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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glané sur la toile (40) : bisphénol A, ou BPA, ou bon pour activisme sur Le Blog d'Albert Amgar

14 Décembre 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Alimentation

Glané sur la toile (40) : bisphénol A, ou BPA, ou bon pour activisme sur Le Blog d'Albert Amgar

 

Source : http://www.quechoisir.org/alimentation/securite-hygiene/actualite-bisphenol-a-interdit-dans-les-emballages-alimentaires

 

Le blog d'Albert Amgar est une mine d'informations, avec les liens qui permettent d'aller plus loin.

 

Quelle est la situation au sujet du bisphénol A, l'emblématique perturbateur endocrinien, au niveau réglementaire en Europe ? Vous le saurez en lisant « Saga du BPA : La feuille de route de la Commission contestée ? » Le point d'interrogation n'a évidemment qu'une fonction cosmétique.

 

« Le blog est conscient que cette saga a été portée par des groupes ou des personnes qui entendent vouloir interdire à peu près tout, dès lors que le mot risque est prononcé. Que n’a-t-on dit sur le trop plein d’études scientifiques en défaveur du BPA ? Je m’étonne que même dans la novlangue actuelle, le mot risque ne soit pas interdit. Le drame est que les industriels doivent faire face à des ONG, organismes généralement non démocratiques, financés sur fonds publics pour la plupart, alors que la réglementation développée par des élus a peine à s’imposer, bien triste de voir cela. L’EFSA avait conclu le 25 mars 2015 à un faible risque pour la santé. Dès lors on peut craindre que le BPA suivra le magnifique exemple des OGM, interdits réglementairement, mais autorisés scientifiquement ! Mais dans quel monde vivons-nous ? Rien n’est gagné mais le feuilleton risque encore de durer une nouvelle saison. »

 

La feuille de route est ici. Elle nous dit :

 

« Il convient cependant de noter que l'opinion scientifique de l'EFSA montre que le niveau de BPA auquel les consommateurs de tous âges sont exposés est très en dessous de la t-TDI [dose journalière tolérable temporaire] et conclut qu'il n'y a de préoccupation de santé pour aucun groupe d'âge résultant de l'ingestion alimentaire et une préoccupation de santé faible pour l'exposition globale, qui inclut des sources autres que l'alimentation. »

 

On embraye sur la partie suivante, intitulée :

 

« Incertitude s'agissant du statut légal de l'utilisation du BPA dans des matériaux en contact avec des aliments et effet négatif sur la confiance des consommateurs ».

 

Nous y voilà : les autorités européennes vont-elles répondre à l'incertitude et à l'effet négatif sur la confiance des consommateurs en expliquant quelle est la situation sur le plan scientifique et technique (à savoir que si on interdit le BPA, il faudra le remplacer par une autre substance, évidemment sans risque) ? Ou en démissionnant devant les pressions ?

 

Affaire à suivre... notamment sur le blog d'Albert Amgar.

 

On rappellera que la fabrication et la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A sont interdites en Europe depuis janvier 2011. En France, on ne saurait répondre à des inquiétudes alimentaires que par des interdictions... la fabrication, l'exportation, l'importation et la mise sur le marché de tout conditionnement alimentaire contenant du bisphénol A sont interdites depuis janvier 2015.

 

Il est donc remplacé par des substances moins bien testées qui sont déjà accusées d'être des... perturbateurs endocriniens.

 

 

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