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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glyphosate (Roundup) et cancer sociétal certain

16 Juin 2015 , Rédigé par Seppi Publié dans #Pesticides, #critique de l'information, #Politique

Source : Histoire de la protection des cultures, Éd. Champ libre
Source : Histoire de la protection des cultures, Éd. Champ libre

Glyphosate (Roundup) et cancer sociétal certain

Un gros pavé dans la mare...

Le 20 mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a jeté un gros pavé dans la mare médiatique et politique : il a classé le glyphosate comme « cancérogène probable » [1].

Le glyphosate est la matière active du célèbre Roundup, l'herbicide mis sur le marché au milieu des années 1970 et devenu le plus utilisé dans le monde tant en agriculture qu'en dehors (Réseau Ferré de France, par exemple, en est un grand consommateur pour nettoyer les abords des voies ferrées). Il est vendu aux particuliers, y compris en grandes et moyennes surfaces. C'est aussi un herbicide associé à des plantes génétiquement modifiées pour le tolérer, ce qui nous renvoie à la querelle des OGM. Mais aussi à l'économie agricole et alimentaire : par exemple, plus de 90 % du soja produit par les principaux pays exportateurs est maintenant transgénique, tolérant le glyphosate.

Qui dit « Roundup » dans les milieux militants « anti » ajoute « de Monsanto » dans un mouvement pavlovien qui mène tout droit à la contestation « altermondialiste ». Le brevet de base de Monsanto a pourtant exsopiré en... 1991. La firme a pu garder un large contrôle du marché jusqu'en... 2000, grâce à un brevet sur le sel d'isopropylamine, la forme sous laquelle le glyphosate est le plus utilisé. Si Monsanto reste un grand producteur de glyphosate et de diverses formulations herbicides le contenant, une part importante du marché a été conquise par la Chine. Relativisons aussi pour les plantes transgéniques tolérant le glyphosate : les premiers brevets sont aussi arrivés à leur terme.

Mais le fait est que, compte tenu de ces circonstances, la décision pouvait difficilement passer inaperçue. En fait, nous pensons que le tapage médiatique a aussi été organisé ; mais c'est pour un autre billet.

...à relativiser

« Cancérogène probable », c'est la même classification que, par exemple, l'acrylamide (qui se forme notamment lors de la cuisson (friture, rôtissage...), les émissions dues à la friture à haute température, les rayonnements ultraviolets A, B et C, les stéroïdes androgéniques (anabolisants), le trichloroéthylène (en passe d'être éliminé des pressings et autres services de nettoyage), la combustion domestique de biomasse (et donc nos bons feux de cheminée), les expositions professionnelles des coiffeurs et barbiers ou encore de certains verriers.

Les classifications du CIRC sont aussi très mécaniques. Une clé de décision rigide amène à distinguer quatre catégories de substances, mélanges et circonstances d'exposition :

  • Catégorie 1 : cancérogène certain pour l'homme ;

  • Catégorie 2A : cancérogène probable pour l'homme ;

  • Catégorie 2B : cancérogène possible pour l'homme ;

  • Catégorie 3 : inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme ;

  • Catégorie 4 : probablement non cancérogène pour l'homme.

La catégorie 1 contient des substances, etc. que nous utilisons, consommons ou pratiquons sans grande retenue. On peut citer les boissons alcoolisées, le tabagisme actif et passif ; et la fabrication et la réparation des chaussures dont nous saurions nous passer...

Relativiser, ce n'est pas sombrer dans le déni, ni minimiser. En admettant que ce classement du glyphosate en 2A soit opportun – ce qui est peut-être contestable et a été vigoureusement contesté – il importe d'examiner la question de savoir s'il existe des produits ou des procédés de substitution (les jusqu'au-boutistes préconiseront le binage ou l'arrachage des mauvaises herbes à la main...).

