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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glyphosate (Roundup) classé « cancérogène probable » et conflits d'intérêts (2)

9 Juillet 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Glyphosate (Roundup), #CIRC, #critique de l'information

Glyphosate (Roundup) classé « cancérogène probable » et conflits d'intérêts (2)

 

La fabrique du mensonge est-elle au CIRC ?

 

 

Le 20 mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – une organisation organiquement liée à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mais jouissant d'une large autonomie – a annoncé avoir classé le glyphosate, la matière active d'un herbicide généralement connu sous le nom de Roundup (même s'il est commercialisé sous un autre nom), comme « cancérogène probable pour l'Homme » [1].

 

Nous avons vu dans le billet précédent que ce classement a suscité une réaction du Bundesinstitut für Risikibewertung allemand (BfR – Institut fédéral d'évaluation des risques), engagé en tant que rapporteur dans la procédure de réévaluation du glyphosate au niveau européen, et que l'impartialité de l'Institut a été mise en cause sur la base d'allégations de conflits d'intérêts dans deux articles du Monde [2].

 

C'est là une illustration de plus du ressort qui anime un certain activisme, qui unit une contestation matérielle, portant ici sur un produit phytosanitaire, et une contestation politique, la sape des institutions. Et qui préside à une série d'ouvrages spécialisés dans la mise en cause des décisions en matière, essentiellement, de santé publique ; lesquels ouvrages ont la particularité de ressasser les mêmes exemples (certains comme le tabac sans aucun doute possible globalement justifiés). Cela va de « Les marchands de doute » de Naomi Oreskes et Erik M. Conway, qui mérite probablement la palme de l'originalité à, par exemple, « La fabrique du mensonge: Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger » de Stéphane Foucart.

 

Il est permis de procéder à la même démarche critique s'agissant du classement du glyphosate par le CIRC. N'a-t-on pas manipulé la science au CIRC et ne nous a-t-on pas mis (potentiellement) en danger ? Car imaginez que le glyphosate soit interdit : à moins de revenir à la binette – et son cortège de dos cassés – ne risque-t-on pas de remplacer le glyphosate par des molécules plus préoccupantes ?

 

Nous examinerons ici les zones grises des procédures du CIRC. En plus responsable évidemment.  En tout cas, c'est notre prétention.

 

Donc : le classement du CIRC est-il au-dessus de tout soupçon ?

 

Rendons à David... Riskmonger (M. David Zaruk) a fait une grande partie du boulot. Mais comme il écrit en anglais, nous nous permettrons de faire un peu de piggy-backing, de profiter de son travail [3].

 

 

Coïncidence troublante (1)

 

 

Le 20 mars ? Comme par hasard, l'annonce du classement du glyphosate (les autres molécules concernées n'ont pas suscité le même charivari médiatique) a eu le jour de l'ouverture de la Semaine pour les alternatives aux pesticides – lire : « sans pesticides » – organisée par des mouvements activistes [4].

 

Cette coïncidence – on est en droit de penser qu'elle n'est pas fortuite – ne permet de cibler que le Groupe des Communications du CIRC, dont le chef est le Dr (c'est un docteur qui n'est pas de médecine, mais dans le domaine linguistique) Nicolas Gaudin et qui comprend douze personnes. Mais libre aux adeptes des complots de penser que la chaîne des responsabilités est plus étendue, que le Groupe des Communications a eu des instructions...

 

Le groupe de travail de 17 personnes (experts ?) qui a procédé au classement s'était réuni du 3 au 10 mars 2015. Le Groupe des Communications aura donc mis dix jours pour pondre son communiqué... Une telle lenteur est invraisemblable.

 

On pourrait rétorquer que ce communiqué coïncide avec la mise en ligne d'un résumé des travaux du groupe de travail dans the Lancet [5]. Caramba ! Encore raté.

