement, les vaillants activistes anti-pesticides et leurs relais médiatiques ne répugnent pas à employer ce procédé indigent qui consiste à faire semblant, encore et encore, de « révéler » des faits largement rapportés ; à prétendre que des personnes largement médiatisées sont des « victimes cachées ».

 

 

Que les premiers ne s'embarrassent pas de l'éthique, cela peut se comprendre... à la rigueur : pour beaucoup, la fin justifie les moyens, et tant pis pour le sérieux et la crédibilité ; et il faut bien entretenir le petit fond de commerce, n'est-ce pas ?

 

Mais les journaux, surtout du calibre du Monde ? Il y a une sorte de syndrome d'Alzheimer qui leur fait oublier aujourd'hui ce qu'ils ont publié hier, surtout si cela permet un titre putassier, en attendant de récidiver demain.

 

 

« Levons le voile sur... » sept signatures, pas une de plus

 

Comme ils ne sont que sept signataires, nous pouvons en donner la liste :

 

« Eric Beynel (porte-parole de l’Union syndicale solidaires), José Bové (eurodéputé EELV), Nadine Lauvergeat (coordinatrice de l’association Générations futures), Serge Le Quéau (représentant de l’Union syndicale Solidaires au CESER de Bretagne), René Louail (porte-parole du Comité de soutien aux victimes des pesticides de Triskalia), Annie Thébaud-Mony (présidente de l’Association Henri Pézerat santé travail environnement) et François Veillerette (président de l’association Pesticide action network Europe) »

 

Voilà un curieux attelage qui suggère une manœuvre politico-syndicale.

 

 

 

(Source)

 

On aurait pu penser que ce texte soit aussi signé par un représentant de Phyto-victimes, l'association qui est la plus proche du dossier. Ce n'est pas le cas. Que faut-il en conclure ? Phyto-victimes se serait-elle désolidarisée d'un texte inepte comme on le verra ci-dessous ? Les manipulateurs d'opinion auraient-ils oublié de l'y associer ?

 

Notons que, pour faire poids, M. Veillerette signe en tant que président de PAN Europe, alors qu'il est la figure emblématique de la petite entreprise Générations Futures dont il est un des fondateurs – et présentement salarié avec le titre de directeur et porte-parole. M. Veillerette est aussi un cacique de la mouvance verte, lui qui, grâce au suffrage à la proportionnelle et aux petits arrangements entre amis, fut vice-président EELV du Conseil régional de Picardie lors de la précédente mandature.

 

 

« Levons le voile sur... » une opération d'activisme au Parlement européen

 

Il n'a pas fallu chercher bien loin : Générations Futures soulève, non pas le voile, mais le coin du tapis :

 

« A l’occasion d’une conférence (organisée par José Bové avec le soutien de Solidaires, PAN Europe, Générations Futures ou encore phyto-victimes) intitulée "Pesticides en agriculture: Levons le voile sur un véritable scandale sanitaire" et qui se tenait le 8 décembre au parlement européen, nous avons rédigé le texte ci-dessous qui a été publié dans le quotidien Le Monde.

 

Nous avons aussi profité de cette journée pour rencontrer d’autres victimes de l’UE et leur proposer de prendre part à une coalition européenne. Nous vous livrerons des détails prochainement. »

 

Ce qui est formidable en l'occurrence (outre que « phyto-victimes » n'a pas de majuscule, ce que l'on peut interpréter comme une marque de mépris...) c'est que la tribune a été publiée le 7 décembre 2016 et que la « conférence » a eu lieu le lendemain...

 

On en trouvera le programme et la vidéo (fonctionnelle ?) sur le site de la fraction parlementaire des Verts|Alliance Libre Européenne. En bref, une fois de plus, un événement organisé par des activistes – M. José Bové étant le membre du Parlement Européen invitant – avec un programme exclusivement dédié à l'activisme et pour un auditoire d'activistes. Enfin l'auditoire... maigrelet !

 

Le but a été, en partie, d'instrumentaliser le Parlement Européen. Cela a été chose faite au moins avec France 3 Régions qui titre, par naïveté ou complicité : « Les anciens salariés de Triskalia devant le Parlement européen pour lutter contre les pesticides ». Non, ce n'était pas « devant le Parlement européen », mais dans une salle du Parlement Européen à Bruxelles, devant quelques amis de MM. Bové, Veillerette, etc.

