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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Bio » : et si on parlait vrai ?

25 Août 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agriculture biologique, #critique de l'information

« Bio » : et si on parlait vrai ?

 

Enlevez-leurs les mensonges, que leur reste-t-il, aux idéologues ,

 

Le marronnier de l'été

 

C'est Alerte-Environnement [1] qui nous a mis sur la piste avec « "Manger bio préserve-t-il la santé ? [2]" – Les approximations du Figaro », une analyse percutante, sans complaisance.

 

Résumé de l'article du Figaro (en chapô) :

 

« L'agriculture biologique protège l'environnement, mais il n'est pas prouvé que les aliments bio préservent la santé. Les études sont en cours. »

 

 

De la difficulté de communiquer avec les médias

 

Ce genre d'article contient quasi nécessairement des déclarations de chercheurs : rationnels quand l'article se veut objectif, comme dans le cas présent, passionnels (ce qui jure avec la qualification de scientifique) quand l'article promeut la cause. Ici, ce sont Mme Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste à l'Institut national de la recherche agroalimentaire (INRA) et coordinatrice de l'étude BioNutrinet, et M. Denis Corpet, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et spécialiste en nutrition, qui ont été en quelque sorte appelés à la barre.

 

L'exercice est très difficile et, bien souvent, ce que retient le journaliste n'est pas le message principal du chercheur. Ce message peut tout de même être là, mais dans un contexte peu adéquat, ce qui peut le déformer.

 

Rappelons à cet égard qu'un chercheur s'est fait piéger par Sciences&Avenir qui, dans son édition papier, lui prête en titre un propos qu'il n'a pas tenu [3].

 

 

De la difficulté de poser le débat sur des bases rationnelles

 

« Se convertir » ? Source : http://editions.educagri.fr/3693-902-large/se-convertir-a-lagriculture-biologique-dvd.jpg

 

Le Figaro Santé retient à juste titre l'affirmation générale de Mme Kesse-Guyot :

 

« [I]l est compliqué aujourd'hui d'apporter une réponse ferme sur les bienfaits comparés de l'alimentation biologique et de l'alimentation traditionnelle. »

 

M. Corpet est cité :

 

« Le problème avec le bio, c'est qu'il est difficile de généraliser: selon le produit, on peut aussi bien montrer que c'est meilleur ou que c'est moins bon. »

 

La complexité réside en bonne partie dans le « politiquement correct » – difficile d'énoncer une vérité dérangeante sur le « bio » si on ne veut pas s'aliéner le lectorat – et la « science » militante qui inonde le paysage médiatique. Il y a aussi les clichés – notamment l'incapacité d'appréhender la diversité des modes de production dans l'agriculture « conventionnelle » (AC) comme dans le « bio » (AB) et de distinguer les différences essentielles de celles qui sont accessoires.

 

Ainsi, la journaliste, Mme Bérénice Robert, retient que :

 

« ...l'agriculture conventionnelle est plus riche en protéines, alors que l'agriculture biologique est plus riche en matière sèche ».

 

Généralisation abusive ! Les taux de protéines, c'est notamment vrai dans le cas du blé ; ça l'est moins, ou pas du tout, pour d'autres cultures. La matière sèche, cela dépend en grande partie de l'itinéraire technique ; il y a de l'AC qui implique un degré de stress hydrique, donc plus de matière sèche, comme de l'AB qui irrigue à gogo, donc moins. La différence alléguée dans le taux de matière sèche, c'est aussi un chapelet d'études menées par des chercheurs qui ont une inclination, sinon un parti pris. Nous avons analysé sur le site Imposteurs celle de Baranski (Leifert) et al. [4].

 

 

La ritournelle du « consommer local »

 

 

 

Source : http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2014/10/localisme-ren%C3%A9-le-honzec-235x242.jpg

« Produire et consommer local, la folle utopie écolo » par Anton Suwalki.