 

Il est, par exemple, une autre décision de classement qui a eu un écho médiatique non négligeable en son temps : celui des champs électromagnétiques de radiofréquences (en clair : des téléphones portables) en « cancérogènes possibles » (il y eut, à cette occasion, quelques pressions remarquées d'activistes, comme quoi les travaux du CIRC ne se déroulent pas en toute sérénité) [6]. La session s'était tenue du 24 au 31 mai 2011. Le communiqué a été publié le 31 mai, soit le jour de la clôture de la session. Et le résumé du Lancet a été mis en ligne le 22 juin 2011 (selon un moteur de recherche bien connu) [7].

 

Notons aussi qu'il y a eu 31 experts pour les champs électromagnétiques (pour une session agendée sur huit jours), alors qu'ils n'étaient que 17 (officiellement) pour cinq matières actives, examinées dans le même laps de temps.

 

Résumons : le travail de communication s'est-il déroulé normalement, ou a-t-on délibérément contribué à une opération médiatique anti-pesticides ? Et, dans le deuxième cas, qui est impliqué ?

 

 

Un CIRC neutre ou noyauté (1) ?

 

C'est regrettable, mais il y a des éléments troublants qui plaident en faveur de la deuxième hypothèse. Encore une fois – contrairement aux activistes pour qui toute allégation sert d'argument par la création de doute ou, pire, l'affirmation d'une certitude – nous ne faisons qu'observer.

 

Le 13 mars 2015, la Plateforme Glyphosate France avait publié un document, « Désherbage des cultures : mieux connaître le Glyphosate » [8]. La fabrique du doute se met en branle sur Rue89 [9]. Au moins y interroge-t-on M. Arnaud Dechoux, coordinateur de la plateforme :

 

« Notre livre blanc était en route depuis plus d’un an, nous n’avons pas voulu cette coïncidence, je ne peux pas vous en dire plus. »

 

Mais pour M. Nicolas Gaudin la coïncidence n'en serait – peut-être – pas une, car le classement du CIRC avait aussi été annoncé un an avant. Il opine :

 

« Dans notre procédure d’évaluation, un appel officiel aux experts internationaux est lancé un an avant la publication. Dans ce cadre, notre procédure permet à des observateurs d’accéder à une partie des débats, sans y participer. Il y avait en l’occurrence trois observateurs liés à l’industrie, dont un expert de Monsanto. Monsanto a ensuite décidé de ne pas respecter notre embargo, et de communiquer contre notre évaluation avant sa publication. Ces gens ne sont pas très réglos.

 

C'est franchement ridicule : ce livre blanc n'a pas pu être produit en réaction à une décision prise lors d'une session de travail qui s'est terminée trois jours avant. De toute manière, ce livre blanc avait son utilité dans le cadre des travaux européens sur la réhomologation.

 

Et un embargo ? Les conclusions du CIRC feraient l'objet d'un embargo ?

 

De toute manière, une recherche sur la toile ne semble rien produire de la part de Monsanto, ou d'une autre partie intéressée, avant le 20 mars. Sauf preuve du contraire, l'argument est bidon.

 

Quant à l'opinion finale, qui relève du parler de la rue, elles est inadmissible dans son principe et intolérable de la part d'un fonctionnaire international du système des Nations Unies. « Ces gens » ? « ...pas très réglos » ? Nous considérons qu'on peut voir dans ces propos une preuve manifeste de parti pris.

 

Le journaliste écrit aussi :

 

« Malgré la légèreté de ses arguments, la plateforme glyphosate se permet dans son communiqué de demander au Circ de retirer sa décision»

 

C'est faux ! Le texte exact est le suivant [10] :

 

« Le Groupe de travail sur le glyphosate estime que le CIRC devrait retirer sa décision et prendre en compte cette information avant de finaliser sa monographie sur le glyphosate. »

 

Et M. Gaudin s'étonne :

 

« C’est inouï et totalement naïf. Ce n’est pas le Circ qui s’exprime, mais un comité des meilleurs experts internationaux indépendants sur la question. Ces experts n’ont pas produit un rapport mais ont recensé les études publiées sur le sujet pour en tirer une évaluation. Et les industriels leur demandent de se taire. On peut admettre que des scientifiques soient en désaccord s’ils apportent des arguments scientifiques, mais là, en clair, ils nous demandent de retirer notre évaluation simplement parce qu’on n’a pas pris en compte les arguments qui leurs convenaient. »

 

C'est effectivement inouï que le directeur de la communication du CIRC puisse, d'une part, contester le droit d'intervenir et de s'exprimer à des parties prenantes et, d'autre part, exprimer un refus du CIRC d'assumer la décision. C'est sans compter le ton extraordinairement désobligeant, typique de l'intolérance de la mouvance activiste.

