Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glyphosate : autopsie d'un nouveau mensonge d'État

19 Mai 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Glyphosate (Roundup), #Union européenne, #Politique, #Perturbateurs endocriniens

Glyphosate : autopsie d'un nouveau mensonge d'État

 

David s'est demandé... il a la réponse pour la France.

 

 

Jour J à Bruxelles

 

Aujourd'hui, les représentants des États membres doivent se prononcer à Bruxelles sur le renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du glyphosate, un herbicide total vieux de plus de 40 ans, le plus employé dans le monde, vendu aux particuliers dans les jardineries et grandes surfaces, et même les supérettes de campagne.

 

Cette décision a une portée considérable : c'est l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation européenne qui est en jeu. C'est le cas aussi de l'environnement et de la santé publique, mais dans un sens contre-intuitif : l'interdiction du glyphosate impliquera sans nul doute l'utilisation de produits bien plus préoccupants. Et, pour l'environnement, ce sont les techniques de culture simplifiées qui risquent de pâtir d'une décision négative. Il ne faut certes pas céder au catastrophisme, mais il importe de bien saisir les enjeux.

 

Sauf erreur, le vote des États membres n'est que consultatif et ne s'impose pas à la Commission. Il va de soi, cependant, que celle-ci pourra difficilement passer outre un résultat négatif et adopter la décision qu'elle a proposée ; ce serait immédiatement interprété comme une priorité donnée aux intérêts économiques au détriment de la santé publique. Notre construction européenne fort malmenée n'a pas besoin de ça. Les États membres enclins à poursuivre à Bruxelles une manœuvre de basse politique national le comprendront-ils ? La France... ?

 

 

Peste ! Le pesticide n'est plus cancérogène...

 

Pendant des mois, certain membre du gouvernement – enfin de la principauté environnementale – a surfé sur la décision du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de classer le glyphosate comme « cancérogène probable », s'alimentant auprès de l'activisme anti-pesticides et anti-capitaliste, et l'alimentant en retour.

 

Cet argument vient de tomber avec fracas : la Réunion conjointe de la FAO et de l'OMS sur les résidus de pesticides (Joint FAO/WHO Meeting on Pesticide Residues – JMPR), qui a tenu une session extraordinaire du 9 au 13 mai 2016, a conclu que « le glyphosate n'est vraisemblablement pas génotoxique [unlikely to be genotoxic] aux expositions alimentaires prévues » et que « le glyphosate ne pose vraisemblablement pas de risque cancérogène [unlikely to pose a carcinogenic risk] pour l'Homme par l'exposition par l'alimentation. » Et l'OMS a fait diligence pour publier un un pré-rapport « pour que l'information puisse être disséminée rapidement ».

 

Digressons brièvement, enfin pas vraiment : le CIRC est sous l'égide de l'OMS. Nombreux ont été ceux qui ont fait le raccourci pour donner plus de poids à leur boniment : « L'OMS a classé... ». Ils ont l'air fin maintenant...

 

Tenez, Mme Ségolène Royal a déclaré le 4 mars 2016 :

 

« Il faut vraiment que l'Union européenne et la Commission s'alignent sur la position la plus protectrice de l'environnement et de la santé. La France va pousser pour la position la plus offensive qui est la position de l'OMS. »

 

Voir par exemple ici, mais la déclaration a bien sûr été reprise par les médias militants. En fait de position offensive, c'était plutôt une offense à la raison et à la bonne foi...

 

Digressons encore : certains activistes ont accusé l'OMS de vouloir peser – indûment, cela va de soi – sur la décision européenne. C'est oublier que la réunion de la JMPR avait été programmée à l'automne 2015, et que la décision européenne aurait dû être prise le 8 mars 2016. Mais la fin justifie les moyens, même les plus infâmes.

