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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Je me suis renseignée...

13 Juin 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Glyphosate (Roundup), #Activisme, #Politique

Je me suis renseignée...

 

Schillipaeppa*

 

 

 

 

Rappelons nous : il y a un an environ, le groupe parlementaire Bündnis 90/Die Grünen (Alliance 90/Les Verts) a annoncé qu'un laboratoire avait été trouvé des traces de glyphosate dans 16 échantillons de lait maternel.

 

Priska Hinz, ministre de l'environnement, de la protection du climat, de l'agriculture et de la protection des consommateurs de Hesse, a saisi l'occasion pour décider par décret que l'application de produits contenant du glyphosate sur les zones non cultivées ne devrait plus être autorisée en Hesse :

 

« En Hesse, nous n'autoriserons plus ces applications à l'avenir, si c'est possible légalement. »

 

La méthodologie de l'enquête des Verts avait été fortement critiquée. L'Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR) a contesté la méthode d'analyse et a entrepris sa propre enquête. En février de cette année, le BfR en a publié les résultats (en anglais ici) : on n'a pas détecté de glyphosate dans le lait maternel.

 

L'annonce m'a incitée à me renseigner auprès des autorités de la Hesse pour savoir si le décret allait être abrogé, dès lors que la raison qui l'a motivé n'existeaitplus. Par souci de simplicité, je l'ai fait par Twitter :

Je me suis renseignée...

Abrogez-vous maintenant votre décret sur le glyphosate ?

 

 

Pour donner du poids à la question, j'ai ajouté une remarque pour souligner que certaines alternatives au glyphosate ont des incidences négatives sur la santé :

 

Je me suis renseignée...

Susanne Günther écrit : « Le pesticide de substitution flumioxazine est peut-être reprotoxique. »

 

 

La réponse est arrivée quelques heures plus tard :

 

Je me suis renseignée...

Le décret reste en vigueur pour des raisons de protection des espèces et il n'y a pas lieu d'utiliser des pesticides de substitution !

 

 

...Et elle a provoqué l'étonnement. Car le décret auquel je pensais se référait aux applications de glyphosate sur les zones non cultivées, des surfaces habituellement recouvertes telles que les chemins, les allées, les rues, les places, etc. Le but exclusif du contrôle des mauvaises herbes sur ces surfaces se trouve être la réduction de la biodiversité. Même les méthodes non chimiques telles que le désherbage thermique ou le sarclage ne sont pas vraiment destinées à protéger la biodiversité. Je pris mon courage à deux mains et demandai (à titre d'illustration, j'ai ajouté quelques photos) :

 

Je me suis renseignée...

Pour des raisons de protection de la biodiversité ? Êtes-vous sérieuse ? Il s'agit de surfaces non agricoles (routes, places).

 

Je me suis renseignée...

Susanne Günther ajoute : « Et de toute façon : resterait-il davantage d'espèces après désherbage thermique ou sarclage ? À peine ! »

 

 

Malheureusement, c'est ici que se termine le bref dialogue, car je n'ai pas eu d'autres réponses.

 

_________________

 

* L'auteure a fait des études de philosophie, est éditrice et a atterri il y a déjà plus de dix ans à la campagne. Sur son blog, elle (d)écrit – miracle ! La traduction peut être fidèle – ce qui la préoccupe, lorsqu'elle n'est pas en train de curer l'écurie des poneys, de chercher des gants de gardien de but, de s'occuper de quantités de denrées alimentaires ou de linge, ou encore de tenter d'arracher les mauvaises herbes plus vite qu'elles ne poussent.

 

Source : https://schillipaeppa.net/2016/06/12/nachgefragt/

 

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