 

De plus, comme on le verra ultérieurement, il y avait une réponse toute prête, non polémique.

 

Alors ? Incompétence ? Parti pris ? Ou communicant piégé (ça arrive) ?

 

 

Un CIRC neutre ou noyauté (2) ?

 

Le journaliste de Rue89, M. Thibaut Schepman, a aussi eu accès à Mme Kathryn Guyton, qui a coordonné l’étude du CIRC. Elle est confrontée à l'affirmation de Monsanto selon laquelle CIRC a volontairement écarté des dizaines d’études scientifiques qui soutiennent la conclusion d'une absence de risque. Sa réponse est bizarre car elle prétend que les études en cause auraient été menées sur des bactéries, puis, plus loin, sur les cellules. Tentatives de noyer le poisson ou quiproquo ?

 

http://www.scottsmiraclegro.com/corporate-responsibility/glyphosateanswers/

 

Elle est aussi confrontée à la question du rapport du BfR. La réponse est plus intéressante :

 

« Ce rapport n’était pas finalisé au moment de la publication de notre évaluation. Nous ne pouvions donc tout simplement pas le prendre en compte. Et si vous regardez la composition de leur groupe de travail, on voit qu’au moins quatre membres sont directement liés à l’industrie et sont donc en situation de conflit d’intérêts. »

 

Notons que « notre évaluation » n'est pas encore publiée. Mais surtout, le BfR a remis son rapport en janvier... 2014, c'est-à-dire avant que le CIRC n'ait entamé ses travaux.

 

Mais il y a mieux encore : comme le montre le communiqué de presse sur les champs électromagnétiques de radiofréquences, le CIRC a été en mesure de prendre une décision – essentiellement – sur la base de documents non encore disponibles officiellement [6].

 

Alors ? Aveu d'un parti pris ou problème d'inexpérience face à un journaliste ?

 

 

Coïncidence troublante (2)

 

2015 ? Comme par hasard, c'est l'année au cours de laquelle l'Union européenne doit se prononcer sur l'autorisation de mise en marché du glyphosate dans le cadre de la réévaluation décennale.

 

Le CIRC peut évidemment organiser ses travaux à sa guise – en tenant compte ou non de circonstances externes.

 

Il se trouve cependant que le CIRC a organisé, les 18 et 19 avril 2014, une réunion d'un groupe consultatif chargé de recommander des priorités pour les travaux sur les monographies pour la période de 2015 à 2019 [11]. Et il se trouve que le glyphosate a reçu une priorité moyenne.

 

Alors ?

 

On remarquera que l'exercice suivant a porté sur le lindane (priorité haute, plutôt surprenante, le lindane n'étant plus utilisé en agriculture, et plus guère en pharmacie), le DDT (priorité moyenne, également surprenante) et le 2,4-D (ne figurant pas sur la liste). Pourquoi ce dernier ?

 

Fabriquons du doute : ne serait-ce pas parce que, déjà largement utilisé, il va connaître un regain d'intérêt avec l'arrivée des OGM qui le tolèrent et qui viennent d'être autorisés aux États-Unis d'Amérique ? Et qu'un classement comme « cancérogène possible » (à défaut d'un classement plus préoccupant qu'une partie du groupe de travail semble avoir préconisé) est susceptible d'apporter de l'eau au moulin des activistes anti-pesticides et anti-OGM ?

 

Résumons : le glyphosate a, en quelque sorte, bénéficié d'un passe-droit par rapport à des molécules jugées prioritaires.

 

 

Un invité surprise

 

 

Selon le communiqué de presse [1] :

 

« Les évaluations sont entreprises par des groupes d'experts internationaux, sélectionnés sur la base de leur expertise et de l'absence de conflits d'intérêts réels ou apparents. » (Notre traduction, le communiqué n'ayant pas été produit en français.)