 

 

...c'est abracadabrantesque... il est devenu un perturbateur endocrinien

 

Or donc, la France est entrée en campagne électorale et il faut donner des gages à la bien-pensance « écologique ». De toute manière, flatter la minorité qui peut faire la différence est un besoin permanent (c'était pareil sous la présidence précédente), et nous devons de surcroît souffrir un ministre de l'agriculture aux opinions bien arrêtées. La France s'opposera donc au renouvellement de l'autorisation du glyphosate. M. Le Foll l'avait dit au Sénat le 12 mai 2016 dans une déclaration confuse dont le sens est maintenant clair.

 

En campagne électorale ? C'est Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, qui est montée au front le mercredi 18 mai 2016, dans la Matinale de France Info. Qu'a-t-elle dit ?

 

« "Le président de la République a dit très clairement lors de la dernière conférence environnementale que le glyphosate ne serait pas autorisé en France", a rappelé la ministre de la Santé, "car indépendamment des débats sur le caractère cancérigène ou non du glyphosate, nous considérons, et les études dont nous disposons montre que c'est un perturbateur endocrinien", a expliqué Marisol Touraine.

 

Selon elle, "d'autres études sont attendues pour 2017 mais en attendant, nous ne renouvelons pas l'autorisation du glyphosate." »

 

Formidable ! Le glyphosate était cancérogène – selon l'OMS, argumentum ad auctoritatem oblige –, l'argument tombe et, hocus pocus, il devient un perturbateur endocrinien.

 

 

Mensonges d'État...

 

 

Bien évidemment, notre respect inconditionnel pour notre gouvernement et notre confiance inébranlable dans sa bonne foi nous imposent de croire que ces études n'ont pas été gardées sous le coude, mais qu'elles ont été faites et sont apparues, comme par magie, entre le 12 et le 18 mai 2016.

 

Au fait, nos dirigeants se souviennent-ils qu'ils ont délégué à l'ANSES, à compter du 1er juillet 2015, en application de l'article 51 de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, la mission de délivrer, retirer ou modifier les autorisations de mise sur le marché et permis des produits phytopharmaceutiques, des matières fertilisantes et supports de culture et des adjuvants ?

 

Ces études qui prouvent que le glyphosate est un perturbateur endocrinien – des études qui n'ont visiblement pas perturbé les décideurs nationaux qui ont autorisé le glyphosate quasiment dans le monde entier –, ce sont un mensonge d'État. Tout comme l'annonce d'une décision de non-autorisation – enfin si le gouvernement a le respect de ses institutions et si ses institutions ont le respect de leur mission.

 

Le 17 septembre 2015, Mme Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l'Université de Pau et des pays de l'Adour, membre de l'Académie d'Agriculture de France, s'était insurgée dans la Tribune contre la « petite » loi – petite car composée d'un seul article, sans aucun considérant – votée dans l'urgence le 2 juin 2014 pour interdire en France la mise en culture des variétés de maïs OGM. Elle considérait – à juste titre – que cette loi était fondée sur un mensonge d'État, une décision strictement politique, non fondée scientifiquement. Elle « repose – a-t-elle écrit – sur une duperie scientifique organisée dans les hautes sphères du pouvoir ».

 

En matière de mensonges d'État, nous pouvons penser que nous venons de voir pire.

 

 

...contre des intérêts économiques passés par pertes et profits

 

Dans le cas du maïs, le seul dégât effectif est que nos producteurs ne peuvent pas utiliser le maïs Bt MON 810, qui profite aux seuls espagnols et portugais en Europe. Imaginez une agriculture française, mais aussi des entreprises publiques comme Réseau ferré de France, sans glyphosate, face à la concurrence européenne...

 

M. Le Foll a beau avoir déclaré : « ...il n'est pas question de renouveler l'autorisation, mais dans le cadre européen » : ce n'est pas cohérent avec la dernière déclaration, encore plus irrationnelle que la sienne et, surtout, démagogique et électoraliste.

 

C'est là une autre considération. Triviale...

