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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le pulvé high-tech au service de l'agriculture, de la santé pblique et de l'environnement

23 Mai 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Pesticides

Le pulvé high-tech au service de l'agriculture, de la santé pblique et de l'environnement

 

(Glané sur la toile 80 – sur Terre-net)

 

 

Pulvérisateur Gravelat (vers 1930) – Conservatoire de l'agriculture, Chartres

 

 

 

C'est sur Terre-net, avec un titre qui a peu de chances de « percuter » pour le lecteur de passage – d'ailleurs qui lit la presse spécialisée en dehors du lectorat cible ? « Toujours plus précise et rapide, sans compromis sur la sécurité » ne se comprend que si on saisit le mot qui précède, certes en capitales, mais en plus petit : « Pulvérisation ».

 

C'est une description formidable des progrès réalisés dans le matériel de pulvérisation grâce à l'électronique, la géolocalisation, etc., avec quelques compléments sur l'évolution des produits :

 

« En raison du coût de ce poste et de son impact sur l’environnement, les acteurs de la pulvérisation cherchent en permanence à optimiser les chantiers. Du côté du matériel, comme des produits phytosanitaires ou des outils d’aide à la décision, le secteur est en perpétuelle ébullition. »

 

C'est une lecture passionnante et – sauf évidemment pour les fanatiques anti-pesticides, qui, de toute manière, ne s'aventureront pas sur ce site – instructive.

 

 

Notre référence à la santé publique mérite un petit développement. Il y a deux manières de voir les produits de protection des cultures.

 

Pour l'une, ces produits sont un fléau qu'il convient d'éradiquer (sauf, évidemment, les produits dits « naturels », innocentés par axiome) ou, au mieux, limiter. Le plan Écophyto – pour lequel « on » a fixé un objectif de réduction arbitraire, en quelque sorte, sur le coin d'une nappe – relève de cette conception. Les matériels plus performants contribuent à la réduction des volumes et évitent les doubles doses par recouvrement.

 

Pour l'autre – que la profession agricole ferait bien de promouvoir sous peine de se retrouver sans solutions de protection et condamnés à regarder passer les camions de produits alimentaires importés de pays résistant à l'hystérie – ces produits contribuent à la qualité sanitaire des denrées produites. La pomme « traitée », par exemple, n'est pas seulement belle, mais présente aussi un risque de patuline (une mycotoxine) réduit. Les matériels plus performants permettent des traitements plus précis, donc une meilleure protection.

 

Et il va de soi que les produits nouveaux mis sur le marché par les industriels – quand ils n'en sont pas empêchés par l'hystérie ambiante – se doivent d'être plus performants tous les points de vue. Mais là, on a un intertitre dans l'article de Terre-net : « En 60 ans, la toxicité des matières actives a été divisée par 8,5 ». Il reste toutefois à démonter l'imposture du « le produit P, x fois plus toxique (ou nocif) que le DDT.

 

 

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