 

 

La salle (Source)

 

 

Notons en passant cet éternel marronnier : « Selon l'organisation mondiale de la santé, 250 000 personnes meurent chaque année dans le monde, victimes des pesticides. » C'est un chiffre, pas vraiment récent, qui se rapporte aux suicides. Mais le métier de journaliste ne consiste pas prioritairement, pour beaucoup d'entre eux, à vérifier ce qu'on leur demande d'écrire... D'ailleurs, c'est aussi le cas au Monde qui a cité le même chiffre et mis en lien un document dont l'adresse contient le mot « suicide ».

 

L'équipe d'organisation ?

 

Avertissement : les pesticides sont pour beaucoup dangereux

 

Avant d'aller plus loin et de dépiauter le torchon de nos sept... il convient de préciser que les pesticides ne sont pas anodins, à des degrés divers, comme beaucoup de produits utilisés – ou subis – dans la vie courante. Critiquer un texte délirant, ce n'est pas chercher à dédouaner les produits incriminés.

 

Ces produits présentent aussi un danger qui varie selon le stade de l'utilisation. Rien de bien extraordinaire : c'est la même chose entre le berlingot d'eau de Javel, le seau d'eau de lavage et le sol tout juste lavé. Nous sommes de ceux qui pensent que si les règles de sécurité imposées aux agriculteurs étaient appliquées aux personnes que l'on qualifie aujourd'hui par euphémisme de « techniciennes de surface », sans reconnaître à sa juste valeur leur contribution à la société sur le plan salarial – et nous employons le féminin compte tenu de la prédominance des femmes dans ce métier – celles-ci devraient toutes être munies d'un EPI, un équipement de protection individuelle.

 

Il se trouve que le danger auquel sont confrontés certains agriculteurs – qui disposent de moyens de réduire les risques à quasiment zéro – est largement médiatisé et exploité à des fins socio-politiques alors que celui auquel d'autres professions font face, non pas une fois de temps en temps mais tous les jours, est largement ignoré. Le sujet vous intéresse ? Lisez l'extraordinaire « Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas.

 

Cela ne réduit en aucune manière le danger auquel sont confrontés certains agriculteurs du fait des pesticides – et de nombreux autres produits. Mais cela élargit la focale : le fait est, au demeurant, que les agriculteurs sont globalement en meilleure santé que la population générale. Les techniciennes de surface... les menuisiers et charpentiers qui, tous les jours, traitent les bois contre les insectes et champignons xylophages ou les manipulent... les coiffeurs et coiffeuses déployant un véritable arsenal chimique (leur activité est « probablement cancérogène » selon le CIRC)... l'activisme et les médias ne s'y intéresse pas ou guère...

 

 

« Levons le voile sur... » un texte d'une navrante indigence

 

Sus au « monde politique » !

 

Plongeons donc dans la fange. En chapô :

 

« Travailler au contact des pesticides représente un risque pour la santé. Face à la maladie, les indemnisations sont difficiles à obtenir, tandis que le monde politique continue d’appuyer l’agriculture industrielle... »

 

D'emblée, le lecteur est mis devant une énorme contre-vérité ! Les objectifs de la politique ne sont-ils pas de flatter la bobo-société depuis le Grenelle de l'Environnement et avec un ambitieux et irresponsable objectif du Plan Écophyto de réduire l'usage des pesticides – notons bien : dans la seule agriculture... – de 50 % ? Nous écrivons ici « irresponsable » parce que les politiques n'ont pas pris la mesure réelle de ce que cela implique, selon les données et connaissances actuelles, en termes de compétitivité de notre agriculture – lire aussi : de notre compétitivité économique globale ainsi que de notre souveraineté alimentaire.

 

Et de notre sécurité sanitaire, car les produits de protection des plantes contribuent fortement à la mise à la disposition des consommateurs de produits sains. La paille des résidus de pesticides dans les aliments (seul le tiers d'entre eux en contiennent à des doses très largement inférieures à celles qui génèrent un risque) ne doit pas faire oublier la poutre des contaminants naturels bien plus préoccupants comme les mycotoxines.

