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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glané sur la toile (60) : « L'utopie de l'alimentation durable sans production animale » sur le Huffington Post

23 Février 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Alimentation

Glané sur la toile (60) : « L'utopie de l'alimentation durable sans production animale » sur le Huffington Post

 

Ces gens sont'ils encore doués de raison ?

 

Il n'est pas tout à fait récent... mais c'est une contribution importante au débat, et surtout courageuse en ces temps d'intégrisme pseudo-environnemental et de correctitude politique (on a bien eu « bravitude »...),

 

« L'utopie de l'alimentation durable sans production animale » sur le Huffington Post vaut le détour.

Les auteurs en sont M. Jean-Louis Peyraud, chercheur de l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique), président du comité stratégique du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Élevages demain, et président de l'Animal Task Force au niveau européen ; et M. Alexandre Ickowicz, chercheur au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

Glané sur la toile (60) : « L'utopie de l'alimentation durable sans production animale » sur le Huffington Post

En ces temps où « c'est chic de parler français » – oups, ça, s'était les panonceaux dans les trams de Strasbourg après guerre... Reprenons : en ces temps où c'est chic d'attribuer tous les maux de la terre, ou presque, à l'élevage et à la consommation de viande (quand on a la chance de pouvoir parler la bouche pleine), on notera ces fortes paroles :

« Une partie des protéines végétales consommées par les animaux d'élevage ne sont en fait pas consommables directement par l'homme. Ainsi les ruminants sont capables de convertir des matières cellulosiques et protéines des fourrages indigestibles pour nous, en protéines de haute valeur nutritionnelle. Ces fourrages représentent 70 % ou plus de leur ration, le reste étant composé d'aliments concentrés supplémentaires, dont des protéines végétales qui pourraient être destinées à l'alimentation humaine. Pour 1 kg de ces protéines végétales, une vache laitière produit entre 0,8 et plus de 2 kg de protéines. Le rapport est donc bénéfique. »

 

Combien sont-ils, ces brasseurs de lieux communs et faiseurs d'opinion, qui croient (c'est leur droit) et qui professent (c'est aussi leur droit, mais...) que l'élevage moderne, c'est 100 % de maïs et de soja ? OGM, of course !

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Simon 23/02/2016 12:25

Bonjour, en général, les principaux reproches que j'ai entendus à l'encontre de la viande n'étaient pas en matière de valeur nutritionelle mais surtout d'émissions de GES. C'est notamment le cas des ruminants qui relachent du méthane qui est un GES plus puissant que le CO2.

L'article traite de cela en affirmant que les prairies absorbent 570 kg de CO2 par hectare par an. En toute sincérité, je ne m'y connais pas trop dans ce qui est cycle du carbone et je ne me rends pas compte de ce que signifie ce chiffre.

A-t-on une idée du ratio entre ce qui est absorbé par la prairie et ce qui est émis pour les ruminants?
Sous quelle forme est stockée le carbone dans le sol? Au bout de 10 ans, il va donc y en avoir 6 tonnes de stockés dans la terre? Même pour des prairies très vieilles? La capacité de stockage ne devient-elle pas nulle au bout d'un certain temps d'exploitation d'une prairie?
Désolé si les questions paraissent idiotes.

J'ai lu le rapport de l'IDELE sorti en 2010 : "Le stockage de carbone par les prairies". Mon manque de formation et de connaissance sur le sujet fait que je ne suis pas sur d'avoir bien compris le document.