 

 

 

M. Corpet s'est aussi lancé dans une longue explication qui – une fois n'est pas coutume – n'est pas un modèle de clarté [5] :

 

« Cueillis plus tard, ils sont aussi cultivés plus près du consommateur qui reçoit donc des produits plus frais, donc moins déshydratés et plus riches en matière sèche. Mais cela n'a pas de lien avec le fait qu'ils sont biologiques. C'est un peu comme lorsqu'on cultive son propre jardin, ajoute-t-il. Les tomates du potager sont meilleures, qu'elles soient biologiques ou pas. »

 

C'est l'occasion de pointer du doigt les légendes urbaines sur le « consommer local » (et bien sûr « bio », et encore plus sûr « équitable »). Le délai d'acheminement d'une tomate marocaine par transport maritime ou terrestre, ou essentiellement terrestre, est de l'ordre de trois jours [6]. C'est un transport qui respecte la chaîne du froid. Le maraîcher local a-t-il le temps de cueillir et de conditionner la veille pour le marché du lendemain, surtout s'il enchaîne trois marchés successifs ? La comparaison n'est pas forcément défavorable à l'origine lointaine (très lointaine dans le cas du Maroc). On peut faire le même genre d'analyse sur l'empreinte carbone.

 

Précision pour les lecteurs aux opinions bien chevillées : écrire que A n'est pas forcément meilleur que B n'équivaut pas à écrire que B est forcément meilleur que A. Mais que les choses ne sont pas simples.

 

On peut encore les complexifier ! La fraicheur – notez bien : au moment de l'achat – et l'empreinte carbone ne sont pas les seuls critères de décision. On peut préférer pour d'autres motifs une production locale qui serait moins avantageuse de ces points de vue. L'essentiel est de faire preuve de franchise.

 

Or, aujourd'hui, on baigne dans le discours simpliste et lénifiant.

 

 

La sornette des pesticides

 

L'absence – alléguée – de pesticides dans les produits « bio » est un autre sujet qui exige une mise à niveau du débat. Mme Robert écrit, répétant deux articles de foi :

 

« En revanche, les aliments bio ont sans conteste l'avantage de ne pas contenir de pesticides issus de l'industrie phytosanitaire. Or la dangerosité de ces derniers ne fait pas débat. »

 

C'est suivi d'une déclaration de Mme Kesse-Guyot qui n'est guère constructive. À quoi cela sert-il de citer les organochlorés alors qu'ils sont hors circuit depuis belle lurette ? Et est-il raisonnable de dire que :

 

D'autres familles de pesticides, comme les organophosphorés, le plus connu étant le Roundup, ont certes un impact moins important mais moins bien identifié. Ils sont par ailleurs toxiques à haute dose. »

 

Le Roundup – c'est une marque pour une gamme de produits formulés, pas la désignation d'une matière active – est certainement le mieux connu et le mieux étudié des herbicides. Et l'un des plus sûrs. Qu'il soit toxique à haute dose est une évidence... c'est aussi le cas de l'eau. Cherchez « potomanie » pour vous en convaincre ! Mais il est difficile de résister à l'hystérie médiatique du moment...

 

S'il n'y avait que ça...

 

« Des études ont prouvé qu'il existait un lien entre pesticides et cancers, notamment chez les agriculteurs qui les manipulent. »

 

On peut discuter de la pertinence scientifique de cette déclaration à l'emporte-pièce, une généralisation bien abusive. Mais ce qui est plus grave, c'est le mélange des genres, cette manie d'entretenir l'hystérie et l'hypocondrie de certains consommateurs par les problèmes de santé des applicateurs. Problèmes du reste statistiquement – répétons : statistiquement – contestables : les agriculteurs apparaissent en meilleure santé que le reste de la population.

 

Heureusement, dans cet article, M. Corpet fait entendre la voix de la raison :

 

« Les doses auxquelles sont exposés les agriculteurs n'ont rien à voir avec celles, encadrées par la loi, que l'on absorbe en mangeant un fruit ou un légume traité. Pour relativiser, rappelons qu'un verre de vin qui contient 13 grammes d'alcool est aussi cancérigène que 25 millions de pommes traitées au Captan [un pesticide utilisé contre la tavelure, un champignon, NDLR], qui en contiennent en tout 2,9 grammes. « 

 

Source : http://fcorpet.free.fr/Denis/Bio.html

 

 

Plus de la moitié du « conventionnel » est « bio »...

 

Il faut même nuancer davantage.

