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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Comment Greenpeace nous piège en marge de la COP21, avec le concours du Monde

11 Décembre 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Greenpeace, #critique de l'information

Comment Greenpeace nous piège en marge de la COP21, avec le concours du Monde

 

 

C'est un article du Monde, « Comment Greenpeace a piégé des scientifiques en marge de la COP21 ». Du Monde de M. Stéphane Foucart. Et du Foucart de « La fabrique du mensonge – Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger » (on peut revoir une jolie critique sur Agriculture&Environnement).

 

Le Monde n'a pas été le seul à relayer l'« information » qui émane d'un site, energydesk, administré par une équipe de rédaction basée dans les locaux de Greenpeace UK. Serait-ce une succursale qui n'est pas vraiment une succursale ? Et une succursale de qui précisément ?

 

Le Huffington Post s'est fendu d'un « Greenpeace Says Fossil Fuel Industry Misleads On Climate Science ». Pour le New York Times, c'est « Greenpeace Subterfuge Tests Climate Research ». Mais ces deux journaux ont au moins permis à leurs lecteurs d'accéder à la source et, directement ou à travers elle, aux échanges de courriels incriminés (ici et ici).

 

 

Un péché originel...

 

Le fait divers est plaisant et navrant à la fois.

 

Il débute par un... mensonge. Des gens de Greenpeace UK se font passer pour des consultants en relations publiques et sondent deux personnes pour savoir si – et à quelles conditions – elles sont prêtes à contribuer à une opération de communication, appelons la pour simplifier « climatosceptique ».

 

La chose s'est certes déroulée sur le plan international, mais il sied de rappeler le droit français, l'article 313-1 du Code pénal, ne serait-ce que pour faire comprendre la nature des faits ou allégations de faits complaisamment rapportés par le Monde :

 

« L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. »

 

 

...rapporté sans esprit critique et avec une dose de [autocensuré]

 

La combinaison de l'usage de faux noms, de fausses qualités et l'emploi de manœuvres frauduleuses se poursuivent par... des mensonges et ce qu'on peut charitablement appeler des demi-vérités.

 

Le Monde écrit ainsi, sans recul :

 

« ...l’organisation Greenpeace a dévoilé une série de correspondances montrant comment des industriels des combustibles fossiles peuvent s’offrir, en toute discrétion, les services de plusieurs universitaires pour fragiliser les négociations climatiques. »

 

Certes, deux universitaires, c'est déjà « plusieurs » selon une acception très minoritaire du mot. Et des universitaires en retraite restent des « universitaires ». Mais le lecteur fait-il dans la nuance ?

 

L'un d'eux est le physicien William Happer, professeur émérite à l’université de Princeton (New Jersey), maintenant âgé de 76 ans. Voici ce que le faux consultant en relations publiques lui a proposé selon le Monde :

 

« Notre client est une compagnie pétrolière du Proche-Orient, inquiète de l’impact de la conférence climatique des Nations unies qui doit se tenir ce mois-ci, écrit-il. (…) Nous pensons que, vu votre travail important sur le sujet et votre poste à Princeton, un très court article écrit ou endossé par vous pourrait œuvrer fortement en faveur de notre client. »

 

Seulement voilà : il y a une partie omise, signalée dans le texte cité ci-dessus. Serait-ce à dessein ? La voici :

 

« Je vous écris maintenant parce que nous cherchons à passer commande pour une note d'information [briefing] qui sera diffusée au début de l'année prochaine, après la conférence, et qui soulignera le rôle crucial que le pétrole et le gaz ont à jouer dans les économies en développement, comme la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de notre client. »

 

Voilà de quoi « fragiliser les négociations climatiques »... après les négociations. Et faire s'effondrer une partie de la théorie du complot.

 

Passons à l'effondrement de la suite. L'article poursuit par la description d'un montage sur le financement. Selon le Monde de M. Foucart,

 

«  [M. Happer] [...] précise que ses honoraires se montent à 250 dollars l’heure. Il souhaite toutefois que les sommes soient versées au CO2 Coalition, un think tank climatosceptique qui le défraie, mais ne lui règle pas de salaire.

 

« Cependant, pour garantir la crédibilité de l’article demandé, le (faux) commanditaire demande au physicien s’il est possible de maintenir le financement secret. "Si j’écris l’article seul, je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème à indiquer : 'L’auteur n’a reçu aucune compensation financière pour ce texte'", répond M. Happer»

 

Que nous est-il suggéré ? Que M. Happer va se faire payer. Que la rémunération sera versée à un intermédiaire. Que M. Happer cachera le financement, donc le conflit d'intérêts.

 

La rédaction pourra difficilement nier : c'est bien dans ce sens que la majorité des commentateurs se sont exprimés.

