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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Greenpeace : le temps des excuses et de la pénitence ?

6 Septembre 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Greenpeace

Greenpeace : le temps des excuses et de la pénitence ?

 

 

À quand les excuses pour leur crime contre l'Humanité ?

 

M. Marcel Kuntz nous rafraîchit la mémoire sur son blog [1] :

 

« Le 5 septembre 1995, 20 ans jour pour jour, Greenpeace avait présenté ses excuses au sujet de sa campagne fallacieuse contre le projet de Shell de couler au large dans l’Atlantique la plateforme pétrolière Brent Spar située en Mer du Nord et devenue obsolète.

 

[...] »

 

« Greenpeace ne s'est pas excusé pour avoir raconté des balivernes contre le Riz Doré [...] »

 

Non seulement ils ne se sont pas excusés, mais en plus, ils continuent de faire campagne contre le Riz Doré. La raison, à notre sens : l'entêtement et l'escalade d'engagement, ainsi que le fait que, dans certains pays (pas aux États-Unis d'Amérique... pas de campagne là-bas), l'anti-OGMisme est un fond de commerce lucratif.

 

Avec le Riz Doré, il ne s'agit pas de quelques tonnes de pétrole qui auraient été immergées, si Greenpeace avait dit vrai, mais de la vue et de la vie de milliers et de milliers d'enfants. D'aucuns considèrent que cet activisme de Greenpeace et d'autres entités est un crime contre l'Humanité.

 

 

À quand le respect des droits fondamentaux des employés ?

 

 

M. Kuntz a aussi déniché une vidéo et une pétition d'une partie du personnel de Greenpeace USA – les démarcheurs – qui demandent des conditions de travail tout simplement... décentes [2].

 

« Nous pensons simplement qu'une organisation aussi progressiste sur le plan environnemental devrait avoir une politique de personnel plus progressiste. Nous ne demandons pas plus d'argent, juste un sens légitime de sécurité de l'emploi. »

 

Voulez-vous en savoir plus sur des conditions d'emploi parfaitement odieuses ? C'est par exemple ici [3] [4].

 

Notez que la direction de Greenpeace a pris une décision intérimaire : au lieu d'être virés pour manque de rendement dans le recrutement de donateurs au bout de trois semaines, les démarcheurs performants et employés depuis un certain temps auront... jusqu'à six semaines pour se refaire !

 

Greenpeace s'investit contre la civilisation du jetable... avec un personnel jetable [4].

 

 

Les dégoûtantes excuses pour Nazca

 

 

« Il est temps de changer ! L'avenir est renouvelable -- Greenpeace »,

 

pouvait-on lire en décembre 2014, à l'occasion de la conférence sur le climat, sur le site de Nazca au Pérou, un des hauts lieux de l'histoire de l'Humanité. L'action des démarcheurs états-uniens montre que, s'agissant de son personnel, Greenpeace est entré depuis pas mal de temps dans l'ère du renouvelable...

 

Et, s'agissant de cet acte de vandalisme [5], qui avait déclenché un légitime émoi de la communauté internationale, la direction de Greenpeace a présenté des excuses que nous pouvons trouver dégoûtantes [6] :

 

« Sans réserve, Greenpeace présente ses excuses au peuple du Pérou pour l'offense commise [...] Nous sommes profondément désolés pour cela.

 

« Nous comprenons parfaitement que cela donne une mauvaise image [looks bad]. [...]

 

« Greenpeace est [...] prêt à faire face à des conséquences équitables et raisonnables »

 

Comment ? Juste des excuses pour une offense ? Et cela « paraît » mal ? Et les conséquences... ?

 

 

La direction s'est aussi empressée de mettre cet acte inqualifiable sur le compte de quatre de ses cadres, trois allemands et un argentin [7].

 

« Nous avons dit depuis le début que cette action était une erreur, qu'elle était crasse et manquait de sensibilité ; qu'elle n'aurait jamais dû avoir lieu, et que nous coopérerions avec les autorités péruviennes pour redresser les choses. »

 

a osé dire le porte-parole en chef de Greenpeace International, M. Mike Townsley.