 

Les autorités européennes procèdent chaque année à un exercice de très grande envergure de vérification des denrées alimentaires. Selon le dernier rapport – qui a fait l'objet d'un communiqué de presse scandaleux, d'une désinformation abominable en français – une bonne moitié des 81.000 échantillons collectés en 2013 ne contenaient aucun résidu détectable de pesticides, les dépassement importants des limites légales ne représentant que 1,5 % [7].

 

Les limites légales ont précisément pour objectif de protéger les consommateurs, et ce, avec une très grande marge de sécurité. À ces limites légales s'ajoutent les préconisations d'emploi, dont le DAR, peu connu car ne faisant pas partie de la rhétorique anti-pesticides. Le délai avant récolte est une mesure simple pour respecter la limite maximale de résidus (LMR).

 

Sauf cas exceptionnel, même les dépassements importants n'impliquent aucun danger.

 

En 2013, donc, 54,6 % des échantillons ne contenaient aucun résidu détectable. En moyenne, on avait recherché 200 pesticides. Ce résultat inclut les échantillons « bio », mais ils ne contribuent pas de manière important au résultat, ne représentent que 6-7 % du total – et étant susceptibles de contenir des résidus.

 

Petite précision : pourquoi « détectable » ? Parce que l'absence, le « zéro résidu » n'est pas démontrable. Et que les gens sérieux et objectifs ne se permettent pas des approximations sémantiques trompeuses?

 

 

...15 % du « bio » est « conventionnel »

 

Cet intertitre est un peu exagéré, mais pas trop.

 

Contrairement aux incantations largement propagées par les idéologues du « bio », celui-ci emploie aussi des pesticides [8]. On les dit « naturels », encore que, le sulfate de cuivre de la bouillie bordelaise, le spinosad... Certains ne sont anodins ni pour la santé – de l'applicateur en première ligne – ni pour l'environnement.

 

La France a autorisé pour une durée de 120 jours (jusqu'au 11 juillet 2015) l'emploi du Neemazal-T/S contre les pucerons du pommier. La matière active est l'azadirachtine, tirée du margousier ou neem, une des icônes de l'agriculture biologique. On peut se faire une idée de ses effets sur la santé de l'applicateur – c'est un perturbateur endocrinien suspecté – en consultant les conditions d'emploi [9].

 

 

Les pesticides autorisés en AB peuvent même être plus nocifs que leurs contreparties « chimiques » ou « de synthèse ». Mme Robert a évoqué le lien entre pesticides et maladie de Parkinson. Bonne pioche ! C'est un des rares cas où le lien est plutôt solidement établi, et ce, avec le paraquat et la roténone. La roténone ? Elle fut parée de toutes les vertus du « bio ».

 

Logiquement, les produits « bio » contiennent aussi des résidus de pesticides [10]. Certains sont de synthèse – non autorisés en « bio » – et leur présence n'est pas forcément le fruit d'une dérive de la pulvérisation effectuée par le voisin. Cela peut signifier un traitement ou une contamination lors des étapes post-récolte, une utilisation de produit de synthèse en cours de production (en particulier pour sauver la récolte), ou encore la mise dans le commerce d'un produit « conventionnel » comme « biologique ».

 

Les produits « bio » ne se distinguant pas des produits « conventionnels », les fraudes sont un problème majeur. C'est aussi une réalité à laquelle le consommateur peut difficilement échapper, n'en déplaise aux idéologues.

 

Selon la compilation de l'EFSA, 15,5 % des échantillons contenaient des résidus dans les limites légales ; c'étaient 42,8 % dans le cas des produits « conventionnels » [11]. Les dépassements de limite maximale de résidus représentaient 0,8 % (contre 2,6 % en « conventionnel »).

 

En d'autres termes, le consommateur préoccupé par les pesticides dans son alimentation réduit d'un facteur 3 la probabilité d'être confronté à des résidus ou, pire pour son équilibre mental, à un dépassement de LMR. Cela vaut-il la peine et le surcoût, sachant que le risque pour la santé est nul, même en cas de dépassement occasionnel de la LMR ?