 

 

PS (post scriptum) : France Info face à l'hystérie anti-glypho

 

France Info a fait fort avec, si nous avons bien compté sept articles récents sur son site. Les journalistes se sont attachés à faire preuve de neutralité. Et ils ont plutôt réussi, du moins à l'écrit, et sachant qu'en cette période d'hystérie anti-glypho, on pouvait s'attendre au pire (mise à jour ci-dessous).

 

Il y a un « Renouvellement du glyphosate : "Il faut faire confiance à nos instances" (porte-parole plate-forme glyphosate France) ». Ce n'est pas tous les jours que l'on donne la parole à M. Yann Fichet...

 

Ce billet fait le pendant de « Renouvellement du glyphosate : "Le principe de précaution doit prévaloir" (Greenpeace France) ». L'argumentation de GP est intéressante :

 

« "On attend une étude d'ici l'année prochaine de l'agence européenne sur les produits chimiques avec une évaluation des impacts sur la santé humaine, mais en attendant, il nous semble indispensable d'interdire les usages" a expliqué Suzanne Dalle. »

 

Mais peut-être n'ont-ils pas eu, chez Greenpeace, les études sur la perturbation endocrinienne qui ont convaincu notre gouvernement...

 

Dans « Agriculteur avec ou sans glyphosate : deux conceptions du métier », la journaliste a tenté un exercice d'équilibre : 240 hectares cultivés avec du glyphosate pour l'un, qui « arrive à produire beaucoup: plus de 100 quintaux à l'hectare pour le blé » ; et pour l'autre 40 hectares en agriculture bio... pour quels rendements ? Posons le problème en termes un peu différents : combien de personnes nourries par l'un et par l'autre à surface égale ? Un élément de réponse :

 

« Armel va produire deux fois moins que son voisin André mais il va pouvoir vendre son lait ou ses céréales deux fois plus chers. L'un dans l'autre il s'y retrouve et ne craint plus les interdictions de pesticides. »

 

Mais, tout en haut du tableau d'horreur, il faut mettre : « Glyphosate : des scientifiques dénoncent l’étude de l’EFSA, "une évaluation anonyme" (Robert Bellé, toxicologue) ». Voilà donc un scientifique – qui se prévaut de sa qualité de scientifique – qui fait un commentaire dans la droite ligne des insinuations des activistes. Il est vrai qu'il est aussi un des signataires de la fameuse lettre envoyée le 27 novembre 2015 par un groupe de scientifiques menés par M. Christopher J. Portier au Commissaire à la Santé et la Sécurité Alimentaire Vytenis Andriukaitis pour contester les conclusions de l'EFSA et lui demander de les classer sur le mode vertical (voir notamment ici sur ce site).

 

L'argumentation est impressionnante : c'est maintenant l'OMS et la FAO qui disent... mais sus à l'évaluation de l'EFSA. Ou encore : on connaît les noms des experts du CIRC... pas ceux de l'EFSA... qui a donc produit « en quelque sorte une évaluation anonyme qui a des conséquences extrêmement graves ».

 

Nous, nous pensons que des scientifiques qui utilisent ce genre d'argument, c'est extrêmement grave.

 

 

Mise à jour de 15 heures

 

Quand on lit « Le glyphosate, herbicide controversé » de FranceTVInfo – attention, il y a TV dans l'URL – on se demande si ces gens qui présentent l'actualité suivent l'actualité : « Probablement cancérigène, selon l'OMS »...

 

Il est vrai par ailleurs que : « Une cinquantaine de militants écologistes se sont réunis mercredi 18 mai à Bruxelles pour mettre la pression sur les commissaires européens. » Ça, c'est une information importante ! Ils peuvent certes se prévaloir de « plus d'un million de signatures pour demander le retrait du glyphosate à la vente », mais il faut voir les tombereaux de désinformation qui ont permis d'atteindre ce chiffre (sans compter que cela vaut la peine de vérifier les « signatures »).