 

 

Anticapitalisme primaire

 

L'anticapitalisme primaire dégouline dès le premier paragraphe :

 

« Au sortir de la seconde guerre mondiale, la question de l’autosuffisance alimentaire se pose de façon aiguë : les leaders du monde libre, sous l’influence des dirigeants de l’industrie chimique, réclament aux paysans européens de passer rapidement à l’ère industrielle. Mis à genoux par six années de combat, le monde rural consent à cette industrialisation à tous crins. C’est ainsi que dès les années 1950, le recours massif aux pesticides de synthèse en agriculture devient une religion d’État. L’industrie chimique, née dans les tranchées de la Première guerre mondiale, y trouvera largement son compte. »

 

 

Les pesticides... en quelque sorte résidus des armes chimiques

 

Quant à la dernière phrase, qui se veut métaphorique, le souvenir des victimes des gaz – très indirect dans le cas de mon arrière-grand-père qui en est mort parce qu'il se préoccupait du sort de ses vaches – interdit de la tourner en dérision. Mais tout de même ! Quelle ignominie !

 

 

Amalgame

 

Le manque de scrupules se retrouve aussi dans cet amalgame :

 

« À ce scandale environnemental s’ajoute un scandale social et sanitaire, dont les victimes sont invisibles ! La France compte aujourd’hui dix fois moins d’agriculteurs qu’en 1945 et leur endettement, dès l’installation, dépasse l’entendement. »

 

 

Exagération

 

Et que dire de l'exagération à propos de la maladie de Parkinson ?

 

« Pour les professionnels en contact avec des pesticides, et tout particulièrement les agriculteurs, le risque d’être atteint de la maladie Parkinson est six fois plus élevé qu’une personne non exposée. »

 

Les chiffres varient – évidemment – selon les études. Toutefois, en France, l'une des meilleurs estimations est fournie par l'expertise collective de l'INSERM, « Pesticides : Effets sur la santé ». C'est à la page 63 :

 

« D’après cette méta-analyse, le risque de maladie de Parkinson était 1,62 (IC 95 % [1,40-1,88]) fois plus élevé chez les personnes exposées aux pesticides au cours de leur vie ce qui correspond à un excès de risque significatif de 62 %. »

 

On est loin des « six fois » ou 600 % !

 

Origine végétale ? Et pourtant, un insecticide "choc"...

 

Par ailleurs, la maladie de Parkinson est une des rares affections pour lesquelles on a établi un lien fort avec des pesticides particuliers, en l'occurrence le paraquat (interdit en Europe depuis l'été 2007) et la roténone... un insecticide d'origine naturelle qui fut finalement interdit fin avril 2011 malgré les récriminations de la filière du bio.

 

Digressons, mais pas vraiment : nous avons quelque difficulté à admettre que la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB) ait tenté de justifier l'utilisation de la roténone par l'agriculture bio par :

 

« La roténone est dangereuse pour l’utilisateur, pas pour l’environnement ni pour le consommateur car elle a une rémanence très faible […] Alors, pourquoi la roténone est-elle encore utilisée malgré les risques qu’elle pose ? Tout simplement parce que les arboriculteurs bio n’ont aujourd’hui aucune alternative homologuée. »

 

N'est-ce pas un raisonnement qui peut être utilisé pour les pesticides de synthèse, dont la plupart sont moins préoccupants du point de vue de la santé des utilisateurs ?

 

 

Enfumage

 

Revenons à cette tribune qui se poursuit par un formidable enfumage :

 

« Signe que le phénomène s’accroît, deux récents ajouts au tableau national du régime agricole des maladies professionnelles sont liés aux pesticides : la maladie de Parkinson en 2012 et les hémopathies malignes (dont le fameux lymphome non-hodgkinien) en 2015. »

 

Les décisions en matière de reconnaissance de maladies professionnelles ne sont que partiellement liées aux preuves de liens entre la maladie et l'activité professionnelle ; et c'est heureux pour les travailleurs. Elles sont aussi le résultat de procédures longues dans lesquelles, il faut bien le dire, des intérêts contradictoires se confrontent. Que signifie l'inscription des hémopathies malignes au tableau des maladies professionnelles du régime agricole ? Beaucoup pour les victimes de ces affections, pas grand chose sur le rôle des activités qui ouvrent droit à une indemnisation dans la survenue des maladies.

