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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Ils ont piqué la mouche (de l'olive)

5 Août 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM, #Olivier

Ils ont piqué la mouche (de l'olive)

 

Oxitec veut mener une étude... branle-bas de combat chez des anti-tout

 

Olive piquée... impropre à la consommation en fruit.

Source : http://aramel.free.fr/INSECTES17bis.shtml (photo P.Falatico)  

 

La mouche de l'olive

 

La mouche de l’olive (Bactrocera oleae anciennement Dacus oleae) est un moucheron mesurant 4 à 5 mm de longueur, ravageur spécifique de l'olive.

 

Les femelles pondent un œuf sous la peau de l'olive. L’asticot se nourrit de la pulpe et accomplit son cycle, en été, jusqu'à la nymphose dans l'olive. Selon les conditions climatiques, trois à cinq générations se succèdent de juin à octobre. En automne, la larve se laisser tomber au sol. La nymphose a alors lieu dans le sol et s’étale jusqu’à l’été suivant.

 

Source : http://www.afidoltek.org/index.php/Mouche_de_l'olive#Importance

 

La mouche est responsable de dégâts substantiels. L'alimentation de l'olive, sa maturation et sa force d'attachement au pédoncule sont affectés. Il en résulte une chute accélérée des fruits. La qualité du fruit et de l'huile est aussi altérée par la mise en contact de la pulpe avec l'air, ainsi que par les déjections de la larve.

 

La protection des cultures n'est pas facile du fait des éclosions d'adultes échelonnées dans le temps et de la difficulté d'atteindre les larves à l'intérieur des olives [1]. Sans compter les contraintes « environnementales ». Il y a bien des méthodes « alternatives » comme les pulvérisations de kaolin, la confusion sexuelle, le piégeage et l'utilisation d'un parasite, Psyttalia concolor, mais ce n'est pas sans inconvénients en termes de coût, de main d'œuvre et d'efficacité.

 

Source : http://aramel.free.fr/INSECTES17bis.shtml

 

Oxitec, fleuron de la recherche-développement britannique

 

Nous avons déjà rencontré Oxitec, cette startup chargée de valoriser la recherche-développement de l'Université d'Oxford, à propos du moustique Aedes aegypti et de la dengue [2].

 

Oxitec a développé une mouche de l'olive transgénique caractérisée par un système qui, sur les femelles, exige de la tétracycline pour que le cycle de développement puisse s'accomplir. C'est là le fondement d'une version modifiée de la technique de l'insecte stérile (Sterile Insect Technique (SIT))), dans laquelle des mâles stérilisés par irradiation sont lâchés en grand nombre ; les femelles « fécondées » par ceux-ci ne produisent pas de descendance viable, ce qui provoque une diminution voire une éradication de la population.

 

Ici, le système transgénique n'affecte pas les mâles. Il y a donc une différence importante par rapport aux Aedes aegypti transgéniques, chez lesquels les deux sexes sont affectés [3].

 

Des essais ont eu lieu en laboratoire et en serre, mais, comme on l'a vu dans un autre cas, ce qui y marche peut se révéler décevant lorsqu'on passe au stade du plein champ [4].

 

Oxitec a donc déposé en juin 2015 une demande auprès du gouvernement de la Catalogne (Generalitat de Catalunya) pour procéder à un essai en plein champ, mais tout de même en milieu confiné, en cage, sur une superficie inférieure à 1000 m², à huit kilomètres au nord de Tarragone [5]. Pour autant que nous sachions, il n'y a pas eu de suite à ce stade, mais là n'est pas l'essentiel.

 

 

La mouvance anti-tout se déchaîne, avec le concours de la frange idéologique du « bio »

 

On n'ira pas fouiller les catacombes de la toile, car cette affaire ne date pas d'hier. En effet, une première demande avait été formulée en 2013, mais était restée sans suite, sans doute du fait des pressions d'organisations qui s'entendent en matière de stratégie de tapage et d'intimidation. On peut aussi dire : du fait de la couardise des autorités.