 

 

Les faits ne confortent pas la thèse ? Manipulons les...

 

Ce n'est pas la lecture que nous avons de l'échange de courriels !

 

Nous, nous les avons lus, et ils sont l'ordre chronologique. M. Happer donne une première réponse très précautionneuse qui ne ferme pas la porte. Ce n'est pas le scientifique prêt à se prostituer : il se dit prêt à apporter une contribution au cas où ses propres vues, exposées dans une pièce jointe à son courriel du 3 novembre 2015, rejoindraient celles du présumé commanditaire (M. Happer précisera du reste ses thèses le 5 novembre 2015, et Greenpeace en profitera évidemment pour le dépeindre sous un jour peu favorable).

 

On se doute de la réaction du faux agent... la porte est entrouverte, il faut foncer. Il enfume avec des questions somme toute accessoires et pose finalement une question (le 5 novembre 2015) :

 

« [...] il serait utile de savoir si vous auriez besoin de déclarer la source de financement en publiant une recherche de ce genre. »

 

Dans un courriel du même jour (5 novembre 2015), M. Happer signale qu'il a fermé son laboratoire l'année passée, après son départ à la retraite, et ajoute :

 

« Mes activités tendant à repousser l'extrémisme climatique sont le fruit d'une passion, la défense des idéaux chéris de la science qui a été tant corrompue par le culte du changement climatique. Si votre client envisage de me rembourser pour avoir écrit quelque chose, je vous demanderai que toute rémunération qui me serait revenue aille directement à la CO2 Coalition. [...] »

 

Insistons lourdement : les théoriciens et fabricants de complots sont confrontés à un personnage qui se dit prêt à travailler gratuitement, pour la seule satisfaction de l'avancement d'une cause qu'il estime juste et nécessaire. Et à une suggestion de faire un don – si le client le veut bien – à une association.

 

Le « ...[La CO2 Coalition] le défraie, mais ne lui règle pas de salaire » de M. Foucart est du reste aussi ambigu : M. Happer avait précisé que la CO2 Coalition « couvre des frais de voyage occasionnels, mais ne me paie aucun honoraire ni salaire. » Reconnaissons que les mots sont comptés dans un article du Monde ; mais il faut bien admettre que l'absence de référence aux honoraires va judicieusement dans le sens de la thèse suggérée.

 

Le faux consultant en relations publiques insiste donc le lendemain (6 novembre 2015) :

 

« Sur la question des remboursements, nous vous rémunérerons évidemment pour votre travail et nous serons plus qu'heureux de payer les honoraires à la CO2 Coalition. Travaillez-vous sur la base d'honoraires fixes par projet ou à l'heure ? Si vous avez des chiffres à suggérer, nous pouvons les faire passer par notre équipe ici. »

 

Avez-vous vu le piège ? Le faux agent évoque des honoraires versés à ce qui passe pour un intermédiaire. Si M. Happer ne réagit pas fermement, il est en mauvaise posture ; ou, plutôt, Greenpeace peut dérouler sa fable.

 

Faut-il encore insister pour démontrer que, effectivement, Greenpeace a piégé un scientifique, des journalistes (encore que, d'aucuns sont tellement férus de complotisme ou simplement avides d'« informations » bien baveuses) et le vulgum pecus ?

 

Ce qui est présenté dans un média comme un montage par M. Happer pour cacher une activité vénale est en fait un montage par Greenpeace dans le but de faire croire à l'existence d'un montage vénal, avec financements occultes. La vérité est bien différente : M. Happer se dit prêt à contribuer gratuitement, pour l'amour de la science ; le chevalier d'industrie médiatique insiste pour obtenir de quoi monter une histoire (et la monte par la suite) ; des médias reprennent l'histoire sans vérification et sans esprit critique ; le premier qui raconte le bobard en entraîne d'autres qui, n'étant pas les premiers sur le coup, se mettent à surenchérir.

 

L'escroc insiste, en effet (le 6 novembre 2015) :

 

« ...notre client ne souhaite pas voir son nom associé à la recherche car il pense que cela [en fait, le secret] conférera plus de crédibilité au travail. Quelles sont les dispositions d'anonymat que fournit la CO2 Coalition ? Est-ce que cela serait un problème ? »

 

Cela devient en termes journalistiques dans le Monde :

 

« ... pour garantir la crédibilité de l’article demandé, le (faux) commanditaire demande au physicien s’il est possible de maintenir le financement secret. » Non mais regardez : « ...pour garantir... »...