 

Il y avait 16 experts – et non 17 comme on le lit souvent. Le dix-septième était un « spécialiste invité », M. Christopher J. Portier. Il figure sur la liste des participants avec comme affiliation l'Agency for Toxic Substances and Disease Registry, en tant que retraité de celui-ci. On peut légitimement contester cette affiliation. Selon une note en bas de page [13],

 

« Christopher J. Portier reçoit un salaire à temps partiel du Environmental Defense Fund, un groupe de plaidoyer écologiste, à but non lucratif, basé aux États-Unis d'Amérique. »

 

Recevoir un salaire, c'est avoir un nouvel employeur...

 

Quant au « plaidoyer », c'est l'euphémisme des activistes pour lobbying (et parfois plus). Et ce groupe est évidemment à but non lucratif : cela fait partie de leur decorum et, en plus, c'est fiscalement très avantageux.

 

Les droits de participation à une réunion d'un groupe de travail d'un spécialiste invité sont certes restreints [14]. Mais les routiers des réunions internationales savent bien que l'influence peut aussi s'exercer par des moyens plus puissants qu'une prise de parole publique en session ; que si on ne peut pas présenter des propositions, on peut très bien glisser un billet dans une main...

 

Ceux qui décident de la liste des experts et des spécialistes invités – tout comme ceux qui assurent le secrétariat – ont aussi une influence non négligeable sur le cours des événements.

 

Mais revenons à M. Portier. En fait, ses intérêts – et son influence réelle ou potentielle – vont bien au-delà de ce qui a été consigné.

 

Après une carrière dans l'administration états-unienne, il s'est engagé dans ce groupe où il est Senior Collaborating Scientist [15]. Notons qu'on ne trouvera aucune protestation de la mouvance alter et anti devant ce cas flagrant de « portes tournantes »... Riskmonger a fait des recherches poussées et a trouvé des éléments pour le moins troublants [3]. On se référera à son article.

 

Bien qu'affligé d'un gros conflit d'intérêts – non déclaré ou peut-être non rapporté à l'époque – M. Portier avait été élu président du groupe consultatif en avril 2014 [11]. Il ne s'agissait certes que d'établir des priorités, mais tout de même...

 

M. Portier a présidé d'autres groupes du CIRC et peut donc s'honorer d'une grande expérience et autorité [16]. Il n'empêche... son statut avait changé.

 

M. Portier a aussi reçu une bourse pour passer six mois au CIRC en tant que chercheur invité de la mi-octobre 2013 à la mi-avril 2014 (juste avant de devenir président du groupe consultatif) [17]. Très étonnant : ce genre d'honneur se réserve en principe aux agents des instances nationales liées à la sécurité sanitaire et aux universitaires. Or M. Portier était tombé du côté de l'activisme. On peut aussi penser que ce genre de détachement pour six mois doit servir à resserrer les liens professionnels entre le CIRC et ses interlocuteurs nationaux. Or M. Portier n'était plus un tel interlocuteur.

 

Alors ? Erreur ? Coup fourré ? Ou peut-être retour des choses pas du tout immérité pour les services rendus. N'empêche...

 

Et pendant cette période à Lyon, il a co-signé un article dans Environmental Health Perspectives critiquant la dépublication de la fameuse étude de M. Séralini... en se prévalant de sa qualité de chercheur invité du CIRC [18].

 

L'invitation de M. Portier à participer au groupe de travail sur le glyphosate et quatre autres substances n'a pas été une initiative heureuse... d'autant moins – rétrospectivement – que la décision sur le glyphosate est très contestée (et a priori contestable à juste titre), et qu'on peut dès lors échafauder toutes sortes de théories.

 

C'est le moment de paraphraser l'appréciation d'un « vieux routier de l'évaluation des risques », dont M. Stéphane Foucart, du Monde, a préféré garder l'anonymat tout en le citant, sur la composition du Bundesinstitut für Risikobewertung (Bfr), le tout pour mettre en doute l'impartialité et l'intégrité de ce dernier [19] : ce groupe de travail du CIRC avait une composition « particulièrement intéressante ».