 

Sciences Citoyennes publie un communiqué de presse en anglais, avec une courte introduction en français, sous le titre : « Des essais à grande échelle mettent en risque la biodiversité et la production d’olives dans la région méditerranéenne » [6].

 

Est-il permis d'écrire qu'on est mort de rire ? « ...grande échelle... » ? Un dixième d'hectare en tout ? Et la biodiversité et la production d'olives mises « en risque » ? Et ce, dans toute la région méditerranéenne ? Les scientifiques – et pseudo-scientifiques – prétendument citoyens ont-ils le sens de la mesure ?

 

Ce communiqué est signé par 18 entités dont, pour la France : le CRIIGEN, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), la Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, OGM dangers.

 

Il y a bien sûr aussi Greenpeace (España) et les Amis de la Terre (Espagne), ainsi que Testbiotech (Allemagne), une émanation de Greenpeace. Mais ce qui peut étonner, c'est la présence d'organisations de l'agriculture biologique. Pas seulement la FNAB (a-t-elle consulté ses membres ?) mais aussi la section européenne de l'IFOAM, la Fédération internationale des mouvements de l'agriculture biologique. En fait, il y a de quoi tomber à la renverse quand on voit leur raisonnement.

 

C'est là, disent-ils sans craindre le ridicule :

 

« Une large coalition d'organisations représentatives de la plupart des pays méditerranéens tels que la France, la Grèce, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. »

 

Et, bien sûr, Sciences&Avenir s'est fait le porte-parole des contestataires [7].

 

Les récriminations de ces entités ont été reproduites sur un blog qui nous servira de fil rouge [8].

 

 

Générations Futures et les « bio » approuvent-t-il l'utilisation des pesticides ?

 

Mais avant cela, il faut citer ce passage du communiqué de presse (c'est nous qui traduisons) :

 

« Les mouches de l'olivier sont connues pour causer des dommages économiques importants aux producteurs d'olives. Actuellement, les mouches de l'olivier sont contrôlées avec des insecticides, ou en utilisant des moyens biologiques tels que des pièges à insectes, des techniques spécifique d'élagage et d'irrigation ou des insectes rendus stériles par irradiation. »

 

Doit-on comprendre qu'en souscrivant à cette déclaration, Générations Futures et les organisation du « bio » souscrivent également à l'emploi d'insecticides ? Et, pour les « bio », à l'utilisation de l'irradiation sur les insectes alors qu'ils la refusent sur les denrées alimentaires (et probablement aussi pour l'amélioration des plantes) ?

 

 

L'effet papillon

 

C'est, rappelons-le, par exemple :

 

« «Un simple battement d'ailes d'un papillon en Amazonie peut déclencher un typhon au Japon. »

 

Ici, c'est :

 

« Dissémination des mouches génétiquement modifiées au-delà de la zone avec contamination génétique en Espagne, Portugal et possiblement sur tout l’ensemble de la région méditerranéenne. »

 

Faites-nous peur ! L'essai est/serait confiné, il y a/aurait des pièges tout autour et, en cas de piégeage d'un mâle transgénique transfuge, il y a/aurait application d'un insecticide. Par ailleurs, le mâle transgénique vagabond ne peut que produire une descendance mâle dans un environnement très largement dominé par les insectes normaux... Mais il y a un « risque »... il n'est pas nul... et la version transgénique en quelque sorte hémistérile serait même en mesure de se retrouver du côté de Bagdad...