 

 

Partager cet article

Commenter cet article

Pierre B. 23/05/2016 23:40

Bonjour,

Une remarque sur le travail du CIRC et de l'AESA. Le CIRC évalue s'il est possible que quelque chose présente un risque de cancer pour l'homme. L'AESA fait de l'évaluation des risques, ce qui n'est pas la même chose. Le CIRC ne se préoccupe pas de savoir si ce risque est probable, mais simplement s'il existe. L'AESA (et je n'ai pas vérifié concernant le travail de la FAO et de l'OMS mais cela doit être le cas) va plus s'intéresser à la criticité de ce produit. Et ils ont conclu qu'avec les règles actuelles, il n'y à priori pas de risque. Cet article le résume assez bien : https://www.geneticliteracyproject.org/2015/07/24/why-do-regulators-conclude-glyphosate-safe-while-iarc-almost-alone-claims-it-could-cause-cancer/
Notons que c'était aussi la raison évoqué par le Canada pour justifier aussi son choix (il y a un an) : "It is important to note that a hazard classification is not a health risk assessment. The level of human exposure, which determines the actual risk, was not taken into account by WHO (IARC)" (source : http://www.producer.com/daily/glyphosate-not-a-health-risk-health-canada/ ).

Il est vraiment triste de voir autant de gens, parmi les politiques et les scientifiques ne pas comprendre la différence entre l'évaluation des risques et l'évaluation de la présence d'un risque.

Autre point, noté dans les commentaires du premier lien (et j'aurais voulu savoir si vous en savez un peu plus) concernant les adjuvants d'un pesticide. On reproche régulièrement à l'AESA de ne pas avoir pris en compte les adjuvants (vu que la réglementation ne l'oblige pas à le faire lors de l'évaluation des risques) contrairement au CIRC. Un point que je n'ai pas réussi à éclaircir est l'absorption ou non de ces adjuvants (par contact direct ou dans l'alimentation). Car même si l'on prouve que les mélanges à base de glyphosate sont plus toxiques que le glyphosate seul, il faut encore prouver que ces mélanges se retrouvent lors de l'absorption, ce qui n'est absolument pas évident. Etes vous au courant d'études portant sur ce point ? Le rapport du CIRC; qui tient pourtant compte des résultats des études sur les mélanges à base de glyphosate; tient uniquement compte des études portant sur l'absorption du glyphosate seul. Je trouve ça un peu malhonnête de leur part, mais peut-être qu'il existe que peu d'études à ce sujet.

Seppi 24/05/2016 09:49

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

« Le CIRC évalue s'il est possible que quelque chose présente un risque de cancer pour l'homme » ?

Effectivement, le CIRC évalue un danger. Il l'écrit du reste, avec un extraordinaire sens de l'irresponsabilité, dans la note au lecteur :

« The term ‘carcinogenic risk’ in the IARC Monographs series is taken to mean that an agent is capable of causing cancer. The Monographs evaluate cancer hazards, despite the historical presence of the word ‘risks’ in the title.

Inclusion of an agent in the Monographs does not imply that it is a carcinogen, only that the published data have been examined. Equally, the fact that an agent has not yet been evaluated in a Monograph does not mean that it is not carcinogenic. Similarly, identification of cancer sites with sufficient evidence or limited evidence in humans should not be viewed as precluding the possibility that an agent may cause cancer at other sites. »

Irresponsabilité car, d'une part, on n'emploie pas un mot pour un autre pour des raisons « historiques » et, d'autre part, on ne publie pas la note au lecteur dans un document séparé sur l'Internet.

La différence entre « danger » et « risque » est aussi expliquée dans le Préambule, également publié sous forme de document séparé :

« A cancer ‘hazard’ is an agent that is capable of causing cancer under some circumstances, while a cancer ‘risk’ is an estimate of the carcinogenic effects expected from exposure to a cancer hazard. The Monographs are an exercise in evaluating cancer hazards, despite the historical presence of the word ‘risks’ in the title. The distinction between hazard and risk is important, and the Monographs identify cancer hazards even when risks are very low at current exposure levels, because new uses or unforeseen exposures could engender risks that are significantly higher. »

J'ai expliqué tout ça dans un billet précédent.