 

Il y a, en France, une enquête – AGRICAN – de très grande envergure sur la santé des agriculteurs (une cohorte de 180.000 personnes) :

 

« La cohorte Agrican est l’une des plus grandes au monde à se pencher sur la santé du milieu agricole, et une des seules à avoir pris en considération les actifs comme les retraités, les salariés et les exploitants, les femmes aussi bien que les hommes ; les personnes du secteur coopératif, du tertiaire agricole, de l’industrie du bois, des forêts, et bien d’autres encore… Aussi les informations qu’elle produit sont uniques et particulièrement importantes pour la santé publique. »

 

Verdict actuel pour certains types de lymphomes non hodgkiniens : + 3 % à + 32 % chez les femmes, + 6 % à + 22 % chez les hommes par rapport à la population générale. Quel impact des pesticides sachant que les applicateurs sont majoritairement des hommes ?

 

Voici un extrait de l'expertise collective de l'INSERM (c'était écrit avant qu'AGRICAN ait produit ses premiers résultats) :

 

« Les données les plus récentes issues de la plus importante cohorte prospective actuellement menée aux États-Unis, dans les États de l’Iowa et de la Caroline du Nord (Agricultural Health Study, constituée de plus de 50 000 exploitants agricoles et près de 5 000 applicateurs professionnels de pesticides) ont montré que ni l’incidence des LNH [lymphomes non hodgkiniens] ni la mortalité observées chez les exploitants agricoles applicateurs de pesticides ou chez les applicateurs professionnels, et chez leurs conjoints, exposés aux pesticides n’est statistiquement différente de celle de la population générale. »

 

Enfonçons le clou : la gesticulation des auteurs de la tribune est tout simplement irresponsable. Attribuer à des décisions en matière de gestion de la sécurité sociale un contenu entretenant les polémiques socio-économiques est le meilleur moyen de verrouiller le système de sécurité sociale. Si un couple activité (ou produit) et maladie inscrit au tableau des maladies professionnelles est interprété par l'activisme comme une preuve de lien de cause à effet, le résultat inéluctable est que l'on exigera cette preuve – certaine – pour tout nouveau couple.

 

 

Entretenir le fond de commerce

 

On comprendra aisément que l'objectif de cette tribune est de promouvoir un fond de commerce quand on lit :

 

« Pendant de trop nombreuses années ces victimes sont restées cachées, subissant l’omerta à laquelle elles semblaient condamnées. L’enjeu pour elles est maintenant de témoigner, ce que permettent des organisations comme Générations futures ou Phyto-victimes. »

 

S'il est – probablement – vrai que bien des victimes de maladies susceptibles de donner droit à une reconnaissance en maladie professionnelle n'ont pas entamé les procédures nécessaires, où est l'« omerta » ? Une « omerta » si peu évidente que les auteurs ont utilisé le verbe d'état « sembler » ?

 

Et l'enjeu pour les victimes – réelles ou alléguées – n'est pas de « témoigner » mais d'obtenir l'indemnisation.

 

L'enjeu pour Générations Futures est-il que la personne bénéficie du régime de la maladie professionnelle ? Ou que la petite entreprise ait du grain de contestation à moudre ?

 

Les victimes d'affections graves peuvent bien s'interroger sur la fiabilité de cette association – rappelons que Phyto-victimes est ici hors de cause, n'étant pas signataire du texte – quand ils lisent :

 

« Les destins devenus emblématiques de […] Paul François, qui a obtenu la condamnation de Monsanto pour son intoxication au pesticide Lasso, commencent à révéler ce scandale encore si peu visible. »

 

Sauf erreur, Monsanto s'est pourvu en cassation, avec des arguments qui ont un certain poids. M. François n'a donc pas encore « obtenu la condamnation ». Son combat est-il pour son indemnisation, qu'il a obtenue, ou pour un principe qui dépasse son cas personnel ?

 

 

« Levons le voile sur... » l'objectif réel du texte

 

Zappons le cas des ex-employés de Triskalia pour en arriver à la conclusion – la vraie – de la tribune :

 

« Nous faisons appel au bon sens : tournons la page de l’agriculture industrielle, progressons vers une agriculture centrée sur l’agronomie et non la chimie de synthèse, respectueuse de l’environnement et au service de la société ! »

 

Y a-t-il une illustration plus éclatante de l'instrumentalisation des victimes à des fins de promotion de la forme d'agriculture qui finance Générations Futures ?

 

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