 

Source : http://aramel.free.fr/INSECTES17bis.shtml

 

Une larve transgénique... et ce n'est plus « bio »

 

On pouvait penser que le jusqu'au-boutisme « bio » était une spécialité de l'Australie [9]. Eh bien non :

 

« Les arboriculteurs en culture biologique ne pourront éviter la propagation des espèces génétiquement modifiées sur leurs cultures, provoquant ainsi la contamination de leur production et la perte de leurs marchés. »

 

Le communiqué de presse est plus explicite tout en étant plus mesuré par l'emploi du mode hypothétique :

 

« Les impacts socio-économiques négatifs des essais sur le terrain pourraient être immenses. Par exemple, les agriculteurs biologiques pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches, et donc que leurs produits contiennent des larves modifiées. Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême, l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourraient être touchée si les consommateurs rejettent ces produits.  »

 

Remarquez bien que ce risque est évoqué à propos d'un unique essai...

 

Nous disons à la FNAB – canal idéologique – qu'il est urgent d'initier une campagne de boycottage des olives susceptibles d'être « contaminées » parce qu'il y a un « risque » qu'une mouche transgénique, donc mâle, se soit posée sur une olive, « contaminant » ainsi l'ensemble de la production méditerranéenne ; ou, pire, qu'une mouche femelle fécondée par un tel mâle ait pondu un œuf dans une olive. Ce dernier scénario pose du reste une intéressante question : si l'œuf était mâle, la larve ayant donc éclos dans l'olive ou s'étant laissé tomber à terre, l'olive serait-elle néanmoins contaminée par ses chiures ?

 

 

Graves menaces sur la biodiversité !

 

On pourrait penser que des acteurs de la vie économique et sociale se féliciteraient de la réduction, voire de la disparition d'un ravageur – disparition que, en toute inconscience selon l'argument, les oléiculteurs cherchent à obtenir au moins dans leurs vergers si ce n'est dans leur région de production. Que nenni !

 

« En cas de disparition des espèces de mouches en question, la biodiversité sera touchée ainsi que toute la chaine alimentaire (les prédateurs de ces mouches seront impactés et s’ils disparaissent, d’autres insectes qui font partie de leur ration alimentaire, pourront se développer et entrainer des méfaits pour les cultures). »

 

Là, on est dans l'« effet papillon » démultiplié, ou la torture sadique de mouches. Avec un raisonnement qui prête à rire. Pourquoi un prédateur de la mouche de l'olive disparaîtrait-il s'il a d'autres insectes dans sa « ration » alimentaire ?

 

 

Ah ! Les transferts de gènes...

 

On ne se gêne pas, dans l'anti-toutisme, de ressortir les vieilles lunes :

 

« Les transferts horizontaux d’ADN sont bien connus et étudiés, ainsi les gènes modifiés pourront se trouver présents dans les populations autochtones de mouches avec des risques non étudiés.. Et quid de l’éventuel transfert de gène dans d’autres espèces de mouches? »

 

Prenons cet argument sérieusement, enfin pas trop : un transfert ne peut s'envisager qu'à une fréquence extrêmement faible, si tant est qu'il soit possible : une mouche de l'olive transgénique forniquerait par exemple avec une mouche tsé-tsé. On peut aussi envisager qu'un martien aspire le transgène de la première pour l'injecter dans la seconde... Dans les deux cas, le transgène se trouverait à une fréquence extrêmement faible dans la population de mouches tsé-tsé. La génétique des populations – enfin, la bourgeoise et capitaliste, pas la participative et citoyenne – nous apprend qu'il est voué à disparaître rapidement. Et ce d'autant plus que la mouche tsé-tsé femelle (forcément) ayant succombé aux charmes de la mouche de l'olive (mâle) ne produirait pas de descendants mâles.

 

 

Un infâme cocktail !

 

Cela se passe de commentaires :

 

« Les mouches sont manipulées par Oxitec avec de l’ADN synthétique, qui est un mélange d’organismes maritimes, bactéries, virus et autres insectes. »

 

 

Personne ne peut prédire...

 

L'anxiogène de premier choix :

 

« Alors que Oxitec prétend leurs souches étaient génétiquement stables dans le laboratoire, personne ne peut prédire la stabilité génétique et le comportement écologique de ces insectes, une fois libérés. »

 

C'est aussi l'archétype de l'argument circulaire : comme on ne sait pas... il ne faut pas tester de crainte d'une apocalypse... pour être sûr de ne jamais savoir...