 

Résumons : tout cela fait désordre !

 

 

Nous jugerons sur pièces (dans la mesure de nos moyens)

 

 

Les informations dont nous disposons à ce jour – sur le fond – jettent de sérieux doutes sur la légitimité du classement au regard des informations disponibles par ailleurs. Mais, en commentateurs responsables et conscients de l'obligation d'impartialité, nous ne tirerons aucune conclusion des circonstances qui entourent cette décision et ne succomberons pas au jeu de massacre auquel d'autres s'adonnent quand cela sert leur idéologie.

 

La monographie est annoncée pour ce mois. Certes, les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Mais nous saurons être patients.

 

Que la décision de classement soit justifiée – ou tout simplement défendable – ou non, le fait est, cependant, que l'on peut avoir de sérieuses questions sur le fonctionnement du CIRC.

 

___________________

 

[1] http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/MonographVolume112.pdf

 

[2] http://seppi.over-blog.com/2015/07/glyphosate-roundup-classe-cancerogene-probable-et-conflits-d-interets-1.html

 

[3] http://risk-monger.blogactiv.eu/2015/03/31/iarcs-glyphosate-publication-another-organisation-captured-by-ngo-activist-shills/

 

[4] http://www.semaine-sans-pesticides.fr/

 

[5] http://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(15)70134-8/abstract

Le texte de l'article est accessible sur simple enregistrement.

 

[6] http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf

 

[7] http://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(11)70147-4/fulltext?_eventId=login

 

[8] http://www.glyphosateeu.fr/system/files/sidebox-files/glyphosate-lb-dossier.pdf

Les membres actifs de la Plateforme Glyphosate France sont sept entreprises Nufarm SAS, Syngenta France SAS, Dow AgroSciences SAS, Adama France SAS, Monsanto SAS, Arysta Lifesciences SAS, Cheminova Agro France. D’autres entreprises commercialisent en France des préparations phytopharmaceutiques à base de glyphosate.

 

[9] http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/23/cancer-herbicides-monsanto-prefere-sen-prendre-scientifiques-258345

 

[10] http://www.glyphosateeu.fr/gtf-statements/declaration-du-gtf-sur-la-recente-decision-du-circ-relative-au-glyphosate

 

[11] http://monographs.iarc.fr/ENG/Publications/internrep/14-002.pdf

 

[12] http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2015/pdfs/pr236_F.pdf

 

[13] http://monographs.iarc.fr/ENG/Meetings/vol112-participants.pdf

 

[14] http://www.iarc.fr/fr/media-centre/iarcnews/pdf/BackgrounderMono-105.pdf

 

« Les Spécialistes invités sont des experts qui sont également sélectionnés sur la base de leurs connaissances et de leur expérience, mais qui présentent un conflit d’intérêt réel ou apparent. Ces experts sont invités, quand cela est nécessaire, à assister le Groupe de Travail en mettant à contribution leurs connaissances et leur expérience uniques lors de discussions plénières ou en sous-groupes. Les Spécialistes invités ne président ni la réunion ni ses sous-groupes, n’ébauchent pas de textes décrivant ou interprétant des données portant sur le cancer, et ne participent pas à l’évaluation. »

 

[15] http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/PORTIER_Bio.pdf

 

[16] M. Portier figure par exemple parmi les participants, et comme président d'un sous-groupe, du groupe de travail qui a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme cancérogènes possibles. On retrouve M. Portier en avril 2015, cette fois-ci comme consultant, préconisant d'appliquer le principe de précaution en la matière :

https://betweenrockandhardplace.wordpress.com/2015/04/19/dr-chris-portier-fmr-director-of-the-us-cdc-calls-for-invoking-the-precautionary-principle-for-rf-emf/

 

[17] http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/2014/vsa-2013.php

 

[18] Inconclusive Findings: Now You See Them, Now You Don’t!

Christopher J. Portier, Lynn R. Goldman, et Bernard D. Goldstein

http://ehp.niehs.nih.gov/1408106/

 

[19] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/25/le-desherbant-roundup-classe-cancerogene_4600906_3244.html?xtmc=bfr&xtcr=2

 

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