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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un message fort du Secrétaire à l'agriculture des États-Unis d'Amérique Tom Vilsack

28 Juillet 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

Un message fort du Secrétaire à l'agriculture des États-Unis d'Amérique Tom Vilsack

 

 

 

Un message fort du Secrétaire à l'agriculture des États-Unis d'Amérique Tom Vilsack

C'est une vidéo d'un peu moins de deux minutes qui se répand comme une traînée de poudre outre-Atlantique (les agriculteurs y sont actifs sur les réseaux sociaux). Voici, en original puis traduction, ce qu'il a dit à propos des agriculteurs lors d'une réunion que je n'ai pas réussi à identifier ; c'est apparemment, en fin de réunion, une réponse à une question – qui l'a quelque peu contrarié – sur l'agriculture biologique, les OGM... :

 

« It breaks my heart that we have this conflict within agriculture. That there are various ways of growing things, raising things, and that for whatever reason we don't speak with a single voice about the greatness of American agriculture.

 

You know, people say: "Do you favor organic? Do you favor GMOs?Do you favor this...? »

 

I say : "Look, it's like asking me which of my two sons I love the most. I love them both !

 

Here's what agriculture does, and I will finish with this : Every one of us that's not a farmer, is not a farmer because we have farmers. We delegate the responsibility of feeding our families to a relatively small percentage of this country. If you look at 85% of what's grown in this country, it's raised by 2 to 300.000 people. That's less than one tenth of 1% of America. But the other 99% of us can be lawyers, and doctors, and… Peace Corps volunteers, and economists, and people who work for Government... all of the other occupations.

 

Because we never think about what used to be: I had to actually grow the food for my family. Now ? I go to the grocery store and get it. So, I'm free to do whatever I want to do with my life. And it's an incredible freedom that we take for granted in this country. It is not true in most of the countries in this world. And then, when we go to the grocery store, we walk out of it with more money in our pocket as a percent of our pay checks than anybody else in the world. So we have this incredible economy that's consumer-oriented, that allows us to buy stuff.

 

It's unbelievable! And, rather than being criticized and... and... you know... you are criticized and demonized at times... we ought to be celebrating these people, in my view. And we don't do it to none of them.

 

So... thanks for the question. »

 

 

 

 

Comme cela venait vraiment du fond du cœur, en voici une traduction très littérale :

 

« Cela me brise le cœur que nous ayons ce conflit dans le secteur agricole. Qu'il existe différentes façons de cultiver des choses, d'élever des choses, et que pour une raison quelconque, nous ne parlons pas d'une seule voix au sujet de la grandeur de l'agriculture américaine.

 

Vous savez, les gens disent : "Est-ce que vous préférez l'agriculture biologique ? Est-ce que vous préférez les OGM ? Est-ce que vous préférez ceci ?"

 

Je leur dis: "Regardez, c'est comme me demander lequel de mes deux fils, j'aime le plus. Je les aime tous les deux !

 

Voici ce que fait l'agriculture, et je terminerai sur cela : chacun de nous qui n'est pas un agriculteur, n'est pas un agriculteur parce que nous avons des agriculteurs. Nous déléguons la responsabilité de nourrir nos familles à un pourcentage relativement faible de ce pays. Si vous regardez 85% de ce qui est produit dans ce pays, c'est produit par 2 à 300.000 personnes. C'est moins d'un dixième de 1% de l'Amérique. Mais les autres 99% d'entre nous peuvent être des avocats, et des médecins, et... des volontaires du Peace Corps, et des économistes, et des gens qui travaillent pour le gouvernement... toutes les autres professions.

 

Parce que nous ne pensons jamais à ce qui était la règle dans le passé : je devais produire la nourriture pour ma famille. Maintenant ? Je vais à l'épicerie et je l'achète. Donc, je suis libre de faire ce que je veux faire de ma vie. Et c'est une liberté incroyable que nous prenons pour acquise dans ce pays. Ce n'est pas le cas dans la plupart des pays de ce monde. Et puis, quand nous allons à l'épicerie, nous en sortons avec plus d'argent dans notre poche en pourcentage de nos chèques de paie que quiconque dans le monde. Nous avons donc cette incroyable économie qui est orientée vers le consommateur, qui nous permet d'acheter des choses.

 

C'est incroyable ! Et, plutôt que d'être critiqué et... et... vous savez... vous êtes critiqué et parfois même diabolisé... nous devrions célébrer ces gens, à mon avis. Et nous ne le faisons pas, pour aucun d'entre eux.

 

Alors... merci pour la question. »

 

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