 

Mais que penser des aliments pour nourrissons et jeunes enfants ? Sur près de 1600 échantillons examinés, 116 présentaient des résidus au-dessus de la limite de quantification. Selon le texte – loin d'être clair :

 

« Il est à noter que 40 détections de pesticides se rapportaient à des aliments pour nourrissons produits selon le mode biologique. »

 

Selon le tableau 3.2, ce sont 40 détections au-dessus de la limite de quantification (et non de détection). Pour les dépassements de LMR, on est dans les petits chiffres, à manier avec circonspection. Mais le « bio » ne s'en sort pas bien.

 

Vertueuse la filière « biologique » ?

 

Nous ne jetterons pas la pierre à une filière agroalimentaire pour des situations inévitables (par exemple pour la présence de polluants persistants) ou issues de négligences ou de fraudes. Mais ces situations sont connues – et soigneusement occultées – des idéologues qui font la promotion du « bio » en vilipendant le « conventionnel », par exemple en imputant à celui-ci des risques imaginaires qui existent aussi, avec des fréquences non négligeables, chez celui-là.

 

Malheureusement, on peut être sûr qu'ils ne parleront pas vrai. La narration de l'idéologue se doit d'être constante sous peine d'écroulement du discours.

 

 

Utilisation et consommation

 

L'amalgame qui est fait entre les troubles de santé – réels ou allégués – des utilisateurs de pesticides (notamment des applicateurs) et les risques prétendument encourus par les consommateurs est un autre cas de mauvaise foi patente.

 

Il n'y a aucun rapport, pas même de proportionnalité, entre la manipulation ou l'emploi des pesticides et l'exposition par contact ou par inhalation avec ces produits, les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines, d'une part, et la consommation de produits contenant des résidus, d'autre part.

 

Certains n'ont aucun scrupule : ce n'est pas proportionnalité, mais égalité selon leur discours, notamment quand ils agitent le risque encouru par l'applicateur pour effrayer le consommateur.

 

Admettons cette énormité pour les besoins du raisonnement : certaines maladies peuvent être déclarées d'origine professionnelle. Pour le lymphome malin non hodgkinien et la maladie de Parkinson par exemple, c'est à condition que la durée d'exposition ait été de 10 ans au moins – pour des travaux « exposant habituellement » aux pesticides, ou à certaines matières actives. C'est là un critère administratif, mais il n'est pas arbitraire. C'est un indicateur du risque professionnel.

 

Et cela devrait interpeler le consommateur inquiet. S'il faut dix années d'exposition à des bidons de pesticides concentrés versés dans le pulvérisateur et à des bouillies et des nuages dosés à, par exemple, 1 gramme par litre, combien faut-il ingurgiter de produits alimentaires contenant, par exemple, 1 milligramme par kilogramme pour arriver à la même exposition ?

 

Comparaison n'est certes pas raison, mais il est intéressant de noter que d'autres situations ne font pas l'objet de tapage médiatique. Le benzène dans l'essence par exemple ; ou encore les produits d'entretien (combien ont un pictogramme orange sur l'étiquette ?). Une vaisselle mal rincée, c'est combien de résidus de détergents dans l'assiette puis dans l'estomac ?

 

 

Pesticides et sécurité sanitaire

 

Les produits « bio » sont-ils sains au regard de leur composition et des contaminations étrangères ?

 

Cet aspect de la problématique est assez systématiquement occulté. C'est le cas dans l'article que nous examinons ici.

 

Les aliments « bio » seraient plus sains parce qu'ils ne contiennent pas de pesticides selon le catéchisme « bio ». Nous avons vu que la deuxième partie de l'assertion est en partie fausse – tout comme elle est en partie vraie, mutatis mutandis, pour les aliments « conventionnels ». Quid de la première partie ?

 

Selon les zélotes, la culture « bio » oblige les plantes à déployer leurs mécanismes de défense naturels, elles produisent des anti-oxydants, notamment des polyphénols, c'est bénéfique pour la santé. Le raisonnement est très osé, et en fait contesté. Dame Nature ne fait pas de sentiments. S'il y a production de molécules de défense, celles-ci peuvent nous être bénéfiques, sans intérêt, ou nocives.