 

Du reste, la souche serait génétiquement instable ? Serait-ce pour produire une supermouche ? Un dragon ? Vite, un marteau-pilon pour écraser... la mouche !

 

 

Et l'inévitable brevet...

 

On ne pouvait évidemment pas oublier de faire coucou aux « altermondialistes » :

 

« L’expérience est motivée uniquement par l’intérêt de Oxitec et ses investisseurs pour obtenir le maximum de profit de sa technologie brevetée. »

 

Il est indéniable que dans une économie capitaliste, une entreprise doit avoir la réalisation de profits pour objectif. Des profits qui, ici, seraient obtenus en mettant à la disposition des oléiculteurs une nouvelle stratégie de lutte contre la mouche de l'olive... laquelle stratégie, si elle est efficace (et il n'y a guère de raisons a priori de penser qu'elle ne le soit pas), leur permettra de mieux tirer leur profit de leur activité.

 

Selon deux documents de nature scientifique, il ne s'agit que de la bagatelle d'un milliard d'euros de pertes, ou de 30 % de l'huile [10]... Pour rester dans le domaine des fruits, il s'agit là de nèfles...

 

En 2014, la dîme prélevée par la mouche de l'olive en France n'était que de... 70 %. Peanuts [11] ! Pour un aperçu des contraintes administratives, on peut aussi se tourner vers l'excellent Agriculture-Environnement [12]

 

On peut toutefois ajouter un élément, toujours a priori : comment ces gens, qui ne sont pas oléiculteurs mais prétendent incarner une «  large coalition d'organisations représentatives de la plupart des pays méditerranéens », peuvent-ils expliquer qu'Oxitec ait « fabriqué » une mouche dont la descendance mâle survit ? Une mouche, qui une fois lâchée, non pas dans la nature, mais dans le verger oléicole, pourrait poursuivre sa mission sur plusieurs générations ? Pour des gens qui seraient appâtés par le gain, ce n'est pas très malin...

 

 

...sans oublier...

 

« A noter que les 5 membres de l’exécutif de l’entreprise sont issus d’entreprises comme SYNGENTA, BAYER, et ZENECA… »

 

Zut ! Y a pas Monsanto 8

 

__________________

 

[1] Pour en savoir plus :

http://www.afidoltek.org/index.php/Mouche_de_l'olive

 

[2] http://seppi.over-blog.com/2015/07/moustique-genetiquement-modifie-dengue.html

 

[3] http://www.oxitec.com/agriculture/our-products/olive-fly/

 

[4] http://seppi.over-blog.com/2015/07/le-ble-gm-a-pheromone-est-provioirement-un-echec.html

 

[5] http://gmoinfo.jrc.ec.europa.eu/bsnifs-gmo/B-ES-15-06-EN.pdf

 

[6] http://sciencescitoyennes.org/mise-en-liberte-de-mouches-genetiquement-modifiees-en-espagne/

La FNAB a publié le communiqué en français :

http://www.fnab.org/index.php/espace-presse/833-une-societe-britannique-prevoit-de-disseminer-des-mouches-genetiquement-modifiees-en-espagne

 

[7]http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20150728.OBS3308/les-mouches-ogm-seront-elles-lachees-sur-la-catalogne.html

 

[8] https://louvesolitaire15.wordpress.com/2015/07/26/ogm-des-mouches-de-lolive-genetiquement-modifiees-de-la-societe-oxitec-liberation-prevue-en-espagne/

 

[9] http://imposteurs.over-blog.com/2014/10/australie-l-integrisme-bio-et-anti-ogm-provisoirement-mis-en-echec-par-wackes-seppi.html

 

[10] http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0126702

http://www.biomedcentral.com/1471-2164/15/714

 