Les politiques... hélas !

S'agissant de votre troisième point, le CIRC et l'EFSA (et les autres agences d'évaluation) sont à égalité pour l'étude des effets cancérogènes sur l'Homme : parce qu'il n'y a pas d'expérimentation, les seules données disponibles portent sur des données issues d'expositions aux produits formulés, et ce, dans le brouhaha des multiples facteurs de confusion. Les données sur l'animal et les mécanismes, les différences sont de deux ordres : le CIRC refuse les études non publiées – donc notamment celles de l'industrie – mais peut en tenir compte indirectement par les documents publiés des agences d'évaluation :

« With regard to epidemiological studies, cancer bioassays, and mechanistic and other relevant data, only reports that have been published or accepted for publication in the openly available scientific literature are reviewed. The same publication requirement applies to studies originating from IARC, including meta-analyses or pooled analyses commissioned by IARC in advance of a meeting (see Part B, Section 2c). Data from government agency reports that are publicly available are also considered. Exceptionally, doctoral theses and other material that are in their final form and publicly available may be reviewed. »

D'autre part, le CIRC s'intéresse au danger et les agences d'évaluation au risque. Le CIRC peut donc trouver pertinent le résultat d'une étude dans laquelle on a administré une dose grotesque d'agent potentiel, et les agences l'écarter parce qu'il ne reflète pas la réalité de la vraie vie.

« On reproche régulièrement à l'AESA de ne pas avoir pris en compte les adjuvants (vu que la réglementation ne l'oblige pas à le faire lors de l'évaluation des risques) contrairement au CIRC » ?

Effectivement, c'est un « reproche ». Sauf que les deux étudient foncièrement les mêmes documents et essaient (enfin j'espère) de faire la part des choses quand une étude a été faite sur des produits formulés.

Je n'ai pas beaucoup exploré la question des adjuvants.

Ce sont des tensioactifs que l'on peut retrouver dans les produits ménagers et de soin (shampooings par exemple). Si on a des inquiétudes à avoir, mieux vaut se préoccuper de la vaisselle mal rincée...

Et ça m'étonnerait fort que ces adjuvants se retrouvent dans l'alimentation. Et par conséquent qu'on trouve beaucoup de littérature sur l'absorption par voie alimentaire. Pour les applicateurs, c'est une autre histoire :

http://www.jle.com/fr/revues/ers/e-docs/glyphosate_toxicologie_et_evaluation_du_risque_pour_lhomme__261690/article.phtml?tab=texte

PS : Le formatage est passé. Ça prend un peu de temps avant qu'il n'apparaisse sur l'écran.

Pierre B. 23/05/2016 23:42

Oups, mon formatage n'est pas passé, désolé pour le pavé. Des espaces étaient prévues à la base :(

fm06 20/05/2016 11:34

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. Bientôt on va accuser le glyphosate de financer des réseaux terroristes. Ou de contribuer au changement climatique. Ou autre chose. Tout est permis pour récupérer quelques voix écolos.

Seppi 20/05/2016 12:00

Bien d'accord ! Regardez dans la "littérature" de Séralini, Samsel, Seneff et consorts tout ce qu'il provoque !

Thiloup 19/05/2016 12:52

L'ANSES et l'EPA avait déjà réfuté le caractère perturbateur endocrinien https://www.anses.fr/fr/system/files/SUBCHIM2015sa0093.pdf et https://www.epa.gov/sites/production/files/2015-06/documents/glyphosate-417300_2015-06-29_txr0057175.pdf. En l'occurence, les seules études disponibles sont celle d'un chercheur unique en 2009 (Gasnier) et ...Séralini...La pseudoscience au pouvoir? http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19539684

Seppi 19/05/2016 16:07

Merci pour votre commentaire. J'avais oublié de citer l'avis de l'ANSES. Vous l'avez fait...

Il me semble que l'EFSA s'est aussi penchée sur la question de la perturbation endocrinienne, pour l'écarter :

http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/4302_glyphosate_complementary.pdf