 

Selon les scientifiques, en revanche, il est certain que certains bioagresseurs produisent des molécules hautement indésirables car nocives pour la santé. Dites « mycotoxines », par exemple... cancérigènes, reprotoxiques, cytotoxiques... On peut aussi retrouver des graines de mauvaises herbes toxiques dans le produit alimentaire ; c'est un défi pour une filière « bio » qui n'a pas accès aux d'herbicides et ne dispose pas de solution de désherbage efficace dans certains cas.

 

Le même défi – qui relève de la santé publique – se pose aussi, par exemple, avec l'ambroisie.

 

C'est sans compter sur les risques de contamination microbienne. Les graines germées de fenugrec en Allemagne...

 

On peut – on doit – donc ouvrir un débat pour savoir si les risques sont plus importants dans une filière que dans une autre ; dans le cas de l'allergie à l'ambroisie, c'est un problème qui dépasse le consommateur de produits « bio », un problème de santé publique. Les risques, ça se gère et ne s'occulte pas, du moins en principe. Ce débat n'est pas facile à mener objectivement pour les raisons énoncées en début d'article.

 

 

Un choix de vie et de consommation

 

Alors, le « bio » ?

 

Un choix de vie et de consommation – et aussi de production – qui devrait rester individuel.

 

Un choix que les idéologues – et même le législateur, sans compter certains de nos ministres –tentent de rationaliser, mais avec des arguments irrationnels.

 

Et des choix sur la pertinence desquels la société – et surtout les pouvoirs publics – devrait s'interroger. Mais ça, c'est une question que nous aborderons peut-être une autre fois.

 

Source : http://agriculture.gouv.fr/programme-national-ambition-bio-2017-stephane-le-foll-donne-un-nouvel-elan-pour-le-developpement

 

__________________

 

[1] http://alerte-environnement.fr/2015/08/04/manger-bio-preserve-t-il-la-sante/#sthash.0KX4tPft.dpuf

 

[2] http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/08/03/23992-manger-bio-preserve-t-il-sante

 

[3] http://seppi.over-blog.com/2015/08/sciences-avenir-corriger-c-est-trop-dur-et-tricher-c-est-pas-beau.html

 

[4] http://imposteurs.over-blog.com/2014/10/aliments-bio-ils-sont-beaux-les-biais-par-wackes-seppi.html

 

[5] Excellente source d'informations :

http://fcorpet.free.fr/Denis/

On peut recommander en relation avec cet article :

http://fcorpet.free.fr/Denis/Bio.html

http://fcorpet.free.fr/Denis/W/Cours-Dangers-Chimiques-Aliments-PolyDoc.pdf

 

[6] http://ciheam.org/images/CIHEAM/PDFs/Observatoire/NAL/nal80.pdf

 

[7] http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/150312

Le titre en est : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales ».

Pour la combinaison des programmes nationaux – libres – et du programme coordonné, ont peut lire :

« Les principaux résultats sont les suivants:

  • 97,4 % des échantillons analysés se situaient dans les limites légales;

  • 54,6 % des échantillons ne contenaient aucun résidu détectable;

  • 1,5 % dépassaient nettement les limites légales, compte tenu de l’incertitude de mesure, déclenchant alors des sanctions juridiques ou administratives à l’encontre des exploitants du secteur alimentaire responsables;

  • des résidus de plus d’un pesticide (résidus multiples) ont été détectés dans 27,3 % des échantillons. »

 

[8] Une vidéo que les prêcheurs du « bio » n'ont pas – du tout – appréciée :

https://www.youtube.com/watch?v=VVeowXl1HVo

Nous, nous apprécions l'honnêteté et la franchise de M. Romain Juthier.

 

[9] http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

Aller à « produits phytosanitaires » et continuer.

On peut consulter aussi, sur la situation de l'azadirachtine en France :

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-56244QE.htm

 

[10] Rappelons que l'agriculture « biologique » a une obligation de moyens, pas de résultats... Cela n'a pas empêché les idéologues d'exiger une obligation de résultat pour les OGM, de quoi pouvoir enquiquiner le voisin et compliquer la vie de ceux qui veulent en cultiver.

 

[11] http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/scientific_output/files/main_documents/4038.pdf

 

 

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