 

La réponse suivante de M. Happer, également du 6 novembre 2015, montre qu'on est encore loin d'un accord, et encore plus d'une compréhension mutuelle :

 

« J'espère que je comprend ce que vous entendez par "projet". Je pensais que vous vous référiez à la rédaction de quelque chose comme le livre blanc ou le témoignage à des fins réglementaires que je joins une nouvelle fois à des fins de clarté. Mes honoraires pour ce genre de travail sont de 250 $ de l'heure [...]. »

 

M. Happer écrit bien :

 

« Si j’écris l’article seul, je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème à indiquer : "L’auteur n’a reçu aucune compensation financière pour ce texte".' »

 

Mais c'est de manière indépendante, pas dans le contexte d'une tentative de dissimulation de financement occulte. Du reste, M. Happer poursuit :

 

« Je suis à peu près sûr que le dont fait par votre client à la CO2 Coalition en mon nom n'aura pas à être rendu public en vertu des règles américaines sur les organisations éducatives 503(c)(3) [...]. »

 

Que faut-il entendre par là ? Rien d'autre que ce qui est écrit... en réponse à des questions pièges.

 

Mais ce n'est certainement pas ainsi que les lecteurs comprendront cet article, dont le sens avait été annoncé en introduction : « ...des industriels des combustibles fossiles peuvent s’offrir, en toute discrétion, les services de plusieurs universitaires pour fragiliser les négociations climatiques. »

 

 

Un parfum de totalitarisme

 

Le lecteur se demandera-t-il aussi si les manœuvres employées par Greenpeace sont à la hauteur des affirmations ? Il y a deux réponses à cette question.

 

D'une part, l'histoire – la fable – rapportée par les médias s'arrête fondamentalement là pour l'embauche d'un « scientist-for-hire », d'un scientifique à louer (remarquez, encore une fois : c'est un scientifique avec des convictions affichées, pas un mercenaire acceptant la solde du plus offrant). On n'a donc même pas l'assurance que les manœuvres auraient abouti (la fable de la prétendue embauche de M. Franck Clemente, professeur émérite de sociologie dde la Penn State University est encore plus simple) ; en conséquence, affirmer que Greenpeace a montré comment les « industriels des combustibles fossiles peuvent s’offrir, en toute discrétion, les services de plusieurs universitaires [...] » est une inférence plutôt osée.

 

D'autre part, à l'évidence, les « industriels des combustibles fossiles peuvent s’offrir [...] » : ils ont un vivier de scientifiques à leur disposition.

 

Du reste, comment les gens de Greenpeace UK s'y sont-ils pris pour, selon Greenpeace France produire :

 

« ...une vaste enquête qui montre comment l’industrie pétrolière est capable d’acheter très facilement des universitaires pour faire publier des rapports fallacieux mais conformes à leurs intérêts mercantiles » ?

 

Ils se sont adressés à des scientifiques connus pour leur thèses et leur enthousiasme à les diffuser !

 

Ce qui nous mène à la question de l'intérêt des manœuvres de Greenpeace et de l'écho médiatique. Serait-ce que ceux qui ne bastent pas devant la bien-pensance doivent être interdits de parole, d'accès à la science (une science qui va à contre-courant de l'opinion générale) ? Dénigrés voire diffamés par tous les moyens ?

 

Source : http://lesmoutonsenrages.fr/2015/09/19/comment-fonctionne-la-machine-a-fric-de-greenpeace/

 

Que Greenpeace se livre à des manœuvres dont nous dirons pudiquement qu'elles sont contestables, après tout, c'est leur stratégie. Mais que dire de la couverture médiatique ?

 

Nous avons pris ci-dessus l'article de M. Foucart dans le Monde. Nous aurions pu prendre de la même manière le Huff version états-unienne ou le NY Times. Il est navrant que le prurit de l'« information » immédiate, du scoop, l'emporte sur la déontologie.

 

Car Energydesk/Greenpeace titre : « Exposed: Academics-for-hire agree not to disclose fossil fuel funding » (révélation : des universitaires à louer acceptent de ne pas divulguer des financements par l'industrie des énergies fossiles). Le cas de M. Happer que nous avons présenté avec détails ci-dessus à titre d'exemple montre que cette affirmation est fausse. M. Happer s'était dit prêt, dans des échanges préliminaires, à travailler gratuitement.

 

Leur chapô est tout aussi faux :

 

« Un climatosceptique notoirement connu [...] accepte d'écrire un papier en faveur des énergies fossiles financé secrètement par une entreprise pétrolière. »

 

Encore une fois, il n'y aurait pas eu de financement et, surtout, il n'y a eu aucun accord.

 

La suite est évidemment du même tonneau.