[11] http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2014/12/14/une-mouche-fait-chuter-la-production-d-huile-d-olive-en-france_4538617_4497186.html

 

[12] http://agriculture-environnement.fr/actualites,12/huile-d-olive-pertes-records-en,965

 

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aatea 20/08/2015 13:49

article qui peut être intéressant
https://www.agra-net.net/agra/agra-europe/policy-and-legislation/environment/interview-ge-insects-offer-eco-friendly-solution-to-reducing-pesticide-use-488854.htm#.VdW1eHto4V4.twitter
Interview: GE insects offer ‘eco-friendly’ solution to reducing pesticide use

Seppi 20/08/2015 15:16

Bonjour,

Merci pour ce lien. Il est très intéressant, en effet.

Et très déprimant. Voilà une technologie superbe qui n'arrive pas à percer parce qu'il y a un double fond de commerce : celui d'« ONG » qui prospèrent sur la peur, et celui de politiciens qui font dans la démagogie.

Je crois qu'Oxitec ferait mieux de se concentrer sur les maladies et ravageurs tropicaux et les pays dits en développement. Car, même en Guyane, département français lourdement touché par le chikungunya, il s'est trouvé des abrutis pour s'opposer à la démoustication par le malathion.

isabelle Chivilo 06/08/2015 23:32

Bonsoir , trop sympa de votre part de faire de la pub pour mon blog , même si être référencé sur le votre n'est pas positif .
1/ Il est étonnant que dans la lutte contre le ravageurs, vous ne faites , Mr Heitz ( sauf erreur ) pas mention de la lutte grâce aux insectes auxiliaires ou aux diffuseurs de phéromones qui perturbent la rencontre femelle -mâle.. Etonnant non , vous ne parlez que des insecticides etc... insinuant que les écolo seraient pour leurs utilisations.....
2/ Les transferts horizontaux seraient rares d'après vous? ,Et alors ? Cela ne les a pas empêchés de jouer un rôle important dans l'évolution !
Je me doute que votre irresponsabilité vis à vis de la biodiversité ( alimentaire en particulier ) n'encombre pas vos pensées.... Désolée mais en tant que médecin, et donc scientifique, je pense que nous sommes responsables devant les générations futures. Et les études faites sur les OGM , merci je connais... et les OGM utilisés et étudiés en laboratoire sont utiles, et je ne suis nullement contre, mais ils doivent rester en espace confiné. La dissémination dans l'environnement est la conséquence de l'irresponsabilité de certains "scientifiques", industriels, politiques ....Mais bon vous le savez bien , vous faites ce pourquoi vous êtes payé, il ne sert à rien de polémiquer avec vous à moins d'avoir du temps à perdre... par contre, moi quand je mets un commentaire, je n'utilise pas de pseudo ( contrairement à vous ) , on assume ou on n'assume pas ....

Seppi 11/08/2015 01:00

Chère Madame,

Vous avez très bien fait de m'informer par le commentaire ci-dessus qu'il « ne sert à rien de polémiquer avec [moi] à moins d'avoir du temps à perdre ». Même si c'est dit sur le ton de la polémique...

Sur le fond, vous me reprochez de ne pas avoir fait « mention de la lutte grâce aux insectes auxiliaires ou aux diffuseurs de phéromones qui perturbent la rencontre femelle-mâle ». J'admets volontiers. Enfin j'admets qu'évoquer Psyttalia concolor et la confusion sexuelle n'est pas de nature à faciliter la compréhension dans certains milieux.

Vous m'interpelez aussi : « Les transferts horizontaux seraient rares d'après vous? ,Et alors ? Cela ne les a pas empêchés de jouer un rôle important dans l'évolution ! ». Non, ils ne sont pas rares d'après moi. Mais d'après le consensus scientifique. Et j'ai du mal à voir ce que l'évolution vient faire ici. D'autant plus que le gène qui vous gêne, également au CRIIGEN dont vous êtes, confère un sacré handicap reproductif et évolutif.