Même les acteurs de la décision relativisent ! Pressé par une avalanche de critiques, le président du groupe d'experts à l'origine de la décision, M. Aaron Blair, a déclaré que le classement du CIRC ne concerne qu'une question : une substance peut-elle causer des dommages « dans certaines circonstances et à un certain niveau d'exposition », sans se préoccuper de savoir si ces circonstances et ces niveaux d'exposition se rencontrent dans la réalité [2]. C'est là une précision qu'on ne trouve pas dans les médias français...

En d'autres termes, le CIRC détermine l'existence d'un danger – qu'il soit réel ou largement hypothétique – et n'évalue pas le risque.

Certains médias se déchaînent...

Les médias se sont évidemment emparés de l'information.

À en croire le Monde, l'AFP a produit une dépêche plutôt factuelle [3]. C'est à remarquer...

Mais beaucoup de médias ont succombé à la Schadenfreude, « oubliant » de préciser que le CIRC avait classé quatre autres matières le même jour, dans le cadre d'un même programme de travail : le diazinon et le malathion dans les cancérogènes probables, et le parathion et le tétrachlorvinphos dans les cancérogènes possibles. Les plus militants et les moins regardants sur le plan de la déontologie journalistique (l'un n'empêchant pas l'autre...) ont aussi « oublié » de mettre les qualificatifs, pourtant essentiels, dans les titres [4].

Pour le lecteur pressé ou peu attentif, le glyphosate est donc devenu « cancérogène ».

...avec une mention spéciale pour...

Une mention spéciale doit être faite ici au Monde de M. Stéphane Foucart [5]. Sa prestation, « Le désherbant Roundup classé cancérogène » a été examinée en détail par M. Anton Suwalki sur Imposteurs et Contrepoints (qui a repris son billet) [6].

Nous ajouterons que l'article de M. Foucart a été daté du 25 mars 2015 et qu'il s'est contenté de mentionner brièvement l'existence de critiques de Monsanto – qui « rejette en bloc les conclusions » du CIRC. Pourtant, on disposait déjà à cette date de nombreuses réactions critiques au classement du CIRC. Manifestement, ces critiques ne cadraient pas avec l'objectif du billet et l'« information » qui doit être dispensée aux lecteurs du Monde...

Il évoque aussi une démarche de la firme auprès de Mme Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS :

« Dans une lettre datée du 20 mars et dont l’agence Bloomberg a obtenu copie, Monsanto intime même à Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, de faire "rectifier" l’opinion du CIRC. »

« ...intime même... » ? En fait, la version de Bloomberg, qui cite largement la lettre, est la suivante [7] :

« Monsanto a écrit vendredi à la directrice générale de l'OMS Margaret Chan pour "demander une rencontre urgente" pour trouver une manière de "rectifier cet examen et cette conclusion hautement contestables" selon une copie de la lettre que Bloomberg News s'est procurée.

« "Nous croyons savoir que les participants du CIRC ont choisi à dessein d'écarter des douzaines d'études et d'évaluations réglementaires publiquement disponibles qui sous-tendent la conclusion que le glyphosate ne pose pas de risque sanitaire pour l'homme" a écrit M. Philip Miller, Vice-président de Monsanto pour les affaires réglementaires, dans la lettre. »

Parmi les critiques tierces, il y a celles du Bundesinstitut für Risikobewertung (BfR, Institut fédéral pour l'évaluation des risques) [8], l'instance nationale chargée du travail préparatoire pour la réévaluation du glyphosate pour le compte de l'Union européenne. M. Foucart a mentionné le BfR, mais pour mettre en doute sa crédibilité a priori, dans un exercice bien connu de dénigrement des institutions, « le tiers des membres du comité [étant] directement salariés… par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies ! » En fait, c'est le quart. Il a oublié de mentionner, ne serait-ce que ceci :

« De l'avis du BfR, le classement du glyphosate comme "cancérogène du groupe 2A" (probablement cancérogène pour l'homme) [...]est une surprise car d'autres évaluations menées par des instances supranationales comme le Panel de l'OMS de la Réunion Conjointe [de la FAO et de l'OMS] sur les Résidus de Pesticides (JMPR, 2004), et aussi par des agences nationales de régulation comme l'EPA des États-Unis ont conclu en sens contraire, à savoir que le glyphosate n'est pas cancérogène. »

C'est ce que disait aussi Monsanto dans sa réaction au classement du CIRC [9]. M. Foucart n'a retenu du communiqué de Monsanto que la « science poubelle » (« junk science ») » du sous-titre.