 

C'est une admission implicite du fait que la direction avait connaissance de l'action. Quand on connaît l'extrême centralisation de la direction des opérations et les positions des cadres impliqués et dénoncés, le contraire eût été étonnant. Une vingtaine d'activistes de Greenpeace de sept pays auraient pris une initiative intempestive en droite ligne de la politique d'écologisme publicitaire ? Allons donc !

 

Une admission immédiatement suivie par un déni. C'est pas nous... c'est eux... Même pas capables d'assumer leurs propres c... !

 

Mais tout n'est pas perdu [8] :

 

« Maintenant que le dommage a été causé, Greenpeace, a dit qu'ils s'abstiendront d'utiliser dans leurs campagnes des photos de leurs activistes déployant la bannière. »

 

Ah oui ? Il y a sans doute eu de la friture sur la ligne entre Amsterdam et Paris [9]. Et les excuses en France ? Noyées dans un article sur le site de Greenpeace France [10].

 

 

Ah, il y a aussi cette histoire de pommes empoisonnées

Greenpeace : le temps des excuses et de la pénitence ?

Après le crime contre l'Humanité, l'atteinte aux Droits de l'Homme par des conditions d'emploi inqualifiables, la dégradation du Patrimoine mondial de l'Humanité (nous ne ferons aucune comparaison...), passons à un autre exploit. Il peut paraître trivial, mais il affecte une profession entière.

Le 16 juin 2015 Greenpeace a publié un « rapport » sous le titre « Pommes empoisonnées ». Les médias – toujours aussi prompts à succomber au sensationnalisme irresponsable – en ont fait largement écho. L'Association Nationale Pommes Poires tente d’obtenir réparation en justice.

Les derniers événements sont relatés par M. Daniel Sauvaitre [11].

Que faut-il penser quand on lit dans le mémoire en défense de Greenpeace :

« L’ANPP ne peut pas sérieusement prétendre que ce rapport se voudrait objectif, informatif voire scientifique » ?

Plaident-ils leur propre irresponsabilité ?

« Nemo auditur propriam turpitudinem allegans. »

________________

 

[1] http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/2015/09/quand-greenpeace-coule-son-ethique.html

 

[2] https://www.change.org/p/greenpeace-executive-director-annie-leonard-give-greenpeace-employees-job-security

 

[3] https://careers-greenpeace.icims.com/jobs/1017/frontline-street-representative/job

Notez qu'il n'y a aucune information sur les conditions d'emploi, la rémunération, etc.

 

[4] http://www.sandiegoreader.com/news/2015/aug/27/ticker-pay-decent-greenpeace/#

 

[5] Le site de Nazca, très fragile, est totalement interdit d'accès. On ne peut que le visiter par avion.

 

[6] http://www.greenpeace.org/international/Global/international/briefings/other/Nazca-Lines-protest-apology.pdf

 

Voir aussi l'article sur le site de GP, avec sa tentative de diversion sur le typhon qui avait dévasté à la même les Philippines :

 

http://www.greenpeace.org/international/en/news/features/Nazca-Timeline/

 

[7] http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-01-20/greenpeace-names-activists-behind-its-epic-fail-in-peru

 

[8] http://www.theverge.com/2014/12/11/7378035/peru-criminal-charges-greenpeace-nazca-heritage-damage

 

[9] http://presse.greenpeace.fr/energie-climat/action-de-greenpeace-lima-face-a-lurgence-les-discours-et-la-demi-mesure-ne-suffisent-plus-3519-08122014

 

[10] http://energie-climat.greenpeace.fr/cop20-les-negociateurs-de-lima-voient-ils-le-monde-exterieur

 

[11] http://www.daniel-sauvaitre.com/2015/09/ceci-n-est-pas-une-pomme-empoisonnee-rapport-d-etape-de-l-explication-de-gravure-des-pomiculteurs-avec-greenpeace.html

 

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rageous 07/09/2015 09:33

Et proposer à ces militants de venir faire la cueillette des pommes dans les vergers infestés de moustiques?
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/07/2171792-aigues-vives-infestee-de-moustiques.html