 

 

Prenons par exemple :

 

« Le professeur Happer, qui est un physicien et non un climatologue, a dit aux reporters de Greenpeace qu'il serait/était prêt à produire une recherche promouvant les avantages du dioxyde de carbone pour 250 $ l'heure. »

 

Inutile de revenir ici – sauf peut-être pour insister auprès des adeptes du complotisme et de la fabrique du mensonge – sur la question des honoraires. Mais il y a un autre mensonge : ce qui a été proposé était d'écrire sur « le rôle crucial que le pétrole et le gaz ont à jouer dans les économies en développement, comme la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de notre client»

 

Et « ...reporters de Greenpeace... » ? Ne voilà-t-il pas qu'ils se font aussi passer pour des reporters ?

 

N'êtes-vous pas encore atterré par autant de mauvaise foi ? Voici encore :

 

« Le fait que les universitaires étaient prêts à cacher la source de financement contraste singulièrement avec l'éthique de revues comme Science, qui indiquent dans leurs conditions pour la soumission de manuscrits que la recherche "doit être accompagnée par une divulgation claire des affiliations de tous les auteurs, de leurs sources de financement ou de leurs intérêts financiers qui pourraient soulever des questions sur les sources possibles de biais". »

 

Dans les deux cas – de M. Happer et de M. Clemente – il était question d'une note d'information (« briefing » ou « briefing paper »). Que vient donc faire « l'éthique de revues comme Science » ?

 

Peut-être souligner combien Greenpeace manque d'éthique et, comme corollaire, combien certains médias manquent de jugement, de déontologie et aussi d'éthique.

 

 

PS : la fabrique du mensonge tourne à plein régime

 

Greenpeace France a produit un billet, évidemment en brodant...

 

L'« information » a été reprise par d'autres médias, avec des dérives intolérables. Ainsi, selon FranceTVInfo :

 

« Le Monde précise que le chercheur fixe son prix et demande que la somme soit versée à un organisme climatosceptique "qui le défraie". Pour prouver la bonne foi de l'article, il accepte aussi de mentir en intégrant la mention "l'auteur n'a reçu aucune compensation financière pour ce texte". »

 

Pour RSE :

 

« L’organisation Greenpeace a piégé les scientifiques de la Conférence environnementale de Paris (COP21) [...] »

 

Mais là, on est dans le registre de l'illettrisme. Encore plus fort, Santé Magazine, qui titre :

 

« Greenpeace dénonce la corruption de scientifiques par des industriels du pétrole et du charbon ».

 

Et le pompon d'une toute petite exploration dans la fange médiatique, est décroché par un blog, Houssenia Writing dont nous avons déjà remarqué les... appelons-les approximations. Dans « Greenpeace expose la corruption de scientifiques pour nier le réchauffement climatique », l'auteure produit la citation suivante d'un courriel de M. Happer :

 

« Je peux publier un article sur une revue scientifique qui insisterait sur les bienfaits d’augmenter les émissions d’énergie fossile. Mais cela retarderait considérablement sa publication puisque les évaluateurs découvriraient immédiatement la supercherie. Mais on peut s’en servir pour créer le doute. Et je peux insister sur mes affirmations selon les besoins de votre client ».

 

La fabrique du mensonge... on arrêtera là.

 

Euh ! Non ! Comme nous tenons à produire des informations exactes, vérifiées et sourcées, voici ce qu'a écrit M. Happer le 6 novembre 2015 (nous citons tout le paragraphe) :

 

« S'agissant de la revue par les pairs, cela se réfère normalement à des travaux originaux soumis pour publication à une revue scientifique, et non à cette sorte d'articles qu'écrit Ridley [un journaliste, homme d'affaires et membre de la Chambre des Lords britannique] pour les médias, ou à ce que, à mon avis, vous souhaitez voir écrit. Si vous le désirez, je peux soumettre l'article à une revue à comité de lecture, mais cela risque de retarder grandement la publication et exiger des modifications importantes en réponse aux pairs et au rédacteur de la revue, telles que l'article ne plaidera plus en faveur de la thèse que le CO2 est un avantage, qu'il n'est pas un polluant, avec autant de force que je le souhaite, et a priori avec autant de force que votre client le désire aussi. »

 

 

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Val 16/12/2015 19:20

article interessant.. mais je tiens a signaler que la référence au site Les moutons enragés (photo du logo Greenpeace associé a des dollars) est plutôt malvenue, en effet il est de notoriété publique que celui ci est un site conspirationniste et ne s'embarrasse pas trop de preuves pour soutenir leurs affirmations. L'affiliation fait tache!

Seppi 18/12/2015 19:09

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Le site est certes peu regardant et fort contestable, mais leur image reflète malheureusement une triste réalité. GP, comme d'autres entités qui se sont incrustées dans l'écosystème de la contestation, est devenu une pompe à fric.

L'antiOGMisme rapporte des sous en Europe ? GP est anti-OGM en Europe. Ça ne paie pas aux États-Unis ? Ils sont quasiment absents de la scène médiatique. On peut faire un constat similaire sur d'autres sujets.