...et les activistes s'activent

Comment ne pas évoquer en priorité Générations Futures, cette entité incorporée sous forme d'association dont le fond de commerce officiel est en partie la lutte contre contre les pesticides ? Le jour même de la publication du communiqué du CIRC, elle sort un cri de « victoire » (en lettres capitales...) et une pétition, « La France doit prendre des mesures immédiates de retrait des pesticides à base de glyphosate » [10].

De manière finalement plaisante, la pétition proclame aussi : « Cette classification valide les études menées notamment sur le sujet par l'équipe de GE Séralini. » Présomptueusement car rien dans la documentation existante ne permet de l'affirmer. Mais il fait bien s'entraider...

Agir pour l'environnement a aussi produit une pétition [11]. Elle est du reste assez cocasse : elle est munie d'une vignette avec une tête de mort, mais le mot « cancérigène » est suivi d'un point d'interrogation !

France Nature Environnement (FNE) se permet un titre extravagant : « Rapport de l'OMS : ces pesticides qui s'attaquent aux jardiniers ». L'organisation « demande aux pouvoirs publics d’agir au plus vite pour interdire cette molécule et pour réduire de moitié l’usage des pesticides » [12]. Avant de se faire plus nuancée :

« FNE se prononce pour l'interdiction immédiate de la vente et l'usage de cet herbicide en zones non agricoles (forêts, jardins, parcs, voirie, etc.). En zones agricoles, la France doit agir immédiatement pour revoir la classification du glyphosate dans la réglementation européenne. »

On notera aussi cette forte déclaration de son porte-parole Benoît Hartmann :

« Il n’est pas acceptable qu’un produit probablement cancérigène et suspecté d’être un perturbateur endocrinien soit disponible dans le commerce ! »

Il n'est pas acceptable... alcool, tabac, pilule, essence, gazole, bois de chauffage, barbecues...

Il existe aussi un Collectif Roundup Non Merci aux contours indéfinissables [13]. Les archives du site remontent à janvier 2002. Il déploie des actions style Greenpeace, notamment dans les magazins vendant des herbicides. Évidemment qualifiées de pacifiques et, apparemment, en toute impunité. D'ailleurs, des membres du Collectif ont été reçus par un conseiller de Mme le Ministre Ségolène Royal le 22 mai 2015 [14].

Quand on est activiste, y compris quand on prétend défendre les consommateurs, il importe de ne pas se laisser distancer sur les créneaux porteurs, quitte à prendre le train en marche. Le 5 juin 2015, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) – qui se veut généraliste, consumériste, éco-citoyenne, de terrain et sociétale – a produit un communiqué alambiqué dont on retiendra une déclaration forte du chapô [15] :

« Nous demandons notamment de suspendre sa commercialisation en libre-service pour les usages domestiques (jardiniers). »

Les élus ne sont pas en reste

À l'Assemblée nationale, le 25 mars 2015, lors de la séance de questions au Gouvernement, Mme Laurence Abeille (EELV) interroge Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, sur la « [s[ubstance active du Roundup de Monsanto », avec une référence – une de plus – à M. Gilles-Éric Séralini. Ce à quoi M. Bernard Accoyer (Les Républicains) répond : « M. Séralini est un usurpateur ! » (on attend la plainte en diffamation...). Mme Touraine, en résumé, botte en touche. « ...le Gouvernement est très mobilisé [...] l’ensemble du Gouvernement est très vigilant... » [16].

Les Verts déposent, le 27 mars 2015, une proposition d'amendement au projet de loi de modernisation de notre système de santé dont la teneur est la suivante [17] :

« L’usage des produits phytosanitaires dont le glyphosate entre dans la composition est interdit à compter du 1er janvier 2016. »

En évoquant dans l'exposé des motifs la fameuse « étude » du M. Gilles-Éric Séralini sur les rats. Comme si les avis de l'ANSES, du HCB et des six académies scientifiques – pour ne citer que les instances françaises – étaient nuls et non avenus. La proposition sera rejetée.

Le député M. Jean-Louis Christ (Les Républicains – Haut-Rhin ) dépose le 21 avril 2015 une question écrite au Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie (Mme Ségolène Royal) pour savoir « ce que compte entreprendre le Gouvernement afin de peser de tout son poids dans les discussions européennes à venir pour voir si un produit moins toxique pourrait être utilisé dans nos champs et nos campagnes » [18]. Question sincère, ou besoin d'exister ? On attend la réponse.

En tout cas, pour un produit moins toxique, on connaît déjà la réponse : à part l'eau chaude, il n'y a guère mieux.

Autre fait d'armes à relever : le Groupe EELV de la Région Centre a proposé, le 15 avril 2015, un vœu pour le retrait du glyphosate. Rejeté [19]. Ce qui inquiète, c'est la répartition des votes : l'UPRC (=UMP+UDI) et le FN se sont courageusement abstenus de prendre part au vote ! Voter en faveur aurait été difficile, voter contre n'aurait apporté aucun bénéfice politique...

Le Royal populisme contre Le Foll réalisme (surprenant)

Il est permis de parler de chienlit ! Ce n'est pas nouveau dans ce gouvernement ni, du reste, dans ceux de la majorité précédente. Il y a le Gouvernement et le Ministre de l'écologie. Nous ne capturerons probablement pas toutes les péripéties.

Le 27 mars 2015 le Ministère de l'agriculture publie un communiqué explicatif [20]. Dans l'indifférence générale : c'est rassurant, donc ce n'est pas une information...

Le 3 avril 2015, Mme Royal a fait une déclaration, avec le « je » de rigueur [21] :

« Là où il faut agir très vite, c'est dans la vente de ces produits aux particuliers. Je souhaite que ces produits ne soient pas en vente libre. »

L'Observateur a compris que la vente des herbicides à base de glyphosate ne se ferait plus à l'étalage, mais devait être accompagnée d'un conseil. Sans en être sûr :

« Contacté par "L'Obs", le ministère de l'Ecologie n'a pour le moment pas précisé comment, concrètement, se déroulera la vente de ces produits. »

Version différente pour le Journal de l'environnement [22] :

« "Ces produits ne seront plus disponibles que dans les jardineries et ne seront pas en libre-service. Ce sera, pour nous, une façon de réduire le nombre de points de vente, sans entraver la liberté de commerce", explique un membre du cabinet de la ministre au JDLE. »

Le Ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll s'est bien gardé de s'exprimer... jusqu'au 9 juin 2015, dans une interview sur Public-Sénat [23]. Il n'interdira pas le glyphosate :

« Non ! Si je l'interdisais, mais que je n'ai pas d'alternative, que me diraient les agriculteurs ? On viendra me dire : vous êtes en train de détruire la production agricole. »

Et ce, en demandant au « jardinier du dimanche, qui a la main lourde, d'arrêter. Un peu d'herbe, ça n'a jamais fait de mal à personne. »

On saluera aussi la compétence du Ministre [24] :

« On s'aperçoit, et j'ai les premiers éléments de retour des Américains, qu'aujourd'hui le glyphosate connaît des résistances. Ils sont donc obligés de revenir à des organochlorés, ce qui est encore pire. Moi je dis stop, on a une autre stratégie à mettre en place ».

Il a dit « organochlorés » ?

M. Le Foll occupe en quelque sorte le terrain le 11 juin 2015 par un communiqué saluant « l’entrée en vigueur cette semaine du décret n° 2015-636 du 5 juin 2015 modifiant le tableau des maladies professionnelles en agriculture pour permettre la prise en charge du lymphome malin non hodgkinien au titre des maladies professionnelles, en lien avec les travaux exposant habituellement [à certains] pesticides » [25].

Il y traite aussi du glyphosate :

« Dès 2013, Stéphane LE FOLL avait réexaminé les produits contenant du glyphosate autorisés pour l’usage amateur afin de s’assurer que ceux-ci présentaient la sécurité nécessaire en matière de protection des jardiniers amateurs. Aux termes de cette vérification, des produits avaient été retirés pour cet usage.

« La nouvelle version du plan Ecophyto [...] s’attache à accompagner les jardiniers à se passer des produits phytosanitaires, en particulier herbicides.

« A ce titre, Stéphane LE FOLL et Ségolène ROYAL, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie imposeront, à compter du 1er janvier 2018, que l’accès aux produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs ne puisse plus se faire que par l’intermédiaire d’un vendeur certifié et compétent en matière de lutte intégrée. L’acheteur amateur bénéficiera ainsi d’un conseil renforcé systématique lors de la vente de ces produits avec une information sur les interdictions à venir et les alternatives. Les modalités pratiques de mise en œuvre seront expérimentées avec les distributeurs concernés dès 2016. »

Ce communiqué n'a pas fait les grands titres... contrairement à la déclaration faite par Mme Royal le 14 juin 2015 sur France 3, dans le cadre de Vinexpo : elle a/aurait annoncé l’interdiction de la vente des herbicides à base de glyphosate en libre-service dans les jardineries, selon le Monde avec AFP, qui titre : « Ségolène Royal veut stopper la vente du désherbant Roundup de Monsanto » [26]. Mme Royal a déclaré :

« La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides [...] Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins. »

Le syndrome du meilleur élève de la classe a encore frappé...

La France agricole rapporte que Mme Royal a déclaré avoir « demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto » [27]. C'est plus conforme à la vérité des faits que le titre du Monde, lequel n'est toutefois pas nécessairement une interprétation exagérée des intentions de la ministre [28].

On aimerait savoir comment Mme Royal s'y est prise pour demander aux jardineries..., et avec quelle autorité. Mais que ne ferait-elle pas pour briller ? Y compris en stigmatisant une firme auprès de l'opinion française.

En fait, la question est fort académique. Plusieurs parties intéressées ont souligné l'incongruité de cette déclaration [29].

Et, pour une fois, nous pouvons être d'accord avec Générations future et d'autres activistes, largement cités dans la presse !

Quant aux réactions de Monsanto [30] et de l'Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics (UPJ) [31], il faut bien chercher...

_________________

[1] http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/MonographVolume112.pdf

[2] http://www.npr.org/sections/thesalt/2015/03/24/394912399/a-top-weedkiiller-probably-causes-cancer-should-we-be-scared

[3] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/20/cinq-pesticides-classes-cancerogenes-probables-ou-possibles-par-l-iarc_4598306_3244.html

[4] Par exemple le Nouvel Observateur, ou encore Notre Planète Info :

http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150321.OBS5166/5-pesticides-dont-l-un-des-plus-utilises-au-monde-classes-cancerogenes.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150321.OBS5179/le-roundup-le-pesticide-cancerogene-le-plus-repandu-dans-le-monde.html

http://www.notre-planete.info/actualites/4238-pesticides-cancer-CIRC

[5] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/25/le-desherbant-roundup-classe-cancerogene_4600906_3244.html

[6] http://imposteurs.over-blog.com/2015/04/le-glyphosate-le-circ-et-le-cirque-propagandiste.html

http://www.contrepoints.org/2015/04/12/204191-le-glyphosate-probablement-cancerogene-selon-le-circ

[7] http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-03-23/monsanto-says-it-s-outraged-by-who-assessment

[8] http://www.bfr.bund.de/cm/349/does-glyphosate-cause-cancer.pdf

[9] http://news.monsanto.com/press-release/research-and-development/monsanto-reinforces-decades-data-and-regulatory-review-clearl

[10] http://www.generations-futures.fr/pesticides/victoire-le-glyphosate-cancerigene/

[11] http://stop-roundup.agirpourlenvironnement.org/

[12] http://www.fne.asso.fr/fr/rapport-de-l-oms-ces-pesticides-qui-s-attaquent-aux-jardiniers.html?cmp_id=33&news_id=14182

[13] Aucune information sur le site :

http://roundup-non-merci.desobeir.net/category/les-actions/

[14] http://roundup-non-merci.desobeir.net/agir-avec-nous/2015/06/01/roundup-non-merci-recu-au-ministere-de-lecologie/

[15] http://www.clcv.org/communiques-de-presse/le-glyphosate-un-herbicide-probablement-cancerigene.html

[16] http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2014-2015/20150191.asp

[17] http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/amendements/2673/AN/1796.pdf

[18] http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-78473QE.htm

[19] http://elus-regioncentre.eelv.fr/voeu-pour-le-retrait-du-glyphosate-classe-cancerogene-probable/

[20] http://agriculture.gouv.fr/conclusions-CIRC-5-substances-evaluees-quen-est-il

[21] http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20150403.OBS6418/roundup-plus-en-vente-libre-mais-toujours-en-vente.html

[22] http://www.journaldelenvironnement.net/article/haro-sur-le-glyphosate-et-soutien-aux-pollinisateurs,57352

[23] http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/pesticides-stephane-le-foll-n-interdira-pas-le-glyphosate-105360.html

[24] http://www.notretemps.com/droit/le-ministre-de-l-agriculture-ne-va-pas,i87527

[25] http://agriculture.gouv.fr/Stephane-LE-FOLL-protection-produits-phytosanitaires-dangereux

Le décret nous paraît curieux. Le délai de prise en charge est de 10 ans ; parmi les pesticides figure l'atrazine, interdite en 2001 (avec un délai jusqu'à juin 2003).

[26] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/14/segolene-royal-veut-stopper-la-vente-du-desherbant-roundup-de-monsanto_4653835_3244.html#ikiDWzu8XCizKw3U.99

[27] http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/glyphosate-jardins-segolene-royal-parle-un-peu-vite-105533.html#2am8SQuvPEY8eGhv.99

[28] On peut entendre ses balbutiements ici :

http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/royal-veut-que-les-jardineries-retirent-le-desherbant-roundup-de-la-vente-libre-692362

[29] http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/interdiction-du-roundup-segolene-royal-fait-encore-un-effet-d-annonce-692712

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/glyphosate-jardins-segolene-royal-parle-un-peu-vite-105533.html

http://www.generations-futures.fr/pesticides/round-up-glyphosate-gf-reagit/

[30] http://www.leparisien.fr/environnement/segolene-royal-voudrait-stopper-la-vente-du-desherbant-roundup-de-monsanto-14-06-2015-4861331.php

[31] http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/interdiction-du-roundup-segolene-royal-fait-encore-un-effet-d-annonce-692712

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Laurent Berthod 16/06/2015 13:47

A propos de "Séléralini et les pesticides" notamment le glyphosate on peut lire mon excellent ;-) article => http://laurent.berthod.over-blog.fr/article-pesticides-il-a-dit-pesticides-122367022.html

Seppi 06/07/2015 10:43

Merci pour votre commentaire.

Quand je serai plus dégourdi, il y aura une rubrique « Les sites qui méritent le détour »... et